Sophia Grace : « Les politiques n’ont pas les couilles d’agir contre le piratage »

Anonyme tant qu’elle était brune, Sophia Grace a explosé aux yeux du porn dès qu’elle a passé son scalp au peroxyde d’oxygène. C’est récent et c’est bien pour ça que nous nous sommes intéressés à son cas. Certains prétendent avoir été touchés par la Grâce, nous nous contenterons de l’interviewer.

LVDX : Pourquoi je te sens différente des autres actrices de l’Oncle Sam ?

Sophia Grace : Parce que je viens du Sud et que ce n’est pas l’Amérique que tu dois connaître. Ce que les autres appellent un manque de manières, nous on appelle ça du caractère. J’ai un gros caractère et ça passe notamment par le fait de parler aussi franchement que possible. Dans le porno, c’est pareil. Mon seul mot d’ordre, c’est qu’on me baise et qu’on me baise fort !

On ne me la fait pas : c’est un discours marketé que tu tiens !

(Elle s’emporte) Marketing de quoi ? Je ne suis pas un produit, mais une bonne suceuse, une grosse salope qui choke (NDLR : le mot à la mode pour les gorges profondes à la limite de la gerbe). J’aime que les mecs me baisent le cul comme la dernière des petites putes. Devant, derrière, peu importe, je fais tout.

C’est bien ce que je dis, c’est un discours très calibré. Aimes-tu réellement être traitée comme une descente de lit ?

Complètement. Je l’avoue sans problème : la vulgarité m’excite beaucoup. Je dis plein de saloperies tous les jours et je suis très excitée par les mots crus. Être traitée comme une petite putain souillée par un mec qui a les épaules pour, ça m’excite à mort. Je suis une bonne actrice. Je rentre facilement dans les jeux de rôles. Jouer la petite chienne, la pute qui avale et joue avec le sperme des mecs, c’est mon truc.

Tu as conscience que beaucoup veulent te faire taire ou passer pour une victime ?

Ceux-là, je les fuck ! On est en Amérique et le second amendement me garantit la liberté d’expression. Si j’ai envie de hurler bien fort que je suis la reine des garces, j’en ai parfaitement le droit. Si ce que je dis heurte certaines oreilles, qu’elles sachent que rien ni personne ne me dicte ma conduite. Je ne suis pas une victime, je ne l’ai jamais été et je ne supporterai jamais que quelques trous du cul m’imposent leur conception de la vie.

Oui, mais le porno fait du mal aux jeunes de ce qu’ils disent !

Mais qui est responsable ? Qui devrait verrouiller au porno les appareils de ses enfants ? Jusqu’où va-t-on aller dans les interdictions parce que les gens pondent des gamins et s’en désintéressent derrière ? Faut arrêter. S’il faut pointer des gens du doigt, ce sont plutôt les politiques. De vraies merdes. Aucun n’a les couilles d’attaquer le mal à sa racine, tous ces sites de vidéos piratées qui ne servent qu’à faire du clic.

Tu soutiens donc l’initiative #payforyourporn.

A 200 %. Moi, je vois qu’il n’y a pas de problème avec les sites payants sécurisés. Je n’ai pas de problème avec mon Onlyfans par exemple. En revanche, j’ai des gros soucis avec Manyvids parce que je suis sûre que mes vidéos y ont été volées. Faut le dire ça, les gens doivent savoir. C’est de la merde.

On peut tenir le même raisonnement sur les flingues ou la sécurité routière. Ne trouves-tu pas le porno trop accessible ?

Justement, c’est ce que je dis ! Ce sont les merdes gratuites et volées qui sont trop facilement accessibles. Quand j’étais ado, je n’ai pas connu un seul mec qui payait son abonnement à un site pro. Mais qui a laissé proliférer tous les sites de contenus piratés sinon les hommes politiques ?

C’est techniquement difficile d’agir, les hébergements sont souvent à l’autre bout du monde.

Je sais que le porno en Chine est interdit et ils sont un milliard ! Voit-on des sites porno proliférer chez les Chinois ? Je ne crois pas non. Ceux qui veulent mater du porno sur internet font profil bas ou ils ont leur police qui débarque chez eux. C’est bien la preuve que lorsqu’on veut agir, on peut.

La Chine, c’est une dictature, tu ne peux pas simplement vouloir qu’on nous transpose leurs méthodes, ce serait la guerre civile !

Et donc personne ne fait rien et tout le monde se plaint. Qu’au moins on nous fiche la paix à ce moment-là et qu’on nous laisse faire notre argent.

Revenons à ta sexualité. La position du missionnaire et plein de bisous, tu aimes quand même ?

Il faut que je sois en plein plan love alors et que j’ai une grosse confiance en la personne avec laquelle je suis. Ce n’est pas gagné. En vérité, ça ne m’est arrivé qu’une fois et il y a longtemps. La seule chose qui me manque d’un couple, c’est avoir du sperme qui me dégouline entre les jambes tous les matins.

C’est concret ! Tu es une célibataire endurcie ?

On peut le dire. Ceux et celles qui se mettent en couple se replient sur eux-mêmes et lâchent souvent ceux qui les entourent. Ce n’est pas sain. Un couple, c’est d’abord deux individus, pas une seule et même entité. Comment peut-on grandir lorsque l’on n’est seulement entouré que d’une personne ? La co-dépendance est toxique. Moi, j’ai besoin d’espace pour m’exprimer et devenir la meilleure.

Tu es sur le circuit depuis plus de deux ans mais ta carrière semble prendre un nouvel envol depuis que tu es blonde, exact ?

Absolument ! J’ai été la première surprise. J’ai des tattoos et des piercings un peu partout alors que dans le fond, il suffisait que je change de couleur de cheveux pour que l’on s’intéresse à moi. Ça fait deux ans que je gape comme personne et tout le monde s’en fichait. Peu importe les performances, tout repose sur l’apparence. C’est naze mais c’est comme ça et je compte bien en profiter.

 

Sophia Grace
22 ans
Originaire de Rock Hill (Caroline du Sud)
1m65
57 kg
90 D

Filmo sélective :

– Anal Fuckdolls 3 (Girlfriends Films)

– Landlord (Spizoo)

– Shared for the First Time 3 (Digital Sin)

Dimitri Largo

À propos de Dimitri Largo

Journaliste professionnel depuis 2003. Rédacteur du magazine Hot Video de 2007 à 2014.