Suivez-nous

Actu/News

Le Sénat s’attaque au modèle économique d’OnlyFans et MYM

Publié

le

Ce mardi 10 février 2026, le Palais du Luxembourg sera le théâtre d’un débat législatif crucial. La proposition de loi portée par la sénatrice Marie Mercier vise à réguler sévèrement les plateformes de contenus pour adultes, en s’attaquant notamment à l’achat de services sexuels virtuels et aux dérives du management numérique.

Un tournant législatif pour le numérique

Alors que les plateformes comme OnlyFans et MYM ont connu une croissance exponentielle ces dernières années, le cadre légal français s’apprête à évoluer radicalement. Comme le rapporte le média Info.fr, le Sénat examine une proposition de loi qui pourrait marquer la fin d’une nouvelle économie pour les TDS.

Le texte, intitulé officiellement « Proposition de loi visant à prohiber l’achat de services sexuels virtuels personnalisés », a déjà reçu un accueil favorable en commission des lois le 4 février dernier. L’enjeu n’est pas seulement technique : il est profondément sociétal.

La pénalisation des « clients » : une extension de la loi sur la prostitution

L’innovation majeure de ce texte réside dans l’assimilation de l’acte numérique à l’acte physique. Selon les analyses de Public Sénat, la sénatrice Marie Mercier défend l’idée que « que ce soit sur le trottoir ou sur l’écran, c’est le même calvaire ».

Concrètement, le projet de loi prévoit :

  • L’interdiction d’achat de contenus personnalisés : La transaction financière pour obtenir un acte sexuel virtuel sur commande serait désormais illégale.

  • L’alignement sur la loi de 2016 : En pénalisant l’acheteur de services sexuels, la France souhaite décourager la demande pour tarir l’offre de « cyberprostitution ».

La traque aux « Managers » et au proxénétisme de nouvelle génération

Le texte cible également une zone grise de l’économie numérique : les agents et agences de management. Comme le souligne une dépêche de l’AFP (reprise par The Media Leader), une nouvelle infraction d’« exploitation sexuelle en ligne » est en passe d’être créée.

Le législateur souhaite punir ceux qui recrutent, gèrent ou tirent profit de la production de contenus sexuels d’autrui. Les sanctions évoquées sont lourdes : jusqu’à 7 ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende, une sévérité qui témoigne de la volonté de l’État de lutter contre ce que les élus qualifient de « proxénétisme 2.0 ».

Un enjeu de protection de la jeunesse

Au-delà de la morale, c’est la protection des mineurs (épouvantail souvent agité) qui motive cette offensive parlementaire. Infos.fr rappelle que la banalisation de ces plateformes chez les jeunes majeurs, et l’inefficacité notoire des systèmes de vérification d’âge actuels, ont poussé les sénateurs à agir. En limitant le modèle économique fondé sur l’interaction personnalisée, le Sénat espère briser l’engrenage qui pousse de nombreux jeunes vers une précarité sexuelle et sociale.

Conclusion : Vers une interdiction totale ?

Si le terme « interdiction » circule, il s’agit avant tout d’une interdiction du modèle transactionnel sexuel personnalisé. Les plateformes pourraient techniquement survivre, mais leur cœur de métier – la vente de services sexuels directs entre un créateur et un client – deviendrait illégal en France. Le vote de mardi sera donc déterminant pour l’avenir de l’industrie du divertissement pour adultes dans l’Hexagone.

Populaire

Merci de désactiver votre bloqueur de publicité pour accéder à ce site.

ADBLOCK a cassé ce site en voulant supprimer son contenu publicitaire.
Désactivez ADBLOCK pour consulter nos articles.