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Nina Angel : « Même quand je m’enfonce des balles de golf dans le cul, je reste classe et sexy ! »

Pierre Des Esseintes

Publié

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Entre présentations de scènes pour le site Jacquie & Michel TV, salons de l’érotisme, séances photos et tournages à l’étranger, Nina Angel, 25 ans, mène à cent à l’heure sa vie de businesswoman du X. Jamais à court d’idées et de projets, cette fonceuse au caractère bien trempé assume son amour du sexe, et s’épanouit dans le porno.

Comment es-tu arrivée dans l’industrie du porno ?

J’ai un parcours assez atypique. J’ai été contactée par une boite d’intérim de ma région pour travailler au salon de l’érotisme. Le job consistait à tenir un guichet à l’entrée du salon, et finalement je me suis retrouvée à vendre des tickets pour le théâtre érotique, où travaillaient Tony Caliano et Kelly Pix, à l’époque. C’est comme ça que j’ai fait connaissance avec le milieu, les acteurs. J’ouvrais les rideaux, je m’occupais des filles, j’ai aussi travaillé sur une téléréalité X. J’ai vu l’envers du décor, et ça m’a permis de comprendre comment ça fonctionnait. L’année suivante, j’y suis retournée travailler. Entre les deux, j’avais fermé mon entreprise de maçonnerie, et j’avais beaucoup échangé avec Tony Caliano. Je me suis décidée à tourner une scène, masquée. J’ai tourné pour Oliver, de Sweetprod. Puis, Tony m’a proposé de faire des présentations de scènes pour Jacquie et Michel TV, et j’ai dit oui. Au début, je ne donnais que ma voix. J’y suis allé crescendo. Je ne voulais pas qu’on m’oublie au bout d’une semaine, je voulais vraiment me faire une place et un nom ! Ensuite, j’ai donné mon image, en tant que présentatrice. C’était en janvier de cette année. Enfin, j’ai tourné la scène Nina, 25 ans, de présentatrice à actrice, et c’est comme ça que c’est parti ! Après, j’ai travaillé avec d’autres productions, notamment à l’étranger.

Et aujourd’hui, tu es donc devenue une vraie professionnelle…

Ce n’était pas forcément ce que je cherchais au départ, mais je me suis rendue compte que ça pouvait me rapporter de l’argent. J’ai compris que je plaisais, les gens me rappelaient, et je suis arrivée à me construire l’image que je voulais. On verra bien ou je serai dans dix ans, mais pour l’instant je suis là (rires) !

Comment passe-t-on de réalisatrice à actrice ? A quel moment s’est fait le déclic ?

J’avais déjà fait quelques scènes avant de devenir présentatrice, mais je n’étais pas reconnaissable. Je portais des lunettes, une perruque… J’ai voulu franchir le pas avec Jacquie et Michel. A force de voir les autres filles tourner, j’ai eu le déclic. J’ai vu que les tournages Jacquie et Michel se passaient très bien, ça m’a donné envie d’y aller.

Tu continues aujourd’hui, à faire des présentations de scènes ?

Malheureusement, j’ai moins de temps, depuis que ma carrière a pris un virage professionnel, mais j’en fait encore. Notamment dans les trios femme/femme/homme. Je présente les filles pour leur première vidéo. Quand elles ne sont pas bisexuelles, elles sont beaucoup plus à l’aise avec moi. Je m’occupe d’elles avant les scènes, je les maquille, je les coiffe, je les guide. Je ne suis pas seulement présentatrice. Quand les tournages sont réalisés par Antho, Juan ou Oliver [réalisateurs pour le site Jacquie et Michel TV], je suis là, pour préparer les filles. Je travaille avec ces trois équipes de production.

Tu travailles encore sur les salons de l’érotisme ?

Oui, je viens de signer pour la prochaine saison des salons, qui commence en octobre. Je fais des shows sur les grandes scènes, et je suis aussi l’actrice principale des théâtres lesbiens.

