My Mademoiselle : « le sexe de l’homme, c’est comme un bonbon »

Sa grande passion : la fellation. My Mademoiselle tourne ses vidéos sans dépendre des productions traditionnelles. Après une bonne pipe, elle adore se faire « démonter », comme elle dit. Cette libertine s’est même offert un gang-bang avec dix mecs. Le sexe l’a fait planer comme une drogue.

Comment en es-tu arrivée à faire des vidéos ?

Ça fait quinze ans que je suis avec mon ami. Nous pratiquons le libertinage depuis cinq ans. Donc, il y a une grande confiance entre nous. Ensemble, nous sommes allés vers le porno car je voulais exhiber et transmettre mon plaisir à d’autres. Du coup, nous avons commencé à tourner des vidéos. Une fois que nous avons eu assez de contenu, nous avons lancé le site il y a un an et demi. Nous préparons les scénarios à deux, puis c’est mon conjoint qui tient la caméra, s’occupe du montage, de la mise en ligne sur le site mais aussi sur Porn Hub, You Porn et X Hamster.

Le titre de ton site, c’est « Divine fellation ». C’est ta grande passion ?

J’adore ça ! Je pourrais passer mes journées à en faire. J’apparente ça à une friandise, d’où mon univers très coloré. Ma langue, mes lèvres, ma gorge sont des zones extrêmement érogènes. J’aime sentir le sexe de l’homme, c’est comme un bonbon, jouer avec, lécher le gland, la texture est si douce. C’est son plaisir qui me donne une grande excitation, je rentre en transe. Et puis je joue énormément avec mon regard très lascif pour me connecter à l’autre.

C’est quoi le secret d’une bonne pipe ?

Quand la femme se fait plaisir et que ce plaisir se transmet au partenaire de façon démultiplié. C’est une osmose.

Est-ce que tu te sens soumise à l’homme quand tu pratiques la fellation ?

Pas du tout. J’ai plutôt le sentiment contraire. C’est moi qui joue avec son plaisir, qui donne l’intensité, qui décide des variations. Je contrôle et donc je domine. Le partenaire ne peut plus se dérober, quelque part il est prisonnier et ça m’excite.

Toi et ton ami, vous faites les vidéos de A à Z, donc tu ne dépends d’aucune production… Est-ce que tu as déjà eu envie de travailler pour le circuit traditionnel ?

Pas vraiment. Je ne fais pas confiance à l’industrie du porno, elle n’a pas très bonne réputation. Son objectif, c’est la rentabilité. Encore une fois, je suis là pour m’amuser, pour prendre du plaisir à ma façon. Je ne veux pas me retrouver sur un tournage et être obligée de faire une double pénétration, alors que ce n’est pas prévu. Il est très important que je contrôle totalement mon image.

Du coup, tu tournes à ton rythme…

J’ai un autre métier, donc je tourne seulement quand j’en ai envie. Ça peut être deux fois dans la même semaine et quand je ne suis pas très inspirée, un seul tournage dans le mois.

En cherchant bien, est-ce qu’il n’y a pas tout de même une prod avec laquelle tu aimerais essayer ?

La seule que j’aimerais tester, c’est Dorcel. J’aime le côté soigné, « pro » du rendu. L’esthétique, c’est fondamental. Je veux rendre l’acte sexuel beau. Tous les détails sont importants.

On a beau les préparer, les tournages ne se passent pas toujours comme prévu…

C’est clair ! Par exemple, tu as le mec qui jouit trop vite. Déjà, le fait de venir me voir, certains arrivent troublés et paf ! Ça vient trop rapidement. Une fois, un pompier genre bel Apollon que tu vois dans les pubs, aurait préféré être entre les mains du cameraman, de mon ami donc ! (rires) Je me suis donnée corps et âme pour le faire bander. Impossible ! Une heure d’effort ! Mais il n’avait d’yeux que pour mon conjoint… Mais lui, faire ça avec un homme, ce n’est pas son truc. Au final, nous n’avons jamais pu tourner la vidéo !

Où est-ce que tu trouves les acteurs ?

Sur les sites libertins.

