Les entrées sur Google… Par ici la sortie !

Croyez-vous, ignorants que vous êtes, que vos petites recherches classées X sur Google passent inaperçues aux yeux des instituts d’études de toute sorte ? Mais que nenni mes bons, que nenni ! Les moindres mots-clés que vous entrez dans la petite barre horizontale sont immédiatement remontés au « Big Brother is watching you » du Web… On fait moins les fiers là ! Hein !

Ah ! S’il n’y avait pas les moteurs de recherche ! Mais mes pauvres amis, nous vivrions toujours au Moyen-Âge ! Ce qui, nonobstant, ne serait pas fait pour me déplaire. Bah oui, les grandes chevauchées, les armures étincelantes dans le soleil couchant arrosant de son éclat le champ de bataille rougit par la tripaille à l’air des ennemis vaincus, les princesses à sauver et les dragons à pourfendre… Bon, ce n’est pas tout ça mais revenons donc à nos moutons…

Aussi, amusons-nous donc un peu à examiner, d’un œil critique et circonspect, les quelques questions que vous, internautes, vous posez à propos de la sexualité, bref… Du cul quoi.

À la première place, recherchée par non moins de 27 100 personnes, le traditionnel : « Comment faire l’amour ? » qui revient également à la treizième et dernière position mais en ces termes : « Comment baiser ? ». Donc là, on est sur du jeune, du très jeune, voire trop. Vous n’allez pas me dire que ce sont des types ayant atteint la vingtaine qui se pose encore ce type de question ! Ou alors ils ont passé, depuis leur puberté, leurs dernières années dans les mines de sel de Silésie que, nonobstant, l’on se devrait de réhabiliter d’ailleurs, en Sibérie orientale, dans un monastère ou alors je ne sais plus… Aussi je leur répondrais, comme ils disent chez Ikea, mettez la pièce A dans la pièce B, serrez bien, sinon ça se part en couille, secouez l’ensemble… Et voilà !

Des questions dignes de geeks boutonneux

Comment faire l’amour ? Bah, comme ça…

En seconde position que trouvons-nous ? « Comment se masturber ? » [8 100 entrées] que l’on trouve aussi en cinquième position sous l’étiquette « Comment se branler ? » [6 600 entrées] et là, on voit tout de suite la différence entre ceux du haut qui ont reçu, comme moi, une éducation bourgeoise et feutrée depuis que j’ai été me tremper dans les fonts baptismaux de Saint-Honoré d’Eylau, et ceux du bas, toujours incapables de formuler poliment une question. Mais qu’importe, ce n’est quand même pas compliqué de s’attraper le chibre, d’exercer un va-et-vient régulier avec la main droite [ou la gauche, ça vous donnera l’impression que c’est Greta, la baby-sitter est-allemande, qui s’occupe de votre dard turgescent], jusqu’à ce que vous ayez repeint le mur [conseil d’ami : évitez le papier peint, ça se nettoie mieux sur la peinture] ou coller les pages de votre dernier numéro de Hot Vidéo ou de Jacquie & Michel Le Mag. Et ne craignez plus cette légende urbaine qui dit que ça rend sourd puisque tout le monde sait désormais que c’est faux ! Si la branlette pourrait vous faire perdre, au maximum, un dixième à l’oreille gauche, vous serez par contre doté d’un coup droit digne des plus grands champions ayant foulé la terre battue de Roland Garros.

Troisième question la plus posée avec 6 800 entrées : « Comment draguer une fille ? ». Ce qui s’avère aujourd’hui compliqué sans passer pour un harceleur indélicat. Donc, pour résumer, voici les choses à ne pas faire. Déjà, oubliez mains aux fesses et autres attouchements inappropriés. On se présente poliment et on ne cherche pas, non plus, à obtenir le numéro de mobile de la susdite demoiselle dans les quinze secondes qui suivent. Les « Vas-y M’dame, fais pas ta pute ! » sont à proscrire en toutes circonstances. Non ! D’un ton enjoué, dirigez-vous vers celle qui vous fait désormais battre le cœur, ou dresser le chibre au choix, abordez-la poliment par un : « Bonjour chère amie ! Comment nous portons-nous ? Avons-nous profité de cet été pour parfaire ce bronzage qui vous sied tant ? » Voilà ! Ça, c’est de l’intro ! Si elle ne craque pas pour vous dans la minute, c’est que vous n’auriez même pas dû la toucher du bout de votre canne !

