Lisa Tiffian : « J’aimerais faire sortir les filles noires de la victimisation »

À 28 ans, Lisa Tiffian ne fait pas de bruit, mais elle s’est affirmée en cinq ans comme l’une des trois actrices blacks les plus populaires du porno. La raison ? 95E, bouche à ne pas avoir d’enfant et deux boules de bowling en guise de fesses. Anything else ?

LVDX : Lisa, peux-tu te présenter pour le public français ?

Lisa Tiffian : J’ai fait une première scène pour Reality Kings en 2013 et je me suis arrêtée là. C’était un Round and Brown. Ça ne m’avait pas emballée. Je ne me sentais pas le courage de continuer, mais je suis revenue plus forte un an plus tard. Je n’avais plus les problèmes personnels qui m’avaient parasitée lors de ma première fois. J’ai recommencé sur de bonnes bases, celles du plaisir.

Quels conseils donnerais-tu à une actrice débutante ?

De ne pas s’attendre à être au top et gagner des millions dès le premier mois, d’envisager ce métier comme un travail de 9 à 17 heures, du maquillage aux photos en passant par l’hygiène. Il ne faut jamais venir sur un plateau avec un esprit négatif. Il faut se lancer dans ce métier parce qu’on en a l’envie profonde et ne laisser personne vous forcer.

As-tu des ami(e)s dans ce milieu ?

Je n’ai qu’une seule amie, mais c’est ma meilleure : Ana Foxxx. Dans le travail comme dehors, elle est toujours la même, c’est aussi pour cela que je l’aime.

Que penses-tu du statut des actrices de couleur dans le porn ?

J’aimerais faire sortir les filles noires de la victimisation. Je ne me sens pas stigmatisée ou regardée différemment par les blancs, les sino-américains ou les hispaniques. Les mentalités changent. Pour moi, en tout cas, la couleur n’est pas un critère de distinction entre les gens. Ceux qui raisonnent comme ça sont scotchés dans le passé. Je les plains, je n’ai même pas de haine.

Tu n’es pas dans le communautarisme, c’est rare pour afro-américaine…

J’ai été élevée à San Francisco. Chaque quartier est une communauté, mais ce n’est pas figé. C’est une ville cosmopolite. Tout le monde se mélange et d’une rue sur l’autre, les ambiances changent. J’ai grandi dans le métissage. Si j’avais grandi en Géorgie ou dans l’Alabama, je n’aurais certainement pas eu ce discours.

Tu te décris comme sans limite, mais dans le fond, tu en as forcément, non ?

Au tout début, j’étais assez timorée. Et puis, j’ai réfléchi. Je me suis dit que quitte à faire du porno, autant tout faire. Je suis quelqu’un qui essaie avant de dire qu’il n’aime pas. Par exemple, pour moi, la douleur est aussi synonyme de plaisir. Je vais en choquer certains, mais elle est extrêmement fun pour moi. On peut me défoncer la bouche et le cul très fort. Ma vie sexuelle est libre, débridée et sans bornes avec celles et ceux en qui j’ai confiance. Et quand le cul est très intense, je dors quasi-instantanément derrière.

Quelles sont les scènes qui t’ont le plus marquée ?

J’en ai deux qui me viennent en tête. La première, avec James Deen, était vraiment hardcore avec des gifles, des crachats, des insultes et des gorges-profondes. J’ai aimé chaque seconde. Dès que je suis montée dans la voiture, je me suis écroulée de fatigue. J’étais épuisée. Une telle intensité ne s’est pas reproduite pendant longtemps. La deuxième scène que je retiens, c’est ma toute première scène hard avec Honeys. Il a été le premier à me choker (NDLR : expression qu’on peut résumer par baiser fort la bouche) et à me pilonner le cul. Il y a eu une grande alchimie. Je suis partie dormir immédiatement après.

Tu utilises le sexe comme un somnifère ou bien ?

C’est la manière la plus naturelle et efficace de trouver le sommeil. Si je dors beaucoup, c’est que je baise beaucoup. Et je suis heureuse d’aider aussi les gens à bien dormir la nuit !

Comment ça ?

Quand ils se branlent sur moi, il se soulagent et dorment mieux.

Quand tu n’es pas sur un plateau porno, que fais-tu ?

Je regarde Netflix, je fais un peu de sport, je fais l’amour et je me détends. J’aime les massages au spa et boire un peu de vin de temps en temps.

Es-tu une allumeuse ou aimes-tu te faire draguer ?

Tout dépend le moment. Quand je suis en chaleur, j’aime bien allumer, j’avoue. Quand un homme me plaît, je ne suis pas farouche. Je le mate, je le laisse s’approcher, on discute un peu et je le suce ou me fais branler dans un coin.

Tu mens, ce serait trop beau !

Non, non, je ne suis pas une menteuse, mais je n’ai pas dit que je faisais ça tous les jours ! J’ai fait ça quelques fois et c’était souvent pour punir un mec qui s’était mal comporté avec moi. Je suis rancunière, surtout avec les hommes, tu peux le noter. Quand un homme me brise le cœur, je suis la pire des garces avec lui.

Et quand il te brise le cul ?

Il est le bienvenu ! Qu’il me le casse encore et encore, j’en réclamerai encore plus.

Lisa Tiffian

28 ans

Originaire de San Francisco (Californie)

1m71

60 kg

95 E

Filmo sélective :

- Hardcore Gangbang 39395 (Kink)

- Racially Motivated (Jules Jordan)

- We Fuck Black Girls 4 (Hush Hush)

Dimitri Largo

À propos de Dimitri Largo

Journaliste professionnel depuis 2003. Rédacteur du magazine Hot Video de 2007 à 2014.