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Top 5 des anime hentai culte

Clint B

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L’univers du manga porno est varié, très varié. Aussi, une petite sélection des 5 hentai les plus fameux devrait permettre aux novices de la tentacule de s’initier sans s’y casser le nez…

Qu’il s’agisse de papier, de jeux, de scans ou d’images animées, l’offre en matière de hentai est pléthorique, pour qui se donne la peine de fouiller le web à la recherche de ces fantaisies japonaises à vous faire perdre quelques points de santé mentale. Encore faut-il pouvoir trier le bon grain de l’ivraie au milieu d’un corpus rarement traduit dans la langue de Molière, aux œuvres aussi variables en qualité que riches en fétichismes bizarres. Et croyez-moi, vous n’avez pas envie de vous égarer dans la bibliothèque de Pandore. Tentacules, viol, inceste, on a tôt fait de découvrir la dimension traumatique de la branlette.

Histoire d’y voir un peu plus clair dans la forêt des fantasmes interdits, nous vous avons donc concocté un petit top 5 des anime porno (les hentai en vidéo) les plus culte. Un petit tour d’horizon du paysage hentai qui permettra certainement au profane curieux de s’initier en douceur à cet érotisme si particulier.

La Blue Girl

Les tags : monster, tentacle rape, horreur, fantasy, démons, ninja, futanari.

Dans le japon moderne, les clans ninja Miroku et Suzuka s’affrontent pour le contrôle d’un sceau sacré, pacte de trêve avec les Shikima, démons de la perversions qui se nourrissent du plaisir sexuel pour asseoir leur pouvoir sur le monde. Dernière héritière des Miroku, la jeune Miko Mido, 18 ans, doit à tout prix maîtriser les arcanes du ninjutsu sexuel pour déjouer les intrigues et autres corruptions vicelardes des Suzuka.

Si, du légendaire Toshio Maeda, nous aurions pu citer Urotsukidoji, pionnier dans le contournement de la censure puritaine par l’usage immodéré des tentacules intrusifs, c’est par son statut bien moins underground que La Blue Girl s’impose parmi les hentai incontournables. D’un classicisme délicieusement désuet, cette fiction assume sa parenté filiale avec le manga traditionnel, à travers une approche très shonen de l’intrigue. Chaque affrontement se noue autour de l’imposition d’un orgasme contraint, dont l’héroïne triomphe par sa maîtrise de l’edging, et de diverses techniques de ninja plus loufoques les unes que les autres : raidissement des poils pubiens pour en faire des aiguilles, squirt aveuglant, hypertrophie du clitoris dans une perspective pénétrative… Le ton comme le trait, d’une naïveté rafraîchissante, achèvent d’ériger La Blue Girl en monument de l’érotisme potache.

Taimanin Asagi

Les tags : monster, tentacle rape, horreur, fantasy, démons, ninja, ahegao, insémination.

Igawa Asagi appartient aux Taimanin, un groupe d’intervention Ninja créé par le gouvernement japonais pour lutter contre les invasions démoniaques. Remerciée pour bons et loyaux services, elle est finalement rattrapée par son passé lorsque son fiancé et sa sœur sont capturés par le NOMAD, une organisation criminelle diabolique, pour être jetés en pâture dans la Chaos Arena, colisée clandestin où les participants font face à la brutalité d’engeances monstrueuses, jusqu’à la mort ou la dégradation sexuelle.

Là où La Blue Girl aborde la corruption sexuelle sous l’angle polisson du ecchi, plus coquin que hardcore, Taimanin Asagi adopte un ton résolument seinen. Sombre, violent et sans merci, ce hentai réservé à un public très averti est sublimé par un graphisme particulièrement organique et visqueux qui fera le bonheur des amateurs de sensations fortes. Mention spéciale à la mise en scène psychédélique qui abuse des effets de flou, de shaky cam, de grand angle pour donner une dimension proprement vertigineuse aux ahegao caractéristiques de la série. Tiré d’un eroge (un jeu vidéo japonais porno) qui ne cesse encore aujourd’hui d’être décliné, Taimanin Asagi s’impose au rang de hentai culte pour le fantasme viscéral qu’il propose.

Bible Black

Les tags : université, school girls, démon, satanique, lesbiennes, infirmière.

