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Glory Zavatrash : « Je suis ouverte à toute proposition ! »
Après vingt ans de X amateur en couple, Glory Zavatrash brûle de repartir pour de nouvelles aventures, mais cette fois dans le porno professionnel. À quarante ans, cette bourlingueuse du sexe veut faire découvrir à ses fans une autre Glory, plus mature et posée, mais toujours aussi folle du cul. Rencontre.
Depuis combien de temps travaillez-vous dans le porn ?
Je suis dans le porno amateur depuis 20 ans. Je dis « amateur », parce que j’ai toujours fait des films exclusivement pour mon ex mari. Nous étions un couple libertin. Moi, j’étais jeune, quand je l’ai connu, j’avais 17 ans. Il allait à droite à gauche, et un jour, il m’a dit : « écoute, si tu veux qu’on reste ensemble, suis moi dans tous mes délires ». Je lui ai dit : « OK, on y va ! » On a commencé par sortir en clubs libertins, à rencontrer des couples via des sites comme Netechangisme [devenu Wyylde]. Ce qui excitait mon mari, c’était de me voir avec des queues dans la bouche, me faire souiller, baiser par tous les trous… Il a commencé à prendre des photos, puis quelques vidéos que l’on postait sur Netechangisme. On a créé une petite communauté sans même le vouloir. Des gens nous ont demandé : pourquoi ne créez-vous pas votre propre site ? C’est comme ça que tout a commencé.
Zavatrash, le clown du X, c’était votre concept depuis le début ?
Oui, il était toujours sous son masque, et il me mettait en scène. Il me demandait de réaliser tous ses fantasmes. J’étais très obéissante. Je faisais vraiment tout ce qu’il me demandait sans aucune limite. Et comme j’aime le challenge, j’allais même toujours plus loin.
D’où vient l’idée de ce pseudo ?
Au début j’étais Glory, et mon mari Zavatta, comme le clown. Comme nos vidéos étaient nettement plus trash que soft, je suis devenue Glory Trash, puis Zavatta trash, et enfin Zavatrash…
Et aujourd’hui, vous envisagez revenir dans le business ?
Oui, j’ai fait une pause de cinq ans pour élever mes enfants, développer aussi d’autres projets professionnels, et maintenant je me réveille !
Vous aimeriez plutôt travailler dans le X professionnel ?
Oui, des productions professionnelles nous ont contactés, avec mon mari, voilà quinze ans de ça, mais nous n’étions pas prêts, peut-être trop jeunes. Aujourd’hui, c’est vraiment ce que j’ai envie de faire.
C’est courageux de vouloir se relancer aujourd’hui…
Oui, j’ai 40 ans, je me dis que c’est maintenant ou jamais. Il y a quelques petits producteurs qui commencent à s’intéresser à moi sans que je pousse la porte. Donc du coup, je me dis : pourquoi pas ? Je suis très carrée dans ma tête. J’ai mon métier, ma passion, mes enfants, donc j’ai envie de retourner un peu là-dedans de façon régulière, mais ponctuelle, ne pas faire que ça.
Vous m’avez dit que vous aviez un autre boulot à côté, est-ce que vos collègues de travail connaissent votre carrière dans le porno ?
Oui ! Avant, j’étais assistante commerciale, donc je travaillais dans un milieu très masculin, où tout le monde savait. Ça ne m’a jamais porté préjudice. Ils m’ont toujours respectée. Aujourd’hui, j’ai complètement changé de milieu, j’ai ouvert une école de danse et je ne travaille pratiquement qu’avec des femmes…
Vous avez fait le tour de toutes les pratiques… Ce que ce que vous aimeriez faire dans le porno maintenant ? Des films scénarisés ?
Oui pour le côté artistique. J’ai envie qu’on me sublime. Je cherche moins ce côté trash. Les seules pratiques que je refuserais maintenant, c’est la violence, le fist anal et vaginal… Je n’ai pas envie de me bousiller. Sinon, je suis ouverte à toute proposition !
Quels ont été vos meilleurs moments de tournage ?
Mes scènes préférées ? Ce sont surtout des anecdotes en fait. J’ai fait des vidéos très spontanées où rien n’était scénarisé. Je prenais ma petite voiture, je m’arrêtais, j’accostais des inconnus pour les sucer… On a piqué de ces fous rires ! C’était incroyable, magique, des moments inoubliables !
C’était vraiment des inconnus ?
Bien sûr, toujours. J’étais la seule à faire ça en France.
Votre ex mari filmait ?
