Viktor Rom, l’insatiable : « J’ai 183 vidéos à mon actif »

Il est, et a, un « monument » de la pornographie gay. Sa simplicité est aussi surprenante que la partie de son anatomie faisant sa popularité ! Rencontre avec un homme passionné et libre.

Viktor, quel est ton parcours ?

J’ai commencé dans la pornographie il y a trois ans en Espagne. J’ai ensuite eu assez vite des portes ouvertes à l’international. J’ai 183 vidéos à mon actif en deux ans. En 2015, j’ai gagné mon premier prix en tant que meilleur acteur porno dans la catégorie révélation, en 2017 le prix du meilleur acteur porno de l’année en Espagne, et le prix du meilleur acteur d’Europe à Berlin. Ce qui fait de moi le premier latino-américain à gagner ces prix en Europe.

Pourquoi avoir choisi le X ? L’Espagne est une sorte d’Eldorado du porno ?

Je suis un grand fan de porno, je passe mon temps à en regarder ! Quand je suis arrivé en Espagne, j’ai passé des castings pour Kristen Bjorn, et j’ai démarré très vite. Il y a dans ce pays une liberté sexuelle extrêmement forte. On peut tourner ce que l’on veut, librement. Pas mal d’Américains viennent pour y tourner pour des scènes de sexe hard. Les acteurs du pays plaisent énormément car nous avons l’habitude de ce type de scène, et donc, nous ne les refusons pas.

« Avoir un gros engin pour des scènes, c’est très visuel. Plus c’est gros, plus les gens aiment […] »

Tu es connu également pour être très bien loti (22,8 cm), cela t’a aidé à être propulsé en tant que vedette ?

Il y a deux choses. Avoir un gros engin pour des scènes, c’est très visuel. Plus c’est gros, plus les gens aiment, et ça m’a clairement rendu célèbre. Mais je suis aussi très attentif à mon public.

C’est vrai que tu as un grand nombre de fans sur les réseaux sociaux. C’est plutôt inhabituel pour les stars du porno.

J’y passe beaucoup de temps. Avec eux, je parle notamment d’associations antidrogue. En tant qu’acteur porno, c’est très important de parler de ça, mais aussi du Sida. Il est fondamental que l’on parle de ces sujets lorsque l’on est dans ce milieu.

Tu as tourné énormément de films et de scènes, pour plusieurs labels, en deux ans !

Oui c’est vrai. Mais chaque label fonctionne d’une façon différente, et j’ai appris grâce à chacun. Ils font, ensemble, tout ce que j’aime dans la pornographie. J’ai aimé apprendre les bases face caméra avec un porno esthétique, technique. J’ai aussi fait du porno hard, comme j’aime, en étant master.

Que comptes-tu faire après ?

J’ai des petites opportunités à la télévision, mais plutôt en Amérique. Je croise les doigts. Sinon je voudrais faire du cinéma, mais non porno.

Quels conseils pourrais-tu donner à des jeunes voulant se lancer dans le porno ?

Il faut être fort psychologiquement, car ça te suivra toute ta vie. Il faut faire attention aux gens avec qui on travaille, tout le monde n’a pas de bonnes intentions. Et il ne faut pas se braquer avec sa famille. Eux, ils seront toujours là pour toi.

Mickael Cock

À propos de Mickael Cock

Michael Cock est journaliste et archiviste : il suit l'actualité et l'évolution de la communauté gay depuis plus de 20 ans. Militant de santé sexuelle, les nombreuses confidences qu'il a recueillies lui permettent de relativiser sur les sexualités. De formation scientifique et théâtrale, il décrypte avec humour et logique l'inconscient sexuel de tous les sujets trop sérieux. Il contribue régulièrement pour Garçon Magazine.