Amilia Onyx : « C’est exaspérant d’être prise pour une nymphomane »

L’Onyx est une drôle de bestiole aux grands yeux et à la grosse capacité pulmonaire. Son terrain de chasse ? La porn valley, à l’éternelle recherche de nouvelles expériences sexuelles. Et même si elle est toute jeune, Amilia Onyx a déjà une idée précise de ce qu’elle veut.

LVDX : Tu as commencé le porno à 18 ans, n’avais-tu pas envie de faire autre chose avant ?

Amilia Onyx : J’ai eu trois boulots avant : Wendy’s, Tacco Bell et KFC. Je ne pouvais rien faire de pire. J’étais grosse, mais même si je le suis encore, je me sentais grosse et ce sentiment est pire que tout.

Le tournant, ce fut quand ?

J’ai tourné ma toute première scène en mars 2017 et je dirais que six mois après, je ne me sentais plus la même. Mon style, la manière de m’exprimer, de voir la vie, mes priorités, tout avait changé et en bien.

Tu étais jeune pour te lancer dans le X.

Peut-être, mais je pense que j’étais déjà suffisamment mature. Si tu prends les hommes, aucun ne l’est à 19 ans, c’est certain. Mais moi, j’ai toujours aimé le coté artistique du métier, je trouve que le corps des femmes est extraordinairement beau. J’ai toujours trouvé que les femmes étaient plus attirantes que les mecs, mais avant le porno, je n’avais jamais essayé. C’est aussi pour ça que j’ai commencé : j’ai voulu explorer ma sexualité.  

Le fait d’être actrice te confère-t-il un surplus de confiance ?

En quelque sorte, oui. En l’espace de quelques mois, j’ai beaucoup changé. J’ai mûri. Mais concrètement, c’est vrai qu’à part les caméras, je ne fais rien de plus que ce que je fais dans ma chambre !

Comment vis-tu le regard de ceux qui ne sont pas dans le milieu ?

Dans un mauvais jour, il m’agace fortement. Les gens du porno sont les seuls à savoir séparer le sexe des sentiments. Les autres « civils » n’y comprennent rien. C’est exaspérant d’être prise pour une pute ou une nymphomane. Ma sexualité est débridée et décomplexée, mais pas non plus maladive.

La taille compte-t-elle beaucoup pour toi ?

La taille ou la force, ce n’est rien. Un mec qui me déplaît, même avec une énorme queue, il me dégoûtera. Dans le porno, certains sont vraiment très vilains. Avec eux, je ne peux pas.  

Qui par exemple ?

Certains networks sont vraiment bas de gamme, mais si ça tombe, j’y finirai un jour alors je vais me taire, mais du Dogfart ou West Coast par exemple, je ne m’y sentirai pas mise en valeur. Et puis je n’aime pas tout ce qui fait trop amateur. Tu sais, ce qui ressemble vraiment plus à un type qui cherche à baiser et dont le seul alibi est d’avoir une handycam. Il y en a quelques-uns quand même.

Si tu ne devais garder qu’une seule pratique sexuelle, laquelle serait-ce ?

La pénétration. Allons directement à l’essentiel. Sentir un sexe dur qui tape régulièrement au fond de mon ventre, c’est bon. Rien ne peut remplacer cette sensation.

Comment fais-tu comprendre à quelqu’un que tu as envie de baiser ?

Si le feeling passe bien et que je sens que le mec ou la fille ne sera pas choqué par mes manières. Je peux lui prendre la main et la mettre dans ma culotte. Sentir des doigts sur mes lèvres me rend toute chaude et humide ! D’ailleurs, j’ai toujours aimé me caresser !

Tu crois qu’un Français pourrait te plaire ?

Je ne sais pas. A priori, oui. Nous sommes tous exotiques les uns par rapport aux autres. Ici, on dit que les Français ont les manières de Pepe the Pew (NDLR : Pepe le Putois, un personnage de cartoon flatteur et obsédé) mais je ne crois pas à ce genre de conneries.

C’est un cliché grotesque. Viendrais-tu tourner en France ?

Mais je rigole ! Avec le plus grand plaisir. C’est génial de voyager. C’est un des privilèges de ce métier. Ici, on raconte qu’en Europe, c’est plus hard, mais ça aurait tendance à m’exciter justement et à me motiver pour venir.   

Quels sont les trucs qui te font vibrer dans la vie ?

J’aime la musique des années 70-80, le jazz et Elvis Presley. J’avoue, j’aime Elvis. J’aime le foot. J’ai longtemps monté des chevaux et je joue de la guitare. Quand je vois Steve Vai jouer sur sa Les Paul, je mouille.

Quel est ton plus grand rêve ?

(Elle prend un air sérieux) La paix dans le monde… Je plaisante, je m’en fous de ça ! De toute façon, nous sommes trop nombreux. Moi, tout ce que je veux, c’est prendre le plus de plaisir possible et suffisamment d’argent pour être indépendante le restant de mes jours. Être sûre de ne jamais dépendre de personne, c’est ça mon plus grand rêve.  

Amilia, longue vie à toi !

Amilia Onyx 
19 ans
Originaire de Pittsburgh (Pennsylvanie)
1m70
64 kg
100E

Filmo sélective :
     – Amilia Onyx Fuck on Camera (Pornstar Platinum)
     – Stepdaughters Creampied 3 (Lethal Hardcore)
     – Flixxx : Squirtsational (Digital Playground)

 

Dimitri Largo

À propos de Dimitri Largo

Journaliste professionnel depuis 2003. Rédacteur du magazine Hot Video de 2007 à 2014.