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Jada Kai : Du double axel à la double péné

Dimitri Largo

Publié

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Ex-patineuse artistique professionnelle, Jada a toujours kiffé attirer le regard. Si elle a mis du temps à digérer qu’elle ne deviendrait pas la nouvelle Michelle Kwan, il en a fallu peu à l’agent Mark Spiegler pour la convaincre d’embrasser une carrière de pornstar. D’ailleurs, il n’a pas eu besoin de le faire, c’est elle qui fut introduite auprès de lui par la légende Asa Akira.   

 

Nous sommes à Tokyo, le 8 août 2020. Jada Kai, double championne olympique en titre de patinage artistique remet la médaille d’or à son successeur sous les vivats de la foule massée autour de la patinoire. A 30 ans, l’Américaine naturalisée philippine a tout gagné et profite d’une retraite bien méritée, entre deux plateaux télé qu’elle arpente pour la promotion de son autobiographie, intitulée « Jamais à genoux »

Selon certaines théories en physique quantique, un tel scénario existe, quelque part, dans le multivers. Sa réalité ne serait pas moins tangible que celle dans laquelle Jada Kai remet l’AVN Award de la meilleure performeuse à Angela White. Mais parce que tout paradoxe est impossible, il faudra se contenter de la seconde option : dans notre dimension, Jada Kai se fait démonter le fion.

L’histoire commence lorsque Jada a six ans. Férus de patinage, les parents de la jeune fille l’initient sur la patinoire de Penn’s Landing, à Philadelphie, sa ville natale. Elle prend rapidement des cours et montrant des aptitudes hors du commun, elle est repérée par ses entraîneurs successifs qui suggèrent à ses parents de l’inscrire au High Performance Training Center de l’Université du Delaware, une fabrique à prodiges du patinage aspirant aux Jeux Olympiques. Sans hésitation, la famille déménage dans l’Etat voisin. À peine rentrée dans l’adolescence, Jada se coltine le régime draconien du sport-étude. Il va rythmer sa vie des années durant. À 14 ans, elle dispute ses premiers championnats nationaux. Deux ans plus tard, en 2007, elle décroche la 8ème place en Individuel aux Championnats des Etats-Unis devant près de 13 000 spectateurs réunis à Spokane, près de Seattle.

La future Jada Kai vit son moment de gloire. « J’aimais être sur la glace, regarder le visage des gens et voir leurs réactions, confie-t-elle à AVN. Il n’y a rien de comparable à ce sentiment. Certaines venaient avec l’idée de faire de leur mieux, moi j’étais là avec la volonté de battre tout le monde. J’ai toujours eu l’esprit de compétition ». Néanmoins, la réalité rattrape la jeune championne qui échoue à se qualifier pour les jeux de Vancouver de 2010. La concurrence est trop forte pour intégrer Team USA. L’année suivante, elle décide de représenter les Philippines, le pays d’origine de ses parents, lors des compétitions officielles et devient championne nationale de l’archipel en 2012 et 2013. À sa grande surprise, elle n’est pas envoyée par sa nouvelle patrie aux sélections pour les J.O. de 2014, qui lui préfère la championne junior.

Une séquence qu’elle vit comme une injustice. « J’étais deux fois championne nationale en titre. Elle n’avait même pas participé à une seule compétition senior. Je le méritais. Elle n’était pas au niveau. J’ai payé le fait de ne pas être considérée comme une véritable athlète philippine ». Ecœurée, Jada ne s’en remettra jamais vraiment et achèvera sa carrière par une honorable 8ème place lors de la compète internationale des Four Continents, à Séoul, en 2015. Et c’est à ce moment de sa vie, où sa carrière d’athlète pro prend fin, que la période de galère commence.

En effet, à 25 ans, dont 15 consacrées exclusivement au patinage, la jeune femme ne sait naturellement pas quoi faire. Elle s’installe dans le Colorado, l’Etat-roi des sports d’hiver et tente de donner des cours de patinage mais ne trouve aucune clientèle susceptible de rétribuer justement son expertise. Elle accepte des petits boulots, vend des farces et attrapes dans une boutique du centre-ville de Colorado Springs pour finalement terminer bartendeuse. « J’ai rencontré une fille et mes tabous ont volé en éclat. Elle était très sexuelle et parlait sans arrêt de masturbation. C’est la première personne qui était aussi positive sur la question. Elle m’a décoincée. Quelques mois plus tard, je suis rentrée dans le Delaware. Je suis sortie avec un mec et j’ai trouvé du porn sur son téléphone. Sur le moment, j’ai pensé que je ne lui suffisais pas, mais il m’a expliqué qu’il aimait ça, c’est tout. Petit à petit, je m’y suis mise aussi au point de lui piquer son compte Brazzers. J’aimais regarder les actrices asiatiques genre Cindy Starfall et Asa Akira et me demandait si j’aurais pu être à leur place ». Elle ne tarde pas longtemps à le savoir.

Quand son mec s’installe à L.A, elle le suit et pour financer leur installation, se lance dans le grand bain de la webcam. Pour sa première soirée, elle engrange un encourageant 200$. La Jada Kai actuelle est née. Avec son mec qui prend le blaze de Jackie Knight, elle commence à publier du contenu amateur sur Pornhub et se fait repérer par la grande Asa Akira qui la présente en juin à l’agent Mark Spiegler. « Je ne recrute, ni ne fais jamais de publicité, mais Asa m’a dit qu’elle était brillante, témoigne Spiegler. Objectivement, elle est vraiment très jolie. Une fille jolie, c’est bien, mais une fille intelligente, c’est mieux. Jada est intelligente, fiable et responsable. Quand je lui demande d’être testée, elle le fait. Quand elle dit qu’elle va appeler, elle appelle. Elle fait les choses dans les temps. Ça peut paraître des petits détails, mais à l’arrivée, c’est ce qui fait toute la différence. Il faut beaucoup de détermination pour mener une carrière de sportive de haut niveau et je suis certain qu’elle abordera le milieu de l’adulte de la même manière ».

Drivée d’une main de maître, elle aligne une quinzaine de scènes au cours de l’été qui n’ont rien de gang bangs dans des pissotières. « Aussi longtemps qu’elle assure, je lui prédis un grand succès, affirme son agent. Les Occidentaux ont toujours eu une affinité pour les femmes asiatiques et le fait qu’elle soit une ancienne championne de patinage artistique la rend encore plus identifiable pour le grand public. D’ailleurs, je l’ai prévenue que les gens allaient rapidement découvrir sa véritable identité ». Là-dessus, Jada Kai a l’air parfaitement à l’aise : « Mon seul regret est de ne pas être entrée dans l’industrie plus tôt. Je suis restée surprotégée si longtemps… Mes orgasmes actuels sont de vraies explosions ! » Paroles d’experte du triple-boucle piqué.

Journaliste professionnel depuis 2003. Rédacteur du magazine Hot Video de 2007 à 2014.

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