Cherie DeVille : « La journée, je suis au cabinet ! »

Le lundi, on l’appelle docteur dans son cabinet de physiothérapie. Le mardi, elle devient Cherie DeVille, milf aux gros seins pour Brazzers. Telle est la vie de Cherie, 39 ans. Rencontre avec une star sur le tard.

LVDX : Cherie, tu es à l’aube de tes 40 ans, c’est le début de l’âge adulte ?

Cherie DeVille : (elle se marre franchement) Faut pas me dire ça, je sors d’une crise d’acné, tu le crois ça ? J’ai encore de l’acné ! Malgré mes problèmes d’ado, je suis épanouie comme jamais, c’est une certitude. Je suis demandée et je n’ai plus une journée pour moi. Je suis égérie pour Pornhub, je suis bookée jusqu’à Thanksgiving. Je dois veiller à ce que mon corps ne me lâche pas. C’est pour cette raison que je fonctionne par session. Je peux faire une scène tous les deux jours pendant deux semaines et m’arrêter deux mois.

Ce terme de Milf, n’est-ce pas quelque chose de réducteur et énervant à tes oreilles ?

C’est le monde qui est comme ça. On range les talents dans les cases, mais le terme ne me choque pas dans la mesure où j’ai commencé le porno à 33 ans et j’étais déjà une Milf à cette époque. Chez 9 femmes sur 10, vieillir sera mal vécu mais moi, je le vis très, très bien. Je me sens beaucoup mieux qu’à 20 ans.

Je ne suis pas jalouse des teens, bien au contraire, je comprends parfaitement qu’une jeune femme de 20 ans décide de s’éclater devant une cam. J’aimerais qu’il n’y ait que ça. Ca donnerait encore plus de poids à mes prestations.

Pourquoi ne pas avoir commencé plus tôt ?

Parce que j’étais à fond dans les études. J’ai fini mon lycée et je suis partie directement à l’université. Même si c’était déjà un milieu qui m’intéressait, je ne pouvais pas me permettre de tourner, hormis peut-être l’été. Jamais je n’aurais fait passer le porno avant mes études et toutes les filles devraient faire pareil.

Que faisais-tu avant d’entrer dans le X ?

J’ai un doctorat en physiothérapie, j’ai grandi dans la banlieue de Washington et je passais mes étés à Cap Code dans le Massachusetts. Rien de bien excitant.

Tu continues de pratiquer ?

Oui, j’habite à Nashville où j’ai mon cabinet. Mon agenda est organisé avec beaucoup de précisions. J’en suis arrivée à un stade où je fais du porno comme d’autres vont au bureau ! Avant de partir tourner pour la première fois à L.A, j’ai été me renseigner auprès d’un avocat pour savoir si je risquais de perdre ma licence de physiothérapeute à cause du porno. Il m’a dit que légalement non. Je ne voulais pas perdre ma formation et mon métier pour le restant de mes jours.

Ta clientèle a dû grimper de 200 % !

Je n’ai pas remarqué. Je prenais plutôt le risque qu’elle s’effondre. Nashville est une petite communauté, religieuse et conservatrice. A l’époque, je sortais avec une fille et ça se savait déjà. Je ne le cachais pas si on me le demandait, mais jamais je ne l’évoquais devant mes patients. Faire du porno est une décision qui a un impact pour le restant de vos jours. Même si vous pensez que c’est moralement acceptable, la plupart des gens sont de l’avis contraire. Il faut se préparer à faire avec.

Donc tu es bi ?

Je me sens plus lesbienne que bi. Je ne sais jamais quand je vais kiffer un mec, ce qui est rare, extrêmement rare. Après, être en couple dans l’industrie, c’est un vrai challenge. Plein de personnes diraient la même chose. C’est très difficile de construire quelque chose de sérieux. La personne en face doit être très forte. Trop probablement.

Pourtant, tu te fais méchamment sodomiser par des tas de hardeurs !

C’est là que c’est un vrai métier. Et par définition, tu ne fais pas toujours ce que tu as envie de faire dans ton métier. Il m’a fallu du temps pour en arriver là. J’ai d’abord commencé par du girl/girl car les mecs étaient très intimidants. Je ne savais pas à quelle sauce j’allais être mangée. J’avais besoin de rester dans ma zone de confort. Sur une scène lesbienne, je me sens plus impliquée et il y moins de contraintes. C’est plus facile de prendre son pied. Sur une scène hétéro, il faut toujours « ouvrir » les positions et ça devient régulièrement très inconfortable. On est dans la performance. Quand je me retrouve en reverse cowgirl sur des canapés mous avec des talons aiguilles, faire des squats de base à côté, c’est de la rigolade !

Comment s’est passée ta première scène ?

Ça ne date pas d’hier, mais super bien. J’habitais dans une villa que mon agent louait pour héberger les modèles. J’ai pu traîner et sympathiser avec les filles. J’ai eu droit à mon baptême avec Holly Michaels qui était dans la maison avec moi.

Quelles sont les conditions d’une bonne scène ?

J’aime la position du missionnaire car elle permet de voir les yeux et le visage. Ça facilite la connexion. Dans cette idée, j’aime bien discuter et flirter avant la scène. Ça me semble toujours bizarre de rencontrer quelqu’un et baiser au bout de cinq minutes. C’est très important de discuter avant, ne serait-ce que pour que j’explique que je n’aime pas qu’on me doigte par exemple, je préfère être stimulée avec le clito. Il est indispensable que je sois impliquée émotionnellement. Si je n’ai pas la tête dedans, ça va être pénible. L’alchimie dans une scène, c’est vital.

Tu prends vraiment ton pied sur les tournages?

Pour une scène lambda, je vais venir deux fois. Une scène dure de 30 à 40 minutes, c’est impossible de ne rien ressentir pendant autant de temps. Sur une scène « solide », je vais jouir cinq fois. Oui, cinq fois, c’est bien.

Comment se comportent les mecs dans la vie de tous les jours avec toi ?

Ils croient que niveau cul, j’ai tout vu. C’est drôle. En général, ils perdent leurs moyens en face de moi, quel que soit leur niveau de puissance ou d’argent. J’impressionne visiblement. Les hommes sont dingues des femmes matures aux gros seins et qui assument leur sexualité. Dans le fond, les mecs seront toujours de grands enfants.

Cherie DeVille
39 ans
Originaire de Washington (Washington D.C)
1m65
50 kg
95E

Filmo sélective :

– Anal Monster Black Cock Sluts 2 (Evil Angel)

– Upper Floor 39530 (Kink.com)

– Cherie DeVille : No Limits (Zero Tolerance)

Dimitri Largo

À propos de Dimitri Largo

Journaliste professionnel depuis 2003. Rédacteur du magazine Hot Video de 2007 à 2014.