Nia Nacci : « Il est temps que les femmes noires reçoivent plus d’attention »

Chez LVDX, on fait le contraire d’une lessive : on mélange les couleurs. Et si le Wakanda n’existe pas, Nia Nacci est bel et bien réelle. Tellement même qu’il n’y a absolument rien à laisser de côté chez cette pornstar de 19 ans à la peau caramel toute l’année, le rêve de toute pépé en cette fin d’été. C’est parti pour 600 secondes de bonheur.

LVDX : Ton corps a été forgé dans les flammes de l’Enfer ! Ça ne te dit pas de danser dans les clips de Nicki Minaj ?

Nia Nacci : Mais alors là, ce serait un gros, gros kif ! Je suis apparue dans deux clips de Lil Pump et Travis Scott et je suis en discussion pour participer à la tournée de XXXTentacion. La danse urbaine, c’est ma première passion. Faut me voir tous les jours : je danse tout le temps, pour n’importe quelle occasion. En plus, c’est une bonne école, je le sens. Si je suis douée pour le sexe, c’est parce que j’ondule bien le corps. D’ailleurs, c’est sur mon profil Facebook de danseuse qu’un agent m’a contactée pour faire du porn. Après pouvoir en vivre, ce serait le rêve, mais j’ai aussi d’autres passions comme la peinture.

La peinture ? C’est rare et inattendu.

Depuis quatre ans, ça m’aide à me sentir bien et à extérioriser ce que je ressens. J’adore bloquer des heures avec mon joint devant une scène de vie ou un paysage. Quand je suis inspirée, c’est souvent parce que je ne vais pas bien. Comme je photographie tout, je reviens sur mes albums et je dessine et peins une idée sur la base d’une photo. C’est là que lorsque je regarde des photos de moi, je me dis que je suis bonne quand même !

Pourquoi ce besoin de s’afficher en selfie sur twitter en train de fumer des joints avec des oreilles de chat ?

C’est aussi une manière de toujours faire parler de soi, de ne jamais être oubliée. Et puis c’est normal de partager des moments d’intimité. On a beaucoup de temps libres et les fans aiment connaître notre vie. J’ai plus de 50 000 followers en moins d’un an. Certaines en sont à 10 000 tweets en six mois. Je regarde aussi les comptes des autres performeuses. C’est une manière de tester sa popularité. J’ai envie de battre les autres et elles ont envie de me passer devant, pas d’hypocrisie.

En attendant, tes scènes sont super excitantes ! Tu cries bien moins que la plupart des actrices, c’est plus authentique.  

Merci ! Je me lâche bien et tout le monde est content. Personne ne m’a jamais demandé d’en rajouter. Je mouille facilement si on me suce le clito en me malaxant les seins, par exemple. Ce genre de truc, je le dis à mon partenaire avant. De cette manière, il sait comment m’ouvrir comme une fleur. Il faut toujours dialoguer avant de travailler et même se chauffer si ça peut aider à ce que la scène soit plus excitante.

Tu baises un peu avant avec les acteurs ?

Pas au point de perdre l’énergie que je vais mettre après dans le shooting, c’est stupide, mais il arrive que je chauffe oui, c’est normal. J’ai de l’assurance. Je peux caresser les couilles d’un mec sans me sentir gênée, surtout si c’est un collègue !

Caresser, c’est gentil, tu peux le pomper un peu ?

Oui, je peux. J’ai mes petits chouchous, même un ou deux avec lesquels j’ai pris du plaisir à baiser hors tournage. Nous ne sommes pas des machines, il y a des relations qui se développent. Ça drague. Il y a un jeu de séduction, mais par rapport à d’autres métiers, nous allons direct à l’essentiel. Je dois dire aussi que certains tournages et performers m’ont perturbée : après qu’on ait travaillé, j’avais envie de continuer.

Lesquels par exemple ?

James Deen, en fait. Il a une énergie et un magnétisme assez fous. Avec lui, j’ai l’impression que le temps a passé très vite. Je l’ai laissé m’emmener dans toutes les positions. Je n’étais vraiment plus en train de travailler à ce moment-là.

Je t’ai vue boulotter 10 queues dans un Glory Hole et j’ai remarqué que lorsque tu suçais, tu regardais les mecs dans les yeux, y a une arnaque !

