River Fox : « Une actrice est moins nocive qu’un marchand de flingue »

Ses courbes suffisaient mais son visage mutin ne la rend que plus fatale encore. River Fox, 19 ans, c’est la bonne surprise de l’automne, déjà à l’aise dans le gros gonzo qui tâche. Pour Halloween, entretien avec un monstre de précocité qu’on a failli perdre lors d’un braquo. Véridique.

LVDX : Avec des yeux pareils, seul le ciel est ta limite, non ?

River Fox : Merci. C’est dans ma foi en Dieu que je puise ma force, alors faire référence au ciel, c’est un beau compliment. Je ne sais pas si un jour j’aurai un award, mais ça m’est complètement égal. Je suis entièrement naturelle, sans tatouage, je baise pour de vrai. Je suis contente de moi, je ne sais pas où sont ceux qui me trouvaient moches, qui disaient que je n’avais pas d’avenir, que je me faisais des illusions et que j’allais terminer dans un pawnshop de Charleston.

On ne croyait pas en toi ? Quel est ton parcours ?

Mon père est un fermier. Ma famille cultive le blé. Je n’ai jamais manqué de rien. Ils m’ont laissé faire mes propres choix. Ils ont toujours été bons pour moi.

Je faisais partie de la sonorité des étudiantes abstinentes. Je ne regrette vraiment rien, c’est toujours une idée que je trouve belle, mais dans la réalité, c’est bien plus compliqué. (Elle réfléchit) On ne peut pas lutter contre ce qu’on est. Quand j’ai quitté le groupe, après avoir leur avoir avoué que j’avais été déflorée, j’ai été traitée de tous les noms. Plus aucune amie ne voulait me parler.

Les logiques de groupe sont cruelles. Pourquoi se mettre des barrières pareilles en les intégrant ?

Mais j’y croyais et le porno ne m’a pas fait changer d’opinion. Ce n’est juste pas pour moi. Je ne suis pas assez forte. J’aime trop le sexe ! Mais si ça avait été possible, j’aurais réservé un acte aussi beau rien qu’à mon mari.

C’est fou, ça… River Fox, c’est le renard des rivières. Tu es proche de la nature ?

Oui, oui, oui, mon village est le plus isolé de Virginie Occidentale, déjà l’État le plus isolé des Appalaches et de l’Est du pays. Je suis une vraie fille de la nature, je ne supporte pas de rester éloignée trop longtemps de ma petite vallée de Cookslow. Là-bas, je suis plus souvent à cheval que sur mes jambes.

Revenons au porn, qu’est-ce qui t’a amenée à L.A ?

J’ai signé chez Motley Models au printemps dernier et j’ai fait ma première scène pour FTV et ATKingdom au début du mois de mai. Les premiers contacts se sont faits sur internet. Après ma première fois, j’avais une soif de curiosité. Mais après ce qui m’est arrivé, j’ai failli tout arrêter.

Que s’est-il passé ?

Je me suis faite braquée par un taré dans un drugstore, à Calabasas, là où je loge quand je suis à Los Angeles. Il était minuit, je rentrais de ma quatrième scène et j’ai fait un crochet par le Seven Eleven. J’allais payé à la caisse quand un mec avec un hoody noir est rentré. Il a levé le bras. Il tenait un pistolet et l’a braqué directement sur l’épicier. Ensuite, il m’a tenue dans sa ligne de mire, comme ça (elle mime le geste). Je suis restée pétrifiée. D’après les caméras, ça a duré moins d’une minute, mais je suis restée pétrifiée dans la supérette, même quand la police est arrivée.

Es-tu restée traumatisée ?

A partir du moment où je n’arrivais plus à rester dans le noir ou seule, je pense oui. C’est la première fois que je quittais mon environnement. J’étais à Calabasas depuis cinq jours. J’ai pleuré pour qu’on vienne me chercher. Je n’arrivais même plus à reprendre l’avion.

Et après ? Comment as-tu repris le porno ?

J’ai passé un mois à la maison. J’ai vu mes amis. En même temps, tout s’était bien passé sur mes premières scènes. Au bout de deux semaines, j’ai commencé à mieux dormir et j’ai décidé de revenir ici, mais accompagnée d’un ami qui veillerait sur moi.

C’est courageux, n’a-t-on pas cherché à t’en dissuader plutôt ?

(Elle s’emporte) On est moins nocive qu’un marchand de flingues ou pas ? C’est vrai ou pas ? Je n’attends pas de ceux qui ne sont pas de ce milieu qu’ils me comprennent. Juste qu’on nous laisse travailler tranquille et dans de bonnes conditions. Je mets de l’argent de côté. Je ne suis pas une flambeuse. J’aimerais m’acheter quelques années où je pourrais voyager et faire ce que je veux. J’ai pris conscience qu’il ne fallait pas perdre de temps.

Est-ce lié au fait que tu as fait du gaping dans la foulée ?

L’anal, c’est synonyme de plus d’argent pour moi. Et honnêtement, je préfère travailler avec l’anus qu’avec mon pussy. Ce que je fais est lié à ce que je renvoie : je fais beaucoup d’anal parce que j’ai un look d’étudiante innocente.

As-tu un mec dans ta vie ?

Je n’ai pas de petit ami, mais je compte bien fonder une famille, oui, d’ici cinq ans. En attendant, j’en profite pour m’éclater. Je ne cherche aucune relation. Je n’ai envie de penser qu’à moi, ma famille, mes amis et mes animaux.

River Fox
19 ans
Originaire de Charleston (Virginie Occidentale)
1m63
60 kg
95 E

Filmo sélective :

– Busted Roomate (Dirty Flix)

– Eager for Anal 2 (Evil Angel)

– Yoga Brings You Closer (Brazzers)

Dimitri Largo

À propos de Dimitri Largo

Journaliste professionnel depuis 2003. Rédacteur du magazine Hot Video de 2007 à 2014.