Mais enfin, Gontran, ce n’est que notre premier rendez-vous… Ne croyez-vous pas que cela va un peu vite ?

La question suivante : « Comment mettre un préservatif ? » est non dénuée d’importance puisqu’elle remporte 6 700 entrées. Car, à notre époque et on ne le dira jamais assez : « Sortez couvert ! » Bien sûr, il y a l’épidémie de Sida qu’il faudrait enfin parvenir à endiguer, mais d’autres infections sexuellement transmissibles vous attendent au tournant, chaude pisse et autre ch’touille vous guettent tapies dans l’ombre de la foufounette, voire du verso, de votre promise ! Et là, je ne vais pas m’engager dans une partie endiablée de Dessiner c’est gagné, parce que ce n’est quand même pas compliqué. Déjà, on ne remplit pas le préservatif d’eau en le raccordant au robinet de la cuisine ! D’accord c’était drôle en sixième mais, à votre âge, n’avez-vous pas honte d’avoir toujours de telles pensées ? Non ! Définitivement non ! Pincez le bout, pas le vôtre l’autre bout, et déroulez la capote sur toute la longueur du pénis en érection. Bah oui attendez de bander ! Ce n’est pas au repos que ça se met, primo, parce que ça ne sert à rien et, secondo, parce que la demoiselle ne sentira absolument rien…

Et s’il n’en fallait qu’un… Il sera de ceux-là

Avec 6 600 entrées, « Comment récupérez son ex ? » arrive à la sixième position. C’est hallucinant le nombre de masos qui vivent dans notre beau pays. Car ne faut-il pas être un tantinet neuneu pour tenter de vainement remettre le couvert avec une donzelle qui, déjà, vous a traité plus bas que terre, puis a couché avec votre (vos) meilleur(s) ami(s) [rayez les mentions inutiles], avant de vous jeter comme une daube, au restaurant, le jour de la demande en mariage ? On peut se poser la question, non ?

S’ensuit avec 6 600 entrées : « Comment se faire des amis ? » Mais que voilà une question qu’elle est bonne ! Vous avez la trentaine ? Vous vous ennuyez dans le morne quotidien de vos journées passées à fumer, boire de la bière en matant des matchs de football sans lâcher la dernière version de FIFA sur votre console préférée ? Deux solutions s’offrent à vous pour vous ouvrir au vaste monde et enfin fréquenter cette frange de la population que l’on appelle « les gens » : Soit, postuler à toutes les émissions de téléréalité présentes sur le PAF national [quitte à vous déguiser en bœuf pour participer à « L’Amour est dans le pré »], soit intégrer une association de gens qui partagent les mêmes centres d’intérêt que vous. Et ce ne sont pas les thèmes qui manquent ! Alcoolisme notoire, addiction au sexe, maquettes d’avions ou de Tour Eiffel en allumettes… Vous n’aurez que le choix de l’embarras ! Alors réjouissez-vous que diantre ! Évitez, nonobstant, les cercles hermétiques fermés, tels que tout ce qui, de près ou de loin, peut être assimilé à un mouvement sectaire : adorateurs illuminés des reptiliens lumineux, adeptes de la conscience inconsciente, complotistes et état second, partis politiques, etc.

Oh ! Gisèle ! Ton : « Parle où j’te mords ! » me manque tant…

La huitième position « Comment se pacser ? » récolte 6 300 entrées ! Mais qu’attendez-vous donc pour vous rapprocher de vos sévices administratifs ? Vous verrez qu’au bout de deux heures et demie d’un dialogue totalement plat et stérile, vous repartirez sans avoir obtenu la moindre réponse, si tant est que vous vous en rappeliez à la fin du susdit entretien.

