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Actrices

Lena Anderson. La classe de Dallas

Dimitri Largo

Publié

le

Dans la classification périodique des actrices X, Lena Anderson est à ranger parmi les éléments rares, précieux et radioactifs. A son contact, les corps s’échauffent et se tendent. Sa demi-vie porn est pour l’instant de quatre années, mais à seulement 22 ans, on espère bien qu’elle rayonnera pour un bout de temps encore. Passage au scanner d’un électron libre.

 

De Dallas, on connaissait J.R Ewing et Kennedy. Depuis peu, Luka « Magic » Doncic pour les amateurs de NBA. Il faudra y rajouter Lena Anderson, 1m85 de pure Texane. Lena partage pourtant peu avec l’image d’Epinal que l’on se fait d’une fille du Lone Star State, surtout depuis 1979 et le film Debbie Does Dallas (blonde aux gros seins, sotte et nympho, pom-pom girl pour l’équipe de foot US). Déjà, physiquement, elle est tout le contraire. Ensuite, Lena Anderson fait partie de cette génération de jeunes femmes prêtes à tout pour devenir « modèle », quitte à faire du porno, une activité aussi banale que de se lancer dans l’immobilier, devenir pompiste ou pompier. Certes, on sait que ça fait belle lurette que faire du porno n’a plus rien d’un acte de rébellion subversif (pour ça, il vaut mieux porter des signes religieux ostensibles), mais on voit de plus en plus débarquer dans le X des filles qui, en d’autres époques, n’aurait jamais mis le pied dans le milieu. En cela, c’est un peu un retour aux sources, à l’époque des premières actrices pas encore calibrées pour ce qu’on voulait en faire.

Le décor est donc planté. Lena Anderson n’est pas une actrice de cul, c’est une créatrice de contenus pour adultes, une formule inscrite au fronton de son Twitter. Embrasser une carrière porno ne l’empêche nullement de défiler sur les podiums, ce qu’elle fit en 2018, lorsqu’elle mit le porn entre parenthèses pour retourner dans la mode et le prêt-à-porter. Preuves à l’appui : y a du Gal Gadot dans cette nana. Et pour une fille qui a les arguments physiques de Lena, le monde n’est donc pas si cloisonné et les passerelles professionnelles existent. Pourtant, elle plaque définitivement le mannequinat par la suite : « je n’ai pas voulu avoir l’indice de masse corporelle d’une anorexique. J’étais fatiguée de devoir me comparer à mes colocs en me disant : est-ce que je suis assez mince pour payer le loyer ce mois-ci ? » Dans le X, elle retrouve, comme elle le dit, « santé mentale et estime de soi ».

« Ce qui m’a intéressée dans le fait d’être modèle est de pouvoir travailler n’importe où dans le monde, confia-t-elle à ses débuts. Mais c’est un métier qui est exigeant physiquement. Il faut savoir se donner, parfois composer avec la douleur ou de l’inconfort. Et puis, on a peu de temps pour visiter les endroits où l’on shoote. Je n’ai jamais eu le temps de flâner à L.A ». Fille de prof qui a élevé seule ses deux enfants, d’abord au Texas puis en Virginie, elle s’exprime avec une délicatesse guère étonnante par rapport à ses collègues. Une forme de grâce émane de cette jeune femme qui a mis du temps à se trouver une identité porn et se fit successivement appeler Sloan Kendricks, Maggie McGee, Jordan West, Blaire Ivory et enfin Lena Anderson. On tient un cinq majeur All-Star. Par ailleurs, quand on jette un œil à sa filmo, aucun gros gonzo Evil Angel ne vient l’entacher. Non pas qu’elle refuse l’accès à son usine à Suchard, mais elle le réserve aux prods les plus glamours et même à une seule d’entre elles : Tushy. Pour autant, Lena Anderson ne fait pas dans la préciosité. La belle encaisse et ne rechigne pas à se prendre faciales et autres creampies. Souvent sollicitée pour des scènes lesbiennes, Lena profite de sa taille mannequin pour créer le décalage avec sa partenaire de jeu. Pour peu qu’on lui colle une milf aux gros seins, le résultat est d’une efficacité masturbatoire 100% garantie.

Indépendante – elle n’a jamais été répertoriée dans aucune agence –, Lena était en coloc avec Gabbie Carter jusqu’au lock down, qui a renvoyé toutes les filles qui venaient passer quelques semaines pour tourner à L.A dans leurs pénates. Toutefois, depuis le début de l’été, elle s’affiche avec un mâle dont on ne connaît pas le visage, mais qui lui prête volontiers sa queue pour produire du contenu homemade. Car Lena Anderson tourne un maximum pour elle-même, fidèle à sa ligne de conduite : être la plus libre possible. Elle est au parfum qu’elle ne peut compter sur personne. « Tout le monde essaie de profiter de toi dans ce business. Déçue, mais pas surprise » twittait-elle d’ailleurs début septembre.

Au rayon des déceptions, elle a aussi pu constater que la conscience politique n’étouffe pas les pornstars à l’heure où les States sont traversés par un vent insurrectionnel. « C’est vraiment pénible de voir les comptes qui ignorent complètement ce qui se passe et parlent de leur prochaine opération des nichons ou la nouvelle vidéo à vendre. Comment peut-on penser au profit quand les gens sont assassinés dans nos rues ? Putain, dites quelque chose » s’insurgeait-elle récemment sur l’oiseau bleu. Sensible, cultivée, ouverte sur le monde et son époque, Lena Anderson est définitivement une pornstar en porcelaine AAA. « Dans dix ans, je me vois dans ma maison de L.A en train de jouer au Beach-Volley et peindre. J’aime l’art et j’ai vendu des œuvres. Georgia O’Keeffe est mon artiste préférée. J’aime sa combinaison de l’huile et de l’acrylique. J’écris des histoires aussi, des histoires de science-fiction, mais que je ne finis jamais ! J’espère en achever au moins une dans ma vie ».

Lena peut écrire des histoires, tant qu’elle continue à faire des films, ça nous va !

Journaliste professionnel depuis 2003. Rédacteur du magazine Hot Video de 2007 à 2014.

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