Tu t’offres aussi des scènes bi avec des copines…

Oui, une fois la fille m’a fait découvrir un peu de SM, ça m’a énormément excitée, je me suis étonnée moi même. À la base, je ne suis pas très branchée par ces pratiques. Mais elle, elle m’a fait prendre un pied royal. Elle avait un gode avec le bout qui tourne, elle m’a caressé avec, elle m’a léché. Elle a sorti la roulette à piquant, elle m’a passé ça sur le corps quasi jusqu’au sang, j’avais plein de petits points rouges partout. J’étais déconnectée du monde extérieur, sur une autre planète.

Raconte-nous tes tournages les plus acrobatiques ?

Ce sont ceux avec une double pénétration vaginale. Au début, c’est rigolo, les mecs doivent se mettre en place. Chacun cherche la bonne position, placer les jambes pour ne pas se gêner, pour être à l’aise et continuer à bander. C’est un art géométrique ! Une fois que les deux bites sont dans le vagin, les mecs doivent s’accorder pour bouger ensemble, à la même cadence. Les deux bites se touchent, donc je trouve des hommes qui ont l’habitude. Une fois, un mec n’arrivait pas à bander. Il a perdu ses moyens, il est parti sur le champ sans explication. Ça fait un peu bizarre mais bon, je respecte, il ne faut pas se forcer. Il y a la gêne du contact entre hommes, leur question intérieure sur une éventuelle bisexualité, mais il faut aussi penser aux rivalités au niveau de la taille du sexe. Celui qui est parti, en avait un petit. Mais bon, on ne connaîtra jamais ses raisons…

Tu fais aussi des cam…

Oui sur Cam4. Le rapport avec les fans est toujours très sympa, courtois. Bon, il y a parfois quelques demandes bien tordues. Une fois, il fallait que je porte une serviette hygiénique et que j’engueule la personne comme un petit garçon ! (rires) Mais je n’ai pas accepté. En revanche, mon plus beau souvenir de cam, c’était avec un libertin qui m’a déboîté dans tous les sens, pipe, cunnilingus, pénétration vaginale, sodomie. Les fans m’ont vue et entendue vocaliser sans retenue, ils ont pris beaucoup de plaisir. Une fois dans une cam, j’ai joui 8 fois avec un sex-toy, le Womenizer, celui qui aspire le clito. Je ne simule pas. Quand tu triches, les voyeurs le sentent.

Quelles sont tes pratiques comme libertine ?

Sexe hard, échangisme, partouze, trio avec une femme, trio avec un homme et gang-bang.

Une fois, ton conjoint t’a organisé un gang-bang avec dix mecs !

Oui, je lui fais totalement confiance pour les trouver via les sites de rencontres libertins. Si tu veux dix mecs, il faut en démarcher vingt, la moitié se dégonfle généralement au dernier moment. Ils ont piscine… Ensuite le problème, c’est qu’aucun hôtel n’accepte de voir défiler des inconnus qui montent dans la chambre. L’astuce, c’est de prendre une chambre au rez-de-chaussée et de les faire entrer par la fenêtre ! (rires) En pleine, action, le patron de l’établissement est venu toquer à la porte pour que je fasse moins de bruit. Le gang-bang dure environ 1 heure, les dix mecs étaient là dans la petite chambre, à attendre leur tour. C’était un peu le sauna ! Bon, je me fais prendre en double péné, pendant que j’en suce deux. Pour occuper les messieurs, toutes les combinaisons sont possibles. J’ai grave pris mon pied.

Est-ce que tu te sens accro au sexe ?

Le niveau d’extase peut aller tellement haut que je lâche prise totalement. Je me laisse aller dans la plus grande confiance, je ne pense plus à rien, j’ai des étoiles plein la tête, je plane. Après je suis complètement détendue. Oui dans ce sens, pour moi, le sexe est une drogue. Mais j’en ai besoin pour mon équilibre.

Elise

À propos de Elise

Étudiante en lettres modernes et libertine assumée. Mes deux passions: la littérature et le sexe. Que je peux enfin concilier sur ce blog, où je vous raconterai mes aventures sexuelles et autres coups de cœur et coups de gueule en rapport avec la sexualité. Bisous à tous (et à toutes, j'aime bien les filles aussi !).