Ce n’était pas une pièce fermée, mais juste un décor, un cube noir à moitié ouvert par dessus. C’était marrant. Je m’étais fixée un challenge : leur vider les couilles le plus vite possible. Après oui, je ne peux pas m’en empêcher de lever les yeux quand je suce. J’aime voir l’effet que je fais. Quand j’aspire et je sens que ça monte, j’ai la totale maîtrise. Si le mec me plaît, je m’applique encore plus ! C’est là que tout le fluide passe entre nous.

C’est plus que du fluide, tu prends des déluges de sperme sur le visage.

Tu sais, c’est comme si on me versait un pot de slime dessus ! Même si ça colle dans les yeux, les cheveux et que ça laisse un goût acide dans la bouche, ça m’excite d’être l’objet du désir.

En parlant de slime, quel genre d’enfance as-tu vécu ?

J’ai fait mon éducation à la maison. J’étais scolarisée à domicile et mes parents maintenaient une discipline de fer. Ça ne rigolait pas tous les jours.

Je suppose qu’ils ne doivent pas sautiller de joie devant ton orientation de carrière ?

Oui, en ce moment, c’est compliqué. C’est même carrément la merde. On ne se parle plus. Enfin, c’est plutôt eux qui ne veulent plus m’adresser la parole. Je n’avais pas le choix. Il fallait que je trace ma propre route. Quand j’aurai des gosses, j’essaierai de ne pas être trop sévère avec eux.

A ton arrivée, as-tu trouvé que le porno était raciste ou ce sont des conneries tout ça ?

Non, je trouve le terme trop fort. Mais je pense qu’il est temps que les femmes noires reçoivent plus d’attention de la part du business. Les chanteuses sont toutes métisses et personne ne peut citer une pornstar afro-américaine. Il y a comme un problème. Combien d’actrices noires sont mises en avant sur les covers ? Aucune. J’aimerais bien essayer de changer ça, être la première à dépasser le million, dix millions de followers !

En France on n’a pas de système d’agence. C’est assimilé à du proxénétisme. Les agents poussent-ils les actrices à faire ce dont elles n’ont pas envie, comme l’anal par exemple ?

C’est n’importe quoi ! J’ai entendu des filles qui se plaignaient, mais ce sont des chieuses qui cherchent à gratter le moindre dollar. Elles pensent qu’elles peuvent se passer d’agent et se garder la totalité du cachet. C’est surtout ça qui pose problème. Quand les petites bisbilles sortent, c’est juste une question d’argent. Et définitivement, aucun agent connu et sérieux ne va à l’encontre des intérêts des acteurs. Moi, l’anal, par exemple, ça me pique trop. Les fois où j’ai essayé, j’ai saigné, donc rien dans mon cul. Corey et Fred (NDLR :de 360models) ne m’ont jamais pris la tête.

Es-tu une provocatrice, une scandaleuse ?

Je n’aime pas paraître sexy, au contraire, je trouve qu’être belle n’a rien à voir avec le fait d’être sexy. Sophia Loren était belle et classe, mais pas sexy comme on l’entend maintenant. Quand je sors et que je dis que je suis actrice porno, les gens ne me croient pas. Pourtant, je suis une fille franche. Ils s’attendent à ce que je roule du cul, que j’exhibe ma poitrine et que je me comporte comme une trainée lubrique. C’est complètement déplacé.

Qu’y a-t-il à foutre à Oklahoma City hormis voir un match du Thunder ?

Ça, c’est bien une vision de mec ! Les grandes plaines du Midwest sont aussi dangereuses que monotones et assez fabuleuses quand on a un peu de sensibilité artistique. Et moi, j’essaie d’en avoir. En plus, la moitié de l’année, la campagne est balayée par les ouragans. Il faut le voir une fois dans sa vie.

Nia Nacci
19 ans
Originaire de Oklahoma City
1m70
52 kg
90D

Filmo sélective :

– We Fuck Black Girls : Nia Nacci’s Second Appearance (Dogfart)

– Worth The Trouble (Vixen)

– Mama Mia Miss Nia (Teamskeet)

Dimitri Largo

À propos de Dimitri Largo

Journaliste professionnel depuis 2003. Rédacteur du magazine Hot Video de 2007 à 2014.