Saya Song : « Personne ne pense que j’ai 32 ans »

On pourrait dire que Saya respire les saveurs de l’Orient, mais Saya Song, on ne la traite pas comme une pub pour un plat de nouilles. C’est une pile électrique 100% yankee. Bon, la matière première vient de Corée, mais ça fait du bien : des minois comme le sien se font trop rares. Rencontre.

LVDX : Tu t’es fait tatouer, « lucky », au dessus du pubis. C’est qui le chanceux ?

Saya Song (Elle se marre franchement) : Il s’adresse à celui qui est sur moi en train de me pénétrer et au moment où il le lit ! Je suis un vrai porte-bonheur car beaucoup d’hommes ont pu le lire. Et puis, c’est vrai, ils ont de la chance d’être dans un de mes petits trous moelleux.

Tu t’es sérieusement fait tatouer ça pour qu’un mec qui te tamponne puisse le lire ?

Je ne trouve pas ça différent que de se faire tatouer un tribal dans le bas du dos. Je l’ai fait par devant parce que c’est ma position préférée alors que les filles qui se font tatouer dans le dos préfèrent être prises en doggy. Remarque, j’ai un gros tatouage au-dessus des fesses aussi ! Oh mon Dieu, c’est comme une drogue !

C’est fou quand même ! Le but est de le montrer à un maximum de mecs ?

Non, un seul chanceux, cela suffit. C’est marrant, je trouve. J’utilise mon corps pour afficher ce que j’aime et qui je suis. Je l’ai toujours vu comme une toile blanche à remplir. Quand j’ai fait mon premier tatouage, ma rose sur les côtes, je l’ai vu comme la première pièce d’un grand puzzle. Je ne pourrais plus revenir en arrière désormais et de toute façon, je ne regrette rien. Si, de ne pas encore en avoir fait plus !

Combien de mecs avant moi t’ont dit que tu ne faisais pas ton âge ?

Tous ; et ils pensent chacun être le premier à me dire ça. C’est d’une banalité ! Personne ne pense que j’ai 32 ans, alors maintenant, je mens, je dis que j’en ai 23. Ça m’épuise de toujours répondre à la même question sans pouvoir me justifier. Les Asiatiques vieillissent bien.

Pourquoi y a-t-il peu de performeuses asiatiques dans le porno ?

(Elle éclate de rire) Parce qu’elles travaillent bien à l’école ! Non, mais je suis sérieuse. Moi, je ne suis pas une Asiatique comme les autres. J’ai été adoptée et j’ai grandi dans le Michigan. Je ne mange pas de riz en famille, je suis à la viande rouge et aux frites ! Et je n’étais bonne qu’en musique, je faisais partie d‘un groupe. Je jouais de la trompette et du piano.

Et de la danse pour striper ?

Non, c’est venu bien plus tard. J’ai commencé le strip-tease à 21 ans. Ça fait plus de dix ans quand même que je suis dans les métiers du charme, mais je n’ai jamais vraiment su danser. Une bonne strip-teaseuse n’est pas obligée de savoir danser. Il faut savoir séduire et se déhancher. Je n’ai pas besoin de faire un grand écart pour séduire un mec ! Mais ceci dit, je sais le faire. Je suis naturellement très souple. Il faut les bases et des prédispositions quand même pour gagner sa vie comme ça.

Tu es venue au porno sur le tard. Pourquoi ?

Ça fait trois ans que je suis dans l’industrie. Mais auparavant, pendant deux ans et demi, j’ai fait mon propre porno, en homemade. Un peu avant me 30 ans, j’ai juste décidé de me professionnaliser. Avec le recul, c’était une sorte de crise de la trentaine, j’avis des choses à prouver, à moi et aux autres.

Qu’appelles-tu du homemade ?

Au total, une trentaine d’acteurs amateurs ont défilé chez moi. J’avais créé un studio dans une dépendance rien que pour tourner. C’est mon ex-mari qui m’a branchée dans ses délires et j’ai décidé de le suivre. Après avoir divorcé, j’avais envie de continuer !

Les boules pour lui !

Oui, ça, c’est sûr. Je ne sais pas s’il s’en est remis d’ailleurs. Je m’en fiche en fait.

Comment ta famille appréhende la fait que tu fasses du X ?

Il y a une forme de pudeur dans ma famille. Ils ne veulent pas savoir ce que je fais et je ne leur en parle pas. Ça évite les problèmes et lorsque nous nous retrouvons, nous ne partageons que les choses que nous avons en commun. Ça fait dix ans que je travaille avec mon corps, ils le savent parfaitement. Les silences parlent souvent bien plus que les mots.

Comment t’y prends-tu pour séduire un homme ?

La séduction, c’est mon truc. Quand un mec m’intéresse, j’ai envie de pousser, rentrer dans sa sphère d’intimité, sentir son odeur, sa chaleur et surtout savoir s’il a une bonne queue. Je suis très tactile. J’ai besoin de toucher.

Certains physiques t’attirent-ils plus que d’autres ?

Les hommes, je les aime grands et forts. J’adore être dans la peau de la petite brindille dans des bras musclés ou bien larges. Les poignets d’amour, je trouve ça mignon aussi. J’ai brisé beaucoup de couples en sortant avec des mecs plus vieux qui étaient déjà engagés.

D’où te viens cette énergie que tu mets dans chacune de tes scènes ?

Je ne suis pas une simulatrice, je me donne. Ce fluide si spécial qui se crée quand les corps s’emboîtent, c’est mon carburant. Il y a des jours où je suis plus sexuelle que d’autre, mais quoi qu’il arrive, je fais tout à fond. Quand la scène démarre, je ne m’arrête jamais. Ce sont les autres autour qui me tempèrent. Moi, je suis dans mon monde, j’ai des orgasmes en rafale. C’est de la magie.

Tu enchaînes les sodos sur tes scènes, tu as un secret pour ne pas être obligée de t’asseoir sur une bouée ?

Les sensations sont décuplées quand je me fais sodomiser. Et ça se passe très bien. Mon anus est souple, peut-être parce que j’ai commencé à me faire de l’anal assez tard, mais à partir du moment où je suis excitée, tous mes trous sont hyper dilatés. Les sexes rentrent sans forcer.

Tu fais dans le SM aussi ?

Oui, parce que ça passe bien à l’image et que je suis une pro. Mais personnellement, je ne suis pas dans les délires sado-maso. Quand je donne, je suis heureuse de recevoir en retour. Ce qui me plaît bien en revanche, ce sont les plans à plusieurs. Je suis montée à sept mecs en blowbang pour Jonni Darko, mais trois ou quatre mecs suffisent largement. Qu’il y ait une autre fille ou pas, ça m’est égal par contre. Je ne suis lesbienne que pour la caméra.

Tu as des besoins quotidiens ? Te masturbes-tu pour les satisfaire ?

J’ai des besoins comme toutes les femmes mais je ne vais pas te sortir que je suis nymphomane et que j’ai besoin de bite tous les jours. Si je me masturbe, c’est avec les doigts et j’aime bien me les lécher derrière ! Je suis de la vieille école. Les gadgets ne m’ont jamais spécialement attirée.

 

Saya Song
32 ans
Originaire de Seoul/Detroit (Michigan)
1m57
45 kg
80A

Filmo sélective :

– Saya Song’s Anal Initiation (Evil Angel)

– Battle of the Squirters 2 (Elegant Angel)

– Anal Fuck Dolls 4 (Girlfriends Films)

Dimitri Largo

À propos de Dimitri Largo

Journaliste professionnel depuis 2003. Rédacteur du magazine Hot Video de 2007 à 2014.