C’est au frais et ça fuit, c’est Banggai !

Dans la série t’y a cru ? Eh ben non… Un pêcheur du village de Kalupapi en Indonésie, a sauvé des eaux un « ange » tombé du ciel. Après un examen poussé, la sainte découverte s’est avérée être… une poupée gonflable.

Mais quelle excitation dans cette île reculée ! Car en vérité je vous le dit, le tout puissant a enfin envoyé l’un de ses émissaires sur cette terre, alors que tout le monde pensait qu’il avait oublié. C’est ce que Pardin, brave pêcheur du village de Kalupapi [sur l’île de Pulau Bangkulu, l’une des 123 qui forment l’archipel des Banggai] en Sulavésie, a dû penser en découvrant, alors qu’il était au large de l’île de Banggai, un… ange qui flottait sur la surface de la mer. À ce sujet, il faut que vous sachiez [et pas seulement dans la colle] que dans la mythologie hindou-javanaise, il existe ce que l’on appelle la Bidadari, une jeune fille céleste. Rappelons également que la veille, une éclipse totale de soleil avait eu lieu [ce qui est très rare au mois de mars] dans cette partie du globe, profondément croyante et superstitieuse, et il n’en fallut pas plus pour que l’ange eut été projeté dans les flots par la disparition de l’astre souverain, sorte de rupture de contrat de travail, certes, quelque peu brusque.

Faut quand même être « gonflée » pour s’imposer chez les gens comme ça…

Ni une, ni deux et hop ! Le brave pêcheur rapporte sa trouvaille [à moitié dégonflée] dans son village, désormais secoué par une liesse frénétique. À tel point qu’on installa la divinité sur une chaise et que, jour après jour, la mère de Pardin lui changeait ses vêtements et le foulard qui lui couvrait la tête.

Bien évidemment, cette ferveur se propagea rapidement en dehors du village. L’affaire risquait de « contaminer » les autres îles de l’archipel. À tel point qu’en réponse à cette allégresse tant soudaine qu’incontrôlable, le chef de la police locale, n’eut d’autre solution que d’ouvrir une enquête sur ce bien étrange phénomène. Il dépêcha alors ses hommes à Kalupapi.

Le mystère aura finalement été « percé » par la police locale.

Bedeaux et baudruche

Mais quelle ne fut pas leur surprise en découvrant la divinité sur son trône ! Car après avoir retiré les vêtements de la Bidadari en question, ils furent bien obligé de convenir que l’ange déchu n’était autre qu’une poupée gonflable en train de se dégonfler. Mais là où ça se complique, c’est qu’il fallut bien expliquer aux « autochtones », l’utilité exacte du susdit engin, avant de la confisquer, pour éviter l’émeute.

On revient de loin ! Ils auraient repêché Harmony 2.0, la Real Doll qui bouge et qui parle, là… on vous aurait parlé d’un nouveau cul… te.

Vous y verriez-vous, vous, à faire la leçon à des gens « un peu simples » pour leur apprendre la « chose » ? Avec une partie de Dessiner c’est gagné peut-être. Bon là c’est la poupée, là c’est ta bite, tu la rentres dans les trous… mais non, pas les trois en même temps, t’es pas un trilobite ! Commence à me gonfler… cette histoire de poupée. Voilà, suffit de demander. Certes, je n’aurai pas eu mon pareil pour dispenser des cours d’éducation sexuelle à des novices.

Comme l’a déclaré, à l’AFP, le chef de la police, Heru Pramukarno, pour expliquer la méprise : « Quand nos officiers sont arrivés, ils ont vu que “l’ange tombé” était tout simplement une poupée, un sex-toy. Ils n’ont pas Internet et ne savent donc pas ce que c’est. »

Poupée à chibre, poupée à fion !

À quand les bouga-bouga de Banggai ?

Il faut dire que le phénomène aurait pu prendre beaucoup d’ampleur, voire de créer des troubles : « Nous avons entendu beaucoup d’histoires, telle que « l’ange tombé » pleurait, quand il a été découvert. » Non sans rire, une poupée qui fuit… dans l’eau… et qui de plus aurait les yeux mouillés ? ! Mais, par quel miracle, mon père ?

D’aucuns diront que je suis un suppôt du mal, ce qui m’amuse, moi qui ai déjà une réservation en première classe chez Cerbère Airlines, pour rejoindre des abysses plus profondes et pourtant bien chauffées, où m’attendent déjà tant de démones à cornettes et à la seule pensée desquelles mon chibre se redresse, car je le confesse, mon père, j’ai le mal en moi… car Satan m’habite.

Qui veut téter les tétés de Titi ? [Tiffany, dans La fiancée de Chucky]

Aussi est-il grand temps que l’on apporte à ces populaces reculées, le vent libératoire de l’Internet haut débit, afin qu’ils puissent découvrir le vaste monde, ses beautés et ses plaisirs. Ainsi, eux aussi pourront se préparer tranquille un cactus dans le myocarde après avoir ingurgité des tonnes de malbouffe OGM. Eux aussi découvrirons les joies de la dépression nerveuse, de niveau 9, provoquée par le montage d’un meuble Ikea et de ses trois vis en trop qu’on ne sait jamais à quoi qu’elles servent. Eux aussi au final, pourront profiter d’une perte d’audition de trois dixièmes à l’oreille gauche, après des heures de branlettes frénétiques passées devant l’écran magique où une débauche de bombasses en tout genre, leur montreront les bases d’un démontage en règle, pour finalement convenir qu’à deux c’est bien, mais qu’en réalité, c’est vraiment qu’à quinze qu’on commence à rigoler. Eux aussi, enfin, sauront désormais différencier un ange déchu d’une poupée qui pète. L’histoire ne dit pas, malheureusement pas, si la police, elle, a su en faire bon usage.

Elise

À propos de Elise

Étudiante en lettres modernes et libertine assumée. Mes deux passions: la littérature et le sexe. Que je peux enfin concilier sur ce blog, où je vous raconterai mes aventures sexuelles et autres coups de cœur et coups de gueule en rapport avec la sexualité. Bisous à tous (et à toutes, j'aime bien les filles aussi !).