Au début oui, mais il m’accompagnait pour me former. Et un jour, il m’a dit : lui c’est bon, je le sens bien, tu prends la petite caméra et tu y vas, je t’attends dans la voiture… Donc j’y allais, c’était moi qui filmais. Après, il ne m’accompagnait même plus, il restait à la maison. Je prenais ma voiture, hop, je voyais un cycliste. Je m’arrêtais, j’ouvrais le carreau : « bonjour Monsieur, voilà, je suis libertine, j’ai ma petite caméra, ne vous inquiétez pas, je suis là pour vous faire du bien… Est-ce que vous voulez m’accorder cinq petites minutes ? » Je suis même allée dans des casernes de pompiers (rires)… ! En revenant, j’étais toute fière de montrer à mon mari ce que j’avais réussi à faire. Ça l’excitait, que je rentre le soir après avoir relevé le défi de baiser avec des mecs…
Vos tournages se sont toujours bien passés ?
Ça s’est toujours très bien passé, dans l’ensemble. J’ai eu quelques petites mésaventures, où j’ai eu très peur. Je suis tombée sur des personnes pas très sympas qui m’ont insultée, jetée des cailloux en me criant : « Qu’est ce que tu fais là, sale pute, qu’est-ce que tu nous veux ? » Et moi, j’insistais lourdement en rigolant !
Cette authenticité-là, c’est ce qui a fait votre succès ?
Oui, c’était tourné d’une façon naturelle et spontanée, on ne faisait pas de coupure. Si je me prenais des râteaux, si j’avais une grosse envie de faire pipi, on ne coupait pas !
Vous avez toujours pris plaisir à tourner ?
Parfois, je n’avais vraiment pas envie. Du coup, il y avait quelques petites tensions avec mon ex mari. Je lui disais : « non, j’ai pas envie d’y aller ! », et je m’énervais. Du coup, je voulais lui prouver que je pouvais faire encore plus que ce qu’il me demandait de faire.
Vous aviez un rapport maître/soumise ?
Oui, c’était une soumission exigeante à ses envies.
Et ça vous plaisait ?
J’étais accro. C’était une drogue. Après, quand on se retrouvait, on coupait tout, parfois pendant quinze jours. Nous étions d’autres personnes.
Ça a été compliqué de rompre avec lui ?
Très compliqué, oui. Je ne suis pas partie parce que je n’avais plus d’amour pour lui. Je suis partie à cause du business qui a pris trop de place dans notre vie. À un moment donné, je me suis regardée dans le miroir, et je me suis dit : « Qui suis-je ? Qu’est-ce que je veux ? ». On a recommencé, après avoir eu mes enfants. Mais je n’étais plus la même personne. Faire de l’exhib, ce n’était plus possible pour moi. J’avais peur qu’on m’arrête, que mes filles m’attendent à la crèche. C’était trop risqué, et peut être que mon mari ne le comprenait pas à l’époque. Et puis, malheureusement, dans un de nos derniers jeux, il a voulu que je rencontre un mec, et il s’est trouvé que c’était un ancien flirt, un garçon que j’avais dépucelé au collège ! Il m’a dit : « ça m’excite trop, tu prends la caméra et tu y vas ! ». J’y suis allée, et là j’ai craqué… Le coup de foudre ! Et mon couple a explosé.
Qu’est-ce que le porno vous a appris sur vous-même ?
Que je suis une battante, déterminée, courageuse. Je n’ai besoin de personne. Je peux me sortir de toutes ces situations. Je trouverai toujours une solution.
Et qu’avez-vous appris sur les hommes ?
J’ai appris qu’il en faut peu pour que les hommes cèdent à la tentation ! Ils ont tous une manière de fonctionner très différente. Certains sont très égoïstes, vont toujours penser à la performance, d’autres sont plus à l’écoute. Il y en a pour tous les goûts. On m’a demandé parfois des choses incroyables !
Par exemple ?
Par exemple : faire caca dans un doggy bag et l’envoyer par la poste… Au début, ça me paraissait incompréhensible [rires] ! Mais après, quand le mec reçoit son caca par la poste et qu’il le déguste, je peux comprendre que ça puisse exciter ! J’ai tellement vu de choses…
Vous pensez que la sexualité évolue avec l’âge ?
Oui, elle évolue tout au long de la vie. À quarante ans, je me dis que finalement, j’ai plus besoin de tendresse.
C’est quoi votre super pouvoir ?
La persuasion.
Quelle femme qui pourrait être votre modèle dans la vie ?
Clara Morgane. C’est une femme admirablement belle, naturelle, qui sait parler. Une très belle personne.
Avez-vous un message pour vos fans ?
Oui, j’ai des fans depuis la première heure et je les remercie. Ça me touche énormément. Je me rends compte que parmi les fans il y a beaucoup de très belles personnes profondes et sincères et ça c’est vraiment admirable. Les gens ne m’oublient pas, et ça me touche. Merci à eux d’être encore là, à me suivre.
Comment tes fans peuvent-ils te contacter ?
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