Emily Willis : « Aucune actrice porno ne deviendra jamais une star de ciné »

Emily respire la classe. Elle sera logiquement mise en scène facialisée par cinq repris de justice, mais pour l’instant, à 19 ans, elle a d’autres projets dont celui d’être la plus belle et bonne possible. C’est louable et c’est tout ce qu’on lui demande entre autres questions ci-dessous.

LVDX : Emily Willis… Ca fait actrice hollywoodienne, félicitations.

Emily Willis : Oui mais j’habite dans la vallée (NDLR : de San Fernando). Ce n’est pas le même standing ! Je fais ce qu’il faut pour être à Bel-Air dans cinq ans, même si Santa Monica et Santa Barbara me conviendront parfaitement. (Elle sourit) Non, je plaisante, en fait, Hollywood, il ne faut pas rêver. Les carrières sont courtes et aucune actrice porno ne deviendra jamais une star de cinéma.

Tu es dure, il y en a qui font de la figuration.

Oui, des apparitions les fesses à l’air pour faire les cadavres de stripteaseuses dans CSI ! Sérieusement, je ne me suis pas mise au porno dans l’espoir de devenir une star de cinéma. Etre une icône sexuelle, je n’ambitionne que ça. Si c’est pour finir comme Jenna Jameson, non merci, je n’y tiens pas trop.

Jenna, ce sont des centaines de films, tu en es loin.

Je ne crache pas dessus. C’est une légende, mais elle n’a pas rendu une image positive ces derniers temps. Elle n’a juste pas su s’arrêter quand elle le devait. Elle est complètement sortie de l’industrie. Moi je reste focus sur ce que je sais faire : être un fantasme pour les pères de famille !

Faut-il en déduire que tu aimes les vieux ?

Les mecs qui ont du coffre ont ma préférence. Ils n’ont plus de temps à perdre. Les mecs qui ont la vingtaine n’ont pas grand chose dans le crâne. Maintenant, je privilégie les tournages. Je ne baise plus à côté avec des gens qui sont hors business, je ne vais pas prendre de risque à coucher avec des mecs qui ne font jamais de tests contre les IST. C’est pareil chez tous les talents qui sont sérieux.

Pour toi, une actrice X ne doit plus baiser en privé ?

Si, au contraire. Je mène une vie de couple normale à l’instar de la grande majorité des performeurs. Mais pour celles qui sont seules, ça me semble assez irresponsable de s’envoyer en l’air avec un inconnu dans les toilettes d’une boîte. C’est comme de faire de l’escorting sans capote. Une actrice doit savoir ce qu’elle veut : travailler sur le durée ou être une étoile filante qui va disparaître au bout de trois mois. Sans aller jusque-là, ça passe par de petits gestes. Je ne vais pas aller m’asseoir sur les toilettes d’un aéroport par exemple.

Tu as l’air à cheval sur l’hygiène.

Comment ne pas l’être ? Je vois des sexes toute la journée, il fait chaud, on transpire, il y a des odeurs. Ça peut devenir intenable sans compter que c’est une question de respect et de professionnalisme. Je suis intransigeante là-dessus.

As-tu eu des réticences à tourner certaines scènes ? Genre, « non, là ils vont trop loin » ?

La scène en elle-même n’avait rien d’extra, mais pour un site internet, j’étais une vierge dépucelée par son demi-frère qui me disait que Jésus m’aime. Non, je ne crois pas que Jésus m’aime ! Je me suis sentie super mal à l’aise, j’avais peur qu’un taré m’attende en face de chez moi pour me poignarder. Jouer avec ce genre de référence, c’est dangereux.

Reçois-tu beaucoup de photos de bites ?

Franchement, quand j’ai ouvert mon Twitter, je laissais aux fans la possibilité de me laisser des MP, mais c’est devenu impossible au bout d’une journée. Ma boîte était pleine de dick picks, je n’osais même plus l’ouvrir. Mais qu’est-ce qui passe par la tête des mecs ? Je suis tellement dégoutée que c’est pour cette raison que je poste assez peu. Je ne fais que retweeter. Et puis je suis du genre parano et complètement flippée si les gens en savent trop.

Mais quelque part, tu es ta propre marque, tu ne te sens pas obligée de jouer le jeu ?

Mais ca m’emmerde ! Etre une pornstar, c’est d’abord tourner. Ensuite, ce sont les productions qui communiquent sur mes films. Pareil, je n’ai pas envie de m’afficher dans des vidéos privées. Je ne tourne pas de homemade ou de custom dans ma cuisine. Je ne sais pas comment filmer ou monter derrière. Chacun son métier.

Ne serais-tu pas un peu mal à l’aise par rapport à ton statut de pornstar ?

Mon statut ne représente pas ce que je pense de moi. J’ai du mal avec mon image. Je ne suis pas très belle. J’ai un gros nez, des petits seins, mais je m’investis à fond, je gobe tout, de l’anus au gland, du gland aux couilles. Ce que je veux dire, c’est qu’être une belle salope capable de faire venir un mec à tous les coups, c’est ce qui me permet d’être libre. Si je pensais trop, je serais encore en train de me demander s’il faut que je parte de chez moi et que je fasse du porno.

Tu viens de bosser pour Vixen et Blacked, tu as pris combien alors ?

Mon tarif, ni plus, ni moins. Il est le même pour tout le monde. Je ne me suis jamais sentie aussi belle que pour Vixen. Les images sont magnifiques. Ils sont vraiment bien organisés. On sent que rien n’est laissé au hasard. Greg Lansky était plein de petites attentions. J’avais des fleurs qui m’attendaient à mon arrivée sur le set, par exemple. Au final, on ne peut que se sentir obligée de donner le meilleur de soi.

As-tu des goûts de luxe ?

Ca dépend avec qui. Je suis très roots avec les amis, mais avec les gens qui ont de l’argent, je m’adapte. J’aime le confort et la vie facile. Je suis contente de faire du jet ski et de loger dans de belles villas quand j’en ai l’occasion. L’industrie offre cette chance. Pour moi, le paradis, il est ici. Je laisse celui d’après à ceux qui y croient !

Quel message adresserais-tu à une actrice débutante ?

Qu’elle soit fière. Les gens adorent détester les pornstars mais s’ils avaient eu des couilles, ils en seraient devenus une. Les starlettes du porn ont plus de courage que les mecs. Les gens paient pour nous mais nous, nous ne paierions pour personne, et ça, c’est avoir du pouvoir.

 

Emily Willis
19 ans
Originaire de Fillmore (Utah)
1m65
5
2 kg
80 A

Filmo sélective :

– Vacation Anal (Tushy)

– Emily Swallows Them All (xempire)

– Hookup Hotshot : Sex Tapes 5

Dimitri Largo

À propos de Dimitri Largo

Journaliste professionnel depuis 2003. Rédacteur du magazine Hot Video de 2007 à 2014.