Ton emploi du temps est plutôt chargé !

Oui, je gère beaucoup de choses : mon métier d’actrice, les présentations, les salons, je fais de la figuration dans des clips, je suis modèle photo, je travaille aussi avec des marques… Je suis partout !

J’ai regardé le making of d’une de tes dernières séances photo sur Twitter, où tu t’enfonces des balles de golf dans le cul, puis de la crème chantilly que tu expulses ensuite… C’est un peu étrange, non?

En effet (rires) ! Mais je cultive ce côté atypique. Même si je suis une performeuse, je veux garder une image « classe ». C’est vrai que je m’enfonce des balles de golf dans le cul, mais avec des Louboutin aux pieds !

Les performances anales, c’est vraiment ton truc ?

Pour être honnête, ça fait trois mois que j’ai commencé l’anal ! Même dans ma vie privée, je n’en faisais pas ! Quand je suis partie travailler pour Legal Porno à Prague, je n’avais fait qu’une seule double pénétration, avec Lorenzo et Antho, chez Jacquie et Michel. Mais ça s’est bien passé, tellement bien d’ailleurs que je ne devais faire qu’une double pénétration, et j’ai fait une double anale et un fist ! C’est en travaillant là-bas que je me suis rendue compte que j’étais non seulement actrice, mais aussi performeuse ! Les conditions de tournage étaient optimales, on m’a mise à l’aise, donc j’étais prête à tenter beaucoup de choses !

Je suppose qu’il existe des techniques particulières, quand on n’est pas du tout habitué à l’anal…

Oui, heureusement, car c’est vrai que quand je suis arrivée là-bas, j’ai eu un peu peur que ça ne passe pas, avec ces acteurs blacks très bien membrés ! En plus, on ne va pas se mentir, Legal porno fait partie des productions les plus hard. Je me suis demandé, à un moment, moi qui n’avais que trois ou quatre mois d’anal derrière moi, comment j’allais encaisser ! Tout le monde, sur le plateau, a vu que j’étais stressée. Mais on m’a mise à l’aise. J’ai fait un lavement, puis un acteur m’a préparée avec des plugs et du lubrifiant, pour me dilater. Tout s’est fait à mon rythme, progressivement… On m’a demandé si je voulais faire une DP, j’ai dit OK. Pour le fist, j’ai dit OK devant, mais pas derrière, et avec une main de fille ! Ils ont vu que j’avais du potentiel, que j’étais capable d’encaisser !

Quelle est la scène que tu as préféré tourner ?

J’ai adoré ma première DP avec Antho et Lorenzo. C’était une première, et ça s’est vraiment bien passé. Mais j’ai aussi beaucoup aimé mon tournage chez Legal Porn. C’est très pro, bien organisé, bien préparé. Je n’ai jamais vécu de mauvais tournage dans le X. Je n’ai aucun mauvais souvenir, de douleur ou autre.

Ton prochain tournage, ce sera un J&M Elite avec Luka ?

Oui, j’ai hâte ! J’ai envie de montrer une autre image de moi. Je n’ai pas envie d’être connue uniquement comme présentatrice, ou actrice de scènes Jacquie & Michel TV ! Faire un Elite, pour moi, c’est une vraie fierté. En même temps, c’est la continuité logique de mon parcours.

Tu t’imagines tourner dans du porno « de niche » ?

Tout ce qui est BDSM ne m’intéresse pas. Et je ne veux tourner que dans des scènes qui me plaisent, dans lesquelles je prends du plaisir.

Le porno a-t-il dynamisé ta sexualité ?

Totalement. Le porno m’a permis de prendre confiance en moi, de me découvrir. Avant le porno, jusqu’à 25 ans, je n’avais jamais fait d’anal, même dans le privé ! J’ai découvert l’anal avec le X, et aujourd’hui c’est la meilleure façon de me faire jouir ! Je suis beaucoup plus anale que vaginale !