Dans un sous-sol abandonné, une étrange messe noire aboutit au sacrifice d’une jeune vierge au milieu d’un pentacle entouré de candélabres vacillants et de nonnes psalmodiantes. 12 ans plus tard, dans le sous-sol de son école, le discret Taki Minase découvre un livre ésotérique, la Bible Noire. Usant inconsidérément des arcanes que contient l’opus, Minase hérite d’un pouvoir qui fait bouillir de désir toutes les plus belles filles du bahut. Mais toute pacte démoniaque a un coût et il se pourrait fort que sa promise Kurumi Imari en paie le prix fort.

Tout comme Taimanin Asagi, Bible Black, le hentai, est l’adaptation d’un eroge éponyme, écrit, mis en scène et dessiné par Sei Shoujo. Et c’est justement cet investissement, cette cohérence et ce souci du détail qui font de Bible Black ce qu’il est : une référence incontournable de la pornographie animée. Du dessin, précis et élégant, au scénario, haletant et pervers, en passant par le sexe qui mêle possession et pulsions démoniaques, Bible Black est une œuvre complète qui se savoure à chaque instant.

Viper GTS

Les tags : monster girls, succube, démons, futanari, nerd.

Ogawa, jeune otaku binoclard, aspire à la vengeance contre les bullies qui lui mène la vie dure. Pour ce faire, il entreprend un rituel démoniaque qui, à défaut de le mettre en contact avec le diable, invoque une succube chaudasse, prête à exaucer ses souhaits les plus fous contre menu paiement : son âme. Mais la jolie diablesse pourrait bien tomber sous le charme de ce jeune puceau si tendre…

Des dessins flashy, une intrigue farfelue, prétexte aux pénétrations diverses, des personnages aux noms de bagnoles de sport : Mercedes, Carrera et Rati (diminutif de Maserati)… Viper GTS est l’archétype du hentai acidulé, qui ne se prend pas la tête avec les contingences narratives. La sucrerie idéale pour les profanes en quêtes de fantaisies inédites. L’argument de la succube est en outre une excuse imparable pour s’initier au futanari, ce genre ultra-populaire qui met en scène de plantureuses demoiselles pourvues de phallus turgescents.

Taboo Charming Mother

Les tags : chantage, inceste, milf, sextoys, step-mother, step-son.

Mère au foyer délaissée, prisonnière d’un mariage sans passion avec Yosuke, déjà père d’un jeune homme dans la force de l’âge, Misako se languit de voir ses besoins sexuels à nouveau assouvis. Sa vie bascule lorsqu’au beau milieu de la journée, un appel téléphonique la surprend. À l’autre bout du fil, un pervers anonyme met à jour la dépravation latente de l’héroïne et entame un odieux chantage sexuel à son encontre. Et si Kazuhiko, le fils travaillé par ses hormones, n’était pas étranger aux tourments de son excitante belle-mère ?

Rarement le titre d’une œuvre aura su aussi bien transcrire la portée scandaleuse de l’œuvre qu’il coiffe (lecture par ailleurs absente de la dénomination nipponne : Enbo). Taboo Charming Mother est la pierre angulaire de tout un pan du manga pornographique : le chantage et l’inceste. Saisissant avec audace et subtilité les tabous familiaux, il s’illustre, outre son dessin soigné, par la perversion du jeu sexuel qui s’engage entre les protagonistes, délaissant les artifices spectaculaires (et tentaculaires) au profit d’une approche psychologique qui vous remue dans le bas-ventre. À l’heure où le X mondial placarde des « stepmom » et autres « stepsis » à tous bouts de tube, il est bon de revenir à une démarche narrative un brin plus ambitieuse. Un must du genre !

Inceste, chantage, tentacules et perversions démoniaques en tous genres, cette humble compilation devrait permettre au quidam frileux d’aborder l’art insondable du manga porno en toute connaissance de cause. Il y en a pour tous les goûts, et si l’un ou l’autre des lieux communs devait vous laisser de marbre, ou même carrément vous dégoûter, notez qu’il y a forcément de quoi trouver votre bonheur dans un genre qui n’a de limites que l’imagination. Les puristes nous reprocherons sans doute la perspective un poil datée, voire carrément vintage, de cette anthologie.

À ces derniers, nous conseillons d’aller jeter un œil au TSF Monogatari du très renommé Shindo L, récemment adapté en animé. Vanté pour son trait reconnaissable entre mille (notamment ses ahegao), et ses partis-pris dramatiques bouleversants, l’auteur livre ici un gender bender aussi émoustillant que sordide, qui se permet en prime d’aborder frontalement la question sociale du privilège masculin. À bon entendeur…

 

Titulaire d'une maîtrise en cinéma, auteur d'une Porn Study à l'Université Paris VII Diderot, Clint B. est aujourd'hui chroniqueur de l'actualité porno.

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