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Coucher le premier soir : en 2015, les françaises osent !

Thomas Fap

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« Jamais le premier soir ! » C’est ce que clamaient encore il y a quelques années bon nombre de français. Mais ça, c’était avant que des applications comme Tinder ne s’installent sur nos smartphones. Désormais, entrer en contact avec son voisin ou sa voisine est devenu un jeu d’enfant. De quoi faire revoir ses principes à la baisse ? CAM4.fr, un des leaders de site de rencontres par webcam, s’est posé la question et l’enquête de l’IFOP qui en résulte, intitulée « Le premier soir à l’heure des sites de rencontres » vient de paraître et met en lumière les comportements et sentiments des français plongés dans une société où tout parait en évidence plus simple qu’avant, notamment pour les femmes… mais où l’on a pourtant souvent l’impression de ne pas y trouver son compte.

Au moins une française sur 3 a déjà couché avec un inconnu dès la première rencontre

L’enquête nous rappelle un fait qui en fera bondir certains : dans les années 1970, les premiers rapports sexuels entre 2 partenaires surgissaient en moyenne 14 mois après la première rencontre ! Et il fallait en général attendre 4 mois de sorties pour commencer à oser être plus intime. En 2015 , plus de la moitié des hommes français (55%) et une française sur trois (34%) déclarent avoir déjà couché avec un inconnu dès la première rencontre. Les chiffres grimpent encore quand il s’agit d’une première « date ». Suite à un premier rendez-vous « amoureux », les françaises seraient 47 % à ne pas avoir attendu un deuxième rencard pour aller voir le loup.

Bientôt les femmes coucheront-elles aussi « facilement » que les hommes ?

La jeune génération accros aux téléphones et aux applis serait-elle responsable de cette évolution ? Possible : les filles de 25 ans sont désormais presque aussi nombreuses (36%) que les garçons (43%) à céder à la tentation dès la première rencontre. Adieu, enfin, le « slut shaming » ?

premier soirLes sites de rencontres : le moyen le plus prisé pour s’envoyer en l’air dès le premier soir

Les sites de rencontres constituent désormais l’espace numéro 1 quand il s’agit de coucher le premier soir. Derrière un écran, on se lâche, on s’excite et on cède plus vite. 26 % de ceux qui ont déclaré s’être adonnés à cette sexualisation rapide sont passés par un site ou une application. C’est 2 fois plus que pour les discothèques ou les soirées entre amis (13 % chacun).

premier soir 4Pratiques sexuelles lors du premier soir : « Chéri, la sodo, ce sera pour plus tard ! »

Que fait-on quand on succombe le premier soir ? Surtout des préliminaires ! 71 % des hommes lèchent leur partenaire lors de ces premiers ébats. Pour les femmes, le chiffre est de 44 %. Cela voudrait-il dire que la fellation fait encore peur ? Pas vraiment puisque 84 % des français disent l’avoir pratiquée ou en avoir bénéficié. C’est simplement que la pipe reste perçue comme un signe d’intimité et qu’elle suscite quelques réticences vis-à-vis de la possibilité d’une éjaculation buccale. Ces demoiselles sont d’accord pour plus se lâcher mais elles ne donnent pas tout tout de suite. Fait surprenant : la biffle le premier soir n’est pratiquée que par 7% des femmes et l’éjaculation faciale par 8% mais elles sont par contre 14 % à avaler. Prendre le jus en bouche serait donc plus ancré dans les mœurs et jugé moins transgressif qu’une petite tape amicale. Sans doute faut-il y voir un désir de la gent féminine de ne pas faire trop « porn ».

Ce désir de préserver le mystère et de ne pas faire « la totale » du premier coup se retrouve du côté des statistiques sur les positions. Quand une femme couche le premier soir c’est à 82 % pour faire cela en mode missionnaire. La levrette suit à 52 % et la sodomie, visiblement toujours un peu taboue, ne récolte que 14%

Avant un « premier soir » : les femmes s’épilent et les hommes se vident

L’enquête de l’IFOP / CAM4 s’est également intéressée aux rituels des français se préparant à l’éventualité d’un premier soir jouissif. Le réflexe des femmes ? S’épiler ! Elles sont 36 % à peaufiner le minou avant le grand soir. Les hommes, eux, ne sont que 12 % à débroussailler Popol. L’effort de présentation reste le fort de ces dames qui sont 2 fois plus nombreuses que les hommes à se parfumer (64 % contre 34 %) et qui sont 39 % à toujours faire attention à bien choisir leurs sous-vêtements quand les hommes ne sont que 21 % à y prêter une grande importance. Allez les gars, encore un effort !

C’est que la délicate intention de ces messieurs se trouve ailleurs. Avant un hypothétique premier passage à l’acte suite à une première rencontre, ils sont 31 % à s’être déjà masturbé avant le rendez-vous pour faire baisser la tension ! Appelée « safety wank », cette pratique consiste à se vider un bon coup et diminuer ainsi les chances d’être à cran ou de se faire avoir par une éjaculation précoce. Ils sont nombreux, les mâles à faire comme Ben Stiller dans Mary à tout prix. Et plus ils sont jeunes, plus cette « précaution » s’applique : 61 % des jeunes étudiants y ont recours !

premier soir 3Après avoir couché le premier soir, les femmes sont les premières à vouloir dormir seules !

Et oui : contrairement à la légende un brin misogyne qui voudrait que les femmes seraient toujours des petites choses fragiles en quête d’amour tandis que les hommes seraient des étalons solitaires et décomplexés, les chiffres apportent une nouvelle surprenante. Après avoir couché le premier soir, les femmes sont plus nombreuses à vouloir dormir seules (44%) que les hommes (29%).

Vite fait mal fait ? Les filles ne sont pas très satisfaites !

Alors qu’elles sont 30 % à se déclarer insatisfaites après avoir couché le premier soir avec leur partenaire, les femmes sont encore plus nombreuses (45 % soit quasi 1 femme sur deux) à ne pas être comblée quand le mode de rencontre utilisé est un site de rencontres. La vitesse des échanges tuerait-elle le plaisir féminin ? Ce n’est visiblement pas le cas de la gent masculine : les hommes se déclarent pour leur part satisfait dans 78 % des cas et ils sont 75 % à y trouver leur compte en passant par des sites ou applis. Les mecs de la génération Tinder seraient-ils moins doués au plumard qu’ils ne le pensent ? Visiblement, il y a encore du travail…

Étude Ifop pour CAM4.fr réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 16 au 18 septembre  2015 auprès d’un échantillon de 2 001 personnes, représentatif de la population âgée de 18 à 69 ans résidant en France métropolitaine. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée, statut marital) après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Thomas s'abreuve de porno depuis ses 15 ans. Après les premiers émois des VHS hétéros, il développe une passion débordante pour le x gay alors qu'Internet fait son apparition. Pornophage et curieux, tous les genres et fétiches attisent sa curiosité. Il partage ses fantasmes et addictions sur son propre blog, Gaypornocreme, et régulièrement pour le magazine gay Qweek.

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