Rachael Cavalli : « Après une séance SM, j’ai pleuré de joie pure »

Avec son mètre 75 et son visage anguleux, on se demandait s’il n’y avait pas eu magouille à l’état civil. Mais non, à 37 ans, Rachael Cavalli sort du peloton des Milfs pour se la jouer star. Entre autres réjouissances, elle nous explique les ressorts du BDSM, son grand kiff et un fantasme à la mode mais toujours mystérieux. On se tait et on lit.

LVDX : Tu es apparue sur le circuit porno en 2015, à 35 ans, c’est plutôt tard et assez peu fréquent. Qu’est-ce qui t’a motivée ?

Rachael Cavalli : Un divorce ! Je suis restée mariée 13 longues années. 13 ans à être bien sous tous rapports pour tout le monde, mes collègues, mes voisins, ma famille, mais j’étais vraiment malheureuse. L’ennui me rongeait. Les petits problèmes du quotidien sans importance mais qui prennent des proportions énormes : je n’en pouvais plus. Je me suis mariée trop vite. J’avais fait une connerie.

13 ans, c’est du masochisme…

Oui, maintenant, je le sais, sauf qu’à cette époque-là, c’est moi qui décidais de tout, c’est moi qui avais l’ascendant dans mon couple. Mon mari m’aimait tellement qu’il me passait tout. J’étais la maîtresse de maison, la maîtresse tout court, mais j’étais prisonnière de ma vie. Une prison dorée. J’ai explosé.

Ton pseudo trahit-il une femme qui aime les belles fringues ?

Et vénale, tu peux le marquer. Je suis vénale. Je trouve que ça sonne bien, ça fait luxueux, ça annonce la couleur. J’aime les belles choses, les beaux hôtels. J’ai un niveau de vie. Quand je pars quelque part, c’est avec quatre valises, full service et pas en sac à dos. Roberto Cavalli est mon créateur préféré. Ensuite vient Fendi et Michael Kors, mais ce n’est pas italien.

Au moins, sait-on pourquoi tu fais du porno.

Ce n’est pas pour l’argent, bébé (NDLR : elle ponctue chacune de ses phrases d’un « babe »). C’est pour le plaisir d’être filmée. Je ne peux plus m’en passer. Je ne baise que dans le porno. Si ce n’est pas filmé, je perds mon temps. Je fonctionne de cette manière désormais, c’est comme ça.

Oui, mais tu commercialises tout derrière, normal !

Non, mon ordinateur est rempli de vidéos privées. J’ai des dizaines de Snaps que je ne garde que pour moi. Je ne vais pas mentir, ce que je fais le plus, ce sont des vidéos personnalisées. Maintenant, je ne fais presque plus que ça entre deux tournages.

Revenons à ta période post-divorce, quel métier exerçais-tu ? Comment le porno est apparu dans ta vie ?

J’ai gardé d’excellents rapports avec mon ex-mari qui me trompait ! Mon divorce m’a laissé dans le confort financier. Je tenais sa maison à temps plein. Je n’ai pas été une garce et quand j’ai voulu faire ce que je voulais, dont du porno, mon ex-mari n’a pas fait d’histoires en retour. Nous sommes restés proches. C’est drôle quand même, c’est mieux maintenant que ça ne le fut pendant 13 ans. Mais pour revenir à mes débuts dans le porno, je suis allée au salon de Las Vegas en janvier 2015, comme une simple visiteuse, mais habillée bien sexy quand même. Mon meilleur ami, qui est en même temps mon maquilleur et coiffeur, m’accompagnait. On nous demandait des autographes. J’étais bien, je me sentais dans mon monde avant même d’y rentrer. A la fin du weekend, j’avais un petit tas de cartes de visite : au moins une dizaine de productions voulaient me faire tourner. J’en ai sélectionné une, Pornstar Platinum, pour un solo à l’Hitachi. Le soir de mon premier jour de tournage, je goûtais déjà aux femmes.

Ça ne t’était jamais arrivé ?

Trop légèrement pour considérer ça comme une première fois. Là, j’avais ma main enfoncée dans Leah Lexis, une professionnelle de la performance !

As-tu toujours été portée sur le sexe ?

Oh oui ! Et j’ai été frustrée pendant dix ans. J’avais du temps à rattraper et des fantasmes à assouvir.

Des fantasmes comme le SM ?

Oh mon dieu, c’est chez Kink que j’ai ressenti l’orgasme le plus intense. Déjà, car le BDSM n’est pas quelque chose dont j’ai l’habitude, J’aime que ce soit occasionnel, ça renforce la puissance de l’expérience. Je n’appellerais pas ça la liberté, mais la possibilité de se laisser aller, se laisser aller à son subconscient.

C’est profond…

De donner le contrôle et le pouvoir à quelqu’un d’autre et le laisser en faire ce qu‘il veut sans avoir aucune idée de ce qui va se passer, oui, c’est puissant. Dans la vie de tous les jours, je suis tout en contrôle. J’ai une personnalité si imposante que ça me soulage d’inverser les rôles. Le lâcher-prise prend des formes différentes. Je me souviens de la première fois où j’ai vécu cette expérience de domination. J’étais dans un donjon et après la séance, j’ai pleuré de joie, de la joie pure. Le maître a voulu me prendre dans ses bras, j’ai dit : « non, non, je ne veux pas être touchée. Ce n’est pas ce dont j’ai besoin. Je veux juste évacuer toute cette émotion ».

Tu es aussi connue pour ta poitrine, fut-elle préparée pour le X ?

C’est un petit « gros » cadeau de mon ex-mari ! Je ne suis pas dupe, j’ai un visage banal sinon. La chose que je peux vraiment modeler, c’est mon corps.

Penses-tu que le puritanisme gagne du terrain aux Etats-Unis ?

Surveille ton gosse, c’est tout ce que j’ai à dire. Moi, je pense surtout que ceux qui montent aux créneaux avec ça, sont surtout ceux que les filles fascinent le plus.

As-tu des passions particulières sortie du milieu ?

Je crois dans l’influence des astres sur notre vie. Quand j’étais mariée, l’astrologie a commencé à m’intéresser plus que de simplement lire mon horoscope dans le journal. C’est pour cette raison que je suis convaincue que tout est déjà écrit. Le futur est déjà écrit, nos destins aussi.

Rachael Cavalli
37 ans
Originaire d’Indianapolis (Indiana)
1m75
67 kg
100 E

Filmo sélective :

– Interracial Affair 6 (Pornstar Platinum)

– Squirting Cougars (Diabolic)

– True Milf 4 (Girlfriends)

Dimitri Largo

À propos de Dimitri Largo

Journaliste professionnel depuis 2003. Rédacteur du magazine Hot Video de 2007 à 2014.