Quels sont les mots qui te décrivent le mieux ?

Entière, atypique, naturelle !

Tu te masturbes combien de fois par jour ?

Je me masturbe rarement. Je vis toujours à cent à l’heure !

Ou préfères-tu qu’un homme éjacule ?

Partout ! Dans ma bouche, dans mon cul… Ah oui, je fais aussi du creampie (rires) !

Qu’est-ce qui te fait le plus rire, dans la vie ?

Les choses simples, les gens simples, qui ne se prennent pas au sérieux !

Quelle femme pourrait être un modèle pour toi ?

Caroline Receveur. J’ai suivi son parcours, je l’apprécie beaucoup.

Tu es très active sur les réseaux ?

Oui, je fais très attention à mon image sur les réseaux. Dans ma vie privée, je suis maman, c’est pourquoi je fais peut-être plus attention que les autres. Ma famille, le père de ma fille, sont au courant de ce que je fais. Je fais attention aux productions pour lesquelles je travaille. Même si c’est du Legal porno, je veux toujours rester sexy, avec de belles lingeries. Je refuse catégoriquement les insultes, les baffes… Les productions avec lesquelles je travaille savent très bien quelle image je veux donner de moi. J’ai fait de la performance hard, de la double anale, du fist, mais en gardant toujours un côté sensuel et excitant. Comme je te le disais, même quand je m’enfonce des balles de golf dans le cul, j’ai quand même des Louboutin aux pieds, je reste classe et sexy !

Sur une vidéo de ton compte Twitter, on te voit en train de fumer un joint. Tu milites en faveur de la dépénalisation du cannabis ?

Totalement ! J’assume à 100 % tout ce que je fais, que ce soit mon métier ou ce que je fume. Ma famille le sait, je ne m’en cache pas sur les réseaux. Ça fait dix ans que je fume, ça ne m’a jamais empêchée de faire mes études et de travailler. J’ai un bac + 4, je suis propriétaire de ma maison, je gère une société… Le cannabis, j’en ai besoin pour mon bien-être et ma santé. Je dirais même que ça m’a sauvé la vie. Alors, oui, la dépénalisation, je suis pour !

Qu’est-ce que tu écoutes en ce moment ?

J’adore Jul. Oh mon Dieu, ça va sortir dans mon interview (rires) ! Ça aussi, j’assume à 100 % !

Sur quel projet travailles-tu en ce moment ?

Je travaille sur un nouveau concept, myboo, qui s’intéresse à des gens passionnés par le sexe, prêts à parler de tout sans tabou, et à être filmés de façon très naturelle. Pour ce site, je travaille déjà derrière la caméra, et je vais bientôt évoluer comme coach en image. Moi-même, j’ai un profil sur ce site, j’y parle de ma vie privée, on me suit quand je me rends sur mes tournages, on me filme dans ma vie de tous les jours. Ce sera très bientôt en ligne.

Comment tes fans peuvent-ils te contacter ?

Sur Twitter : https://twitter.com/NinaAngelx

Sur Facebook : https://www.facebook.com/ninangel75

As-tu un message à faire passer à tes fans ?

Je veux les remercier, évidemment, je ne serais pas là sans eux ! C’est grâce à mes abonnés que les productions me voient. Je les remercie pour leur gentillesse, leur bienveillance. Je n’ai jamais reçu un seul message négatif. D’ailleurs, pour moi, le porno, ce n’est que du positif !

Pierre Des Esseintes est auteur et journaliste, spécialisé dans les questions de sexualité. De formation philosophique, il est également sexologue. Il a publié, aux éditions La Musardine, Osez la bisexualité, Osez le libertinage et Osez l’infidélité. Il est aussi l’auteur, aux éditions First, de Faire l’amour à un homme et 150 secrets pour rendre un homme fou de plaisir.

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