Blake Eden : « Le porno m’a sortie de la misère »

Son nom suffit à lui-même pour faire bander, mais avant d’y avoir une queue, il n’y avait pas de cuillère d’argent dans la bouche de Blake Eden : la bombe de l’Arizona a été une épave avant de renaître de ses cendres. Entretien avec une survivante aux beaux restes.

LVDX : Tu te fais aussi appeler Blake Bartelli, comment choisis-tu tes pseudos ?

Blake Eden, c’est mon nom de danseuse et sur les réseaux sociaux. Blake, ça sonne comme un nom d’homme mais j’aime l’étrangeté, le mélange entre les genres. Pour mieux me distinguer des autres actrices, chez Metart, on m’a demandé de compléter mon nom. Je suis la 3ème génération d’une famille italienne et je voulais un pseudo qui ressemble à celui de Bar Raffaelli (NDLR : un mannequin israélien). Voilà.

Comment as-tu atterri dans le porno ?

Quand je suis venue m’installer à Los Angeles il y a deux ans, j’étais ruinée. Je n’avais pas un rond et j’étais alcoolique alors que je n’avais même pas le droit de boire légalement. Le porno m’a permis de sortir de cette misère. J’ai eu 21 ans il y a quelques semaines : je vais enfin pouvoir savourer un bon verre de cognac !

Tu plaisantes ?

Oui et non, je ne me refuse rien, mais je ressens beaucoup de fierté dans l’auto-restriction. J’apprends à me contrôler. Je peux décider de ne pas boire ou d’avoir du sexe pendant des semaines, des mois... C’est dur, mais c’est extraordinaire de se sentir en total contrôle.

As-tu quelqu’un dans ta vie privée ?

Oui, j’ai ma moitié. Ça colle. Je me sens vraiment bien avec. Il me manque tout le temps. Entre le porno et lui, en ce moment, je ne suis pas du tout dans la restriction sexuelle !

Ça l’excite de te savoir en tournage ?

Je ne sais pas, il faudrait lui demander. Jusqu’ici, le porno n’a jamais été une source de problèmes entre nous.

 

Pourquoi être passée du softcore au hard ?

Quand j’ai commencé il y a deux ans, je ne m’étais pas fixée de limites, mais je ne voulais pas faire n’importe quoi. J’ai une certaine timidité quand je ne connais pas les gens. J’ai d’abord voulu savoir dans quel milieu je m’aventurais. Après avoir travaillé pour Metart, j’ai compris que je ne pourrais jamais faire quelque chose de plus joli dans l’érotique et qu’il était temps de me mettre en danger et jouer le jeu de la performance. Après, il ne faut pas se voiler la face : on me propose beaucoup plus d’argent, du simple au triple.

Quels sont tes péchés mignons sexuels ?

J’aime lécher et me faire lécher. C’est doux, sensuel, intime. Tous les adjectifs possibles. Il m’est plus facile de jouir comme ça que lorsque je me fais défoncer, mais ça, visiblement, peu d’hommes sont capables de le comprendre. Je ne les blâme pas. J’aime les deux manières d’avoir du sexe, mais il faut reconnaître que peu d’hommes sont capables d’être doux et sauvage à la fois.

La manière dont tu te fais baiser la bouche est impressionnante aussi !

Ça fait mal, mais il y a quelques trucs pour avaler plus facilement comme de sortir la langue ou s’arranger pour qu’elle ne rentre pas droite. Je m’entraîne sur mes godes. La vérité est que je ne trouve pas ça très sexy, mais je le fais, c’est le jeu.

Tu as une grosse libido ?

Mes envies de sexe sont soudaines et peuvent même être carrément brutales ! Quand je me sens bien avec un mec, je n’ai pas de limite : je suis la pire des chiennes.

Explique…

Je suis trash. Je lui lèche le cul, je m’écarte les fesses, je me rentre des doigts en le suppliant de me baiser comme une pute. Je dois avouer que je suis assez excessive. Je m’abandonne complètement dans certains cas.

Peux-tu revenir sur ta meilleure expérience sexuelle ?

Un trio avec un couple que je venais de rencontrer dans une soirée avant que je ne commence le porno. J’étais une arrachée à l’époque. Ils m’ont baisée tous les deux. Je ne me souviens plus de tout, mais c’était de la folie. Même mon cul y est passé. Ça me fait dire qu’au niveau du plaisir, le porno ne m’a pas bouleversée.

Dans ta filmographie, quelles scènes conseillerais-tu à tes fans ?

Toutes mes scènes lesbiennes et évidemment celles pour Metart. C’est la première fois que je me sentais vraiment belle. Quand je n’ai pas une vraie confiance éprouvée par le temps, je préfère baiser avec une ou plusieurs filles plutôt qu’avec un mec.

Qu’est-ce qui te procure du plaisir dans la vie ?

Faire de la moto, fumer de l’herbe et le porno. Je suis complètement dans la norme comme tu peux le constater ! Une Américaine de base qui aime les sensations fortes. J’ai aussi découvert le paddle et le surf en m’installant à Los Angeles et ça me procure un bien fou. Sinon, j’aime voyager. J’ai fait l’Europe en solo cet été.

Tu connais l’Europe aussi !

J’avais besoin de vacances culturelles. J’ai passé le mois d’août à Londres, Barcelone, Ibiza et Paris. J’étais à Barcelone au moment des attentats. Je n’ai pas écourté mon trip. Ces fils de pute n’ont pas réussi à me faire peur. Je ne voulais pas changer mes habitudes, j’ai même encore plus envie de tourner qu’avant.

Te sentirais-tu en mission désormais ?

Oui, j’appelle ça l’esprit de résistance. Personne ne me fera jamais changer la vie que j’ai décidé d’avoir. Personne et encore moins l’une de ces ordures. 

Blake Eden

21 ans

Originaire de Phoenix (Arizona)

1m70

50 kg

90 D

Filmo sélective :

- Girl Time (Metart)

- Young and Beautiful (Jules Jordan)

- My Dad’s Hot Girlfriend (Naughty America)

Dimitri Largo

À propos de Dimitri Largo

Journaliste professionnel depuis 2003. Rédacteur du magazine Hot Video de 2007 à 2014.