Astrid Star : « Avant le X, j’étais dans la Navy »

Avant de crier de jouissance, Astrid Star a passé quatre ans dans la grande muette. Alors l’idée de se faire exploser ne serait-ce que l’anus, ça l’a doucement fait rire. Quoi qu’au final, pas tant que ça. Dur aussi est le métier de pornstar blonde aux gros seins. Entretien.

LVDX : Alors comme ça tu étais dans l’armée américaine ?

Astrid Star : J’étais Spécialiste en Opération (NDLR : SpecOp) dans la Navy. J’étais stationnée à Coronado. J’observais les radars dans le centre d’information et de combat du navire pour être sûre qu’il n’y avait pas de bateaux ennemis cachés.

Tu étais enfermée sur un bateau avec des centaines de militaires, ça devait être très dur à gérer !

A cette époque, j’étais mariée. Les mecs essayaient, mais je n’ai jamais rien fait à bord. Ils venaient tout le temps me dire : « si tu as besoin de quelque chose, tu peux venir dans notre division ». Je n’arrivais jamais à être seule, c’était la chose la plus pénible.

Comment passe-t-on d’un pont de bateau à un set porno !?

J’ai passé quatre ans dans l’armée. Je l’ai quittée en 2012, mais je suis restée en Californie. J’ai passé un diplôme en cosmétique puis j’ai été maquilleuse sur des petits films et des pièces de théâtre. Je suis devenue modèle webcam il y a quatre ans pour mieux gagner ma vie et au gré des rencontres et des propositions, l’idée de faire du X a fait son chemin. Sur le fond, avec la webcam, je faisais déjà comme du porno.

28 ans te semblait le bon âge ?

Pour moi, oui. Dans ce milieu, le travail devient plus rare lorsqu’une femme dépasse les 30 ans, mais je m’en fiche. Comme je suis à l’aise avec mon corps depuis longtemps et que je n’ai de compte à rendre à personne, le X m’a paru une opportunité à saisir. Mais entre-temps, j’avais rehaussé ma poitrine, quand même !

Penses-tu que le porno est victime d’un jeunisme à outrance ?

Ce n’est pas que le porno. Dans tous les métiers, c’est comme ça. Si tu regardes les actrices de traditionnel, Meryl Streep, Demi Moore ou Sandra Bullock, elles ont de plus en plus de mal à trouver des rôles.

Il y a de belles carrières chez les Milf et les matures dans le X, ce n’est pas une fatalité.

Je sais ça. Dans dix ans, j’ai encore prévu d’être là. C’est un milieu sur lequel j’avais des doutes, mais j’ai vite compris que c’était très pro. Et puis sexuellement, je m’éclate comme jamais. Je suis prête à toutes les expériences et ouverte à tous les types de scène.

Dans quel style de performeuse t’inscris-tu ?

Je me considère comme l’archétype de la bombe blonde 100 % américaine. J’ai une action figure (NDLR : une poupée) qui est sortie à mon effigie.

Tu viens de faire ta première sodomie, comment cela s’est-il passé ?

C’était hardcore, mais ça s’est merveilleusement bien passé. Si j’ai un regret, c’est de ne pas avoir goûté à ce plaisir plus tôt. J’étais restée bloquée sur une mauvaise expérience dans ma vie personnelle il y a cinq ans alors que je n’étais juste pas avec le bon mec pour tenter cette expérience.

Pourquoi c’était bien cette fois ?

Déjà, parce qu’il n’y avait pas de sentiments. Les choses étaient claires. La première fois, je me suis sentie obligée car j’étais amoureuse, mais j’étais stressée et mal à l’aise. Pour Pervcity, j’ai discuté avec le patron, Claudio Bergamin, pendant plusieurs semaines. J’ai eu le temps de me mettre en condition et John Strong est un acteur chevronné. Pas la peine d’avoir des mots-clés avec lui. C’était génial.

Je vais me permettre une question : t’a-t-on fait remarquer que tes tatouages pourraient être un frein à ta carrière ?

Je vois où tu veux en venir. Shy (NDLR : Shy Love, agent) m’en a parlé, des réalisateurs aussi. Mais j’aime mes tatoos. Ils font partie de ma vie. Ce sont les symboles de mon passé. Les trois quarts des filles du X ont des tatouages et pourtant elles travaillent. Heureusement, l’époque tatouage égale bad girl est terminée. Une fille comme Aspen Ora a le bras entier tatoué mais ça ne l’empêche pas de tourner des scènes high class.

Comment te comportes-tu sur un plateau de tournage ?

Je suis toujours nerveuse à l’idée de tourner. Surtout avant la séance photo qui précède le shoot, mais au fur et à mesure des photos, j’arrive à me détendre quasiment tout le temps jusqu’au point où je suis excitée, toute mouillée et prête pour tourner.

Et après le tournage, est-ce la fête ?

Parfois oui, mais ça arrive quand même assez rarement. Beaucoup des performers vivent en famille, d’autres enchaînent sur du strip ou des shows. Nous sommes toujours entre deux Uber pour l’aéroport. C’est pour cette raison que j’attends impatiemment les prochains AVN Awards. J’espère que je serais nommée.

Et toi, as-tu un compagnon ?

J’ai été mariée à un autre militaire. J’alterne les phases depuis, mais en ce moment, non. Je me consacre totalement aux tournages.

Entretiens-tu ta relation avec les fans ?

Je suis présente sur les réseaux sociaux mais je n’y passe pas non plus ma vie. Je pense que le virtuel prend beaucoup trop d’importance. Rien ne remplace le contact physique et émotionnel.

Astrid Star
29 ans
Originaire de Katy (Texas)
1m65
52 kg
95D

Filmo sélective :
    – Cuckold Sessions : Astrid Star (Dogfart)
    – My Stepsister Swallows 5 (Lethal Hardcore)
    – The training of O (Kink)

 

Dimitri Largo

À propos de Dimitri Largo

Journaliste professionnel depuis 2003. Rédacteur du magazine Hot Video de 2007 à 2014.