À la neuvième place nous trouvons, avec 5 800 entrées, : « Comment bien faire l’amour ? » Ce à quoi je vous répondrai : « Bah, faites comme moi ! Je n’ai jamais reçu la moindre plainte. » Sinon, vous pouvez toujours vous rabattre sur les intéressants cours en vidéo des doctes professeurs Jacquie & Michel sur leur site…

Politiquement incorrect

L’adage est donc vrai… Toutes des shadoks…

Vient ensuite une question cruciale. Et je demeure coi qu’elle arrive si tard et qu’elle ne soit le sujet que de 5 400 entrées : « Comment faire une fellation ? » Mais quoi de plus important, pour nos compagnes, que d’apprendre cet art délicat que celui de nous échauffer suffisamment afin que nous puissions, dans les règles, les déglinguer copieusement contre un mur, et ce, sans anesthésie ? Car en vérité je vous le dis, mais qu’il est délicat cet art du pompage de chibre et du suçage de gland ! Croyez-vous que nous ne nous sommes pas exercés, nous, avant d’enfoncer notre langue dans le moindre de vos orifices, dans le but de vous « enfourailler » comme des bêtes en rut pour finir dans une explosion de semence éparpillée sur vos visages exsangues ? Certes non ! Alors égalité des sexes oblige, faites comme Les shadoks et apprenez à pomper !

Avec 5 000 entrées et arrivant à la onzième place : « Comment embrasser ? » bah oui, on ne passe pas directement aux cases « pipe » et « sodomie voire plus si affinités » sans avoir, en premier lieu, poser ses lèvres enfiévrées sur la bouche de sa partenaire. Après, ne vous inquiétez pas, la technique de la langue ça se fait tout seul, pas besoin de rouler des pelles à votre chewing-gum à la chlorophylle pour acquérir les bases du baiser « romain ». Car oui ! Sachez, ignares que vous êtes, que le palot ça vient d’eux ! Un peu de culture ne peut point faire de mal… Un conseil cependant, veiller toujours à ne pas conserver votre cigarette en bouche pendant l’acte, certains ont essayé… Ils ont eu des problèmes.

Ah va falloir que je la change… Elle fuit.

Et enfin arrivant en avant-dernière position avec 3 600 entrées : « Comment divorcer ? » Effectivement, après avoir tout appris et pratiqué, concernant les questions précédentes, bien évidemment on arrive à cette éternelle question : « Comment, alors que ma femme vient d’atteindre ses quarante ans, puis-je l’échanger contre deux de vingt ? » Question existentiellement essentielle à la vie de tout homme… Déjà, à trois, c’est plus drôle et puis un peu de fraîcheur dans le quotidien ne peut que vous ravigoter et vous donner la pêche pour affronter, avec allégresse, les quarante prochaines années. Personnellement, pour mon dix-huitième divorce, alors que j’avais rencontré au Cap d’Agde Christina et Svetlana, deux bombinettes de l’ère post-soviétique, dont les corps moites et nus s’exposaient au vu et au su de tous dans ce soleil couchant inondant la plage de sable fin et blanc et maintenant en l’air les chibres turgescents des nombreux admirateurs qui, tel un congrès de parkinsoniens, se paluchaient frénétiquement autour d’elles, j’avais utilisé les services de Maître Folasse ? Un brave avocat qui, certes, n’était plus de prime jeunesse [il avait défendu le Mexicain aux grandes heures], mais m’avait permis de répudier ma compagne et enfin de « disperser » voire de « ventiler » les problèmes qu’elle avait apportés dans ma vie.

En conclusion, nous espérons que nous avons, par ce classement, pu répondre à toutes les interrogations que vous pouviez encore vous poser sur la sexualité tricolore. Et s’il manquait encore quelques réponses à vos questionnements intimes, demandez à Balthus, il a toujours plus d’un tour dans son sac pour vous éclairer par une pirouette…

Je ne pensais pas que mon annonce : ‘Echange une de 50 contre deux de 25″ allait fonctionner…
Balthus de Baujouailles

À propos de Balthus de Baujouailles

Tout petit, Balthus Gustave Aldebert de Baujouailles prit feu. Ce ne furent malheureusement pas les tentatives désespérées pour l’éteindre à coups de pelle, qui arrangèrent la situation. Après avoir échoué lamentablement dans une vaine carrière de maître du monde, c’est ainsi qu’il rejoint la rédaction de Hot Vidéo, où il y anime mensuellement une chronique tant (h)ardente qu’allumée.