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Bio/Milieu du X

Coulisses: 5 choses que vous n’imaginiez pas sur le porno gay

Thomas Fap

Publié

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Tout le monde en a un jour regardé, tout le monde a un avis sur la question. Consommateur ou pas, le porno reste un objet de fascination. Dans la culture gay, il suscite à la fois les passions ou la répulsion. Mais que se passe-t-il vraiment lors des tournages, quel est l’envers du décor ? 5 réalités sur les coulisses du porno gay que vous étiez peut-être loin de vous imaginer…

1 – Ceci n’est pas la réalité !

Cela pourra paraître idiot pour les pornophiles avertis mais oui : beaucoup de consommateurs de porno pensent encore que ce qu’ils voient sur leur écran est la réalité. Hors dans « film pornographique » il y a « film » et désolé si on casse le mythe mais un porno gay est mis en scène et ce que vous y voyez est souvent loin d’être vrai.

Tout dépend en fait du label que vous suivez. Si vous optez pour des productions de porno amateur ou françaises, il y a sans doute plus de chance que ce que vous voyez à l’écran soit un minimum authentique. Tournés à moindre coût, ne cherchant pas à faire dans le x esthétique, l’amateur se tourne souvent en temps réel. Tournage d’une heure pour une scène finale de 20 minutes où ne seront retenus que les moments les plus intenses. L’éjac est toutefois généralement programmée. En gros, les mecs peuvent s’éclater et se faire leur plan mais le réalisateur les guidera pour qu’il ait tout ce qu’il lui faut : des pelles, des préliminaires, de la pénétration et une éjac.

secrets_porno_gay-photo_04Les gros studios et en particulier ceux américains optent en revanche nettement plus pour l’artifice. Quand on cherche un beau cadre, à capter toute la beauté des modèles, à obtenir des photos de qualité, à faire rêver le spectateur en somme, cela prend du temps ! Certains tournages s’étirent de 6h à une journée entière. Autant dire qu’au bout d’un moment les garçons n’ont naturellement plus le cœur à l’ouvrage et doivent simuler. Rappelons également que tous les studios ne laissent pas nécessairement à leurs acteurs le choix de leur partenaire. Ainsi pour certaines scènes, un modèle peut se retrouver à devoir coucher avec quelqu’un qui ne lui plait pas du tout et faire croire qu’il s’éclate.

2 – Beaucoup de garçons ne bandent pas naturellement

On veut bien qu’un acteur porno soit pro, mais tout de même : bander pendant 7h, même aux côtés d’une bombe sexuelle, relève franchement de l’exploit. D’autant plus quand une équipe technique vous filme et vous scrute. Si c’est encore une réalité qui peut choquer le public, sur les tournages il est devenu quasi anodin pour les modèles de booster leur libido avec des stimulants plus ou moins sains ou dangereux.

Le Viagra est monnaie courante, la drogue peut circuler en douce (les réalisateurs et producteurs ne veulent pas en entendre parler mais ferment les yeux si leurs acteurs en prennent) et surtout les injections au pénis sont devenues assez systématiques. Certains labels imposeraient même à leurs modèles de se piquer le sexe afin de s’assurer qu’ils ne démériteront pas. Si vous vous demandiez comment les mecs hétéros qui tournent du porno gay arrivaient à bander, vous avez là un élément de réponse…

3 – Les pressions subies par les porno boys

secrets_porno_gay-photo_03Souvent moqués, les modèles pornos sont souvent perçus comme des beaux mecs un peu idiots et glandeurs qui gagnent de l’argent facilement. Être acteur porno n’est pourtant pas du tout à la portée de tous, surtout à l’échelle internationale. Pour faire carrière, un régime drastique s’impose. Les grands labels sont toujours plus obsédés par une sorte de perfection physique et il est devenu quasi impossible de devenir une star dans ce domaine sans avoir un corps de rêve. En lisant des interviews de la majorité des porn stars d’aujourd’hui, pratiquement toutes admettent aller quotidiennement à la salle de sport. Ils ne peuvent se permettre aucun écart alimentaire.

Autre obsession des producteurs : la quête de l’éjac parfaite. Plus il y a de sperme qui coule, plus on juge une scène excitante. Avant un tournage, certains garçons ne jouissent ainsi pas pendant plusieurs jours pour être certain d’avoir ce qu’il faut à déverser au moment où le moteur tournera. Ils ne sont ainsi pas particulièrement actifs sexuellement dans la vie de tous les jours car ils doivent se préserver pour les scènes.

4 – C’est aussi la crise dans le x gay !

En France, une scène peut ne rapporter que 150 euros ! C’est peu payé pour prendre le risque de voir des vidéos explicites de soi sur la toile jusqu’à la fin de ses jours ! On demande aussi de plus en plus aux acteurs de se vendre eux-mêmes et d’assurer leur promotion. Ils doivent ainsi s’improviser en community manager et réfléchir eux-mêmes à comment ils doivent se présenter, animer quotidiennement des comptes Twitter pour être sûr de capter l’attention. Sans être payés en plus. Pour ne pas être sur la paille, certains accumulent les shows live ou font les go go en discothèque. Le cliché que le porno gay est une source d’argent facile a la dent dure mais il est faux ! Seuls les modèles très populaires (une centaine dans le monde entier) peuvent être vraiment bien payés et espérer tourner une vidéo pour plus de 1000 euros.

secrets_porno_gay-photo_015 – La plupart des modèles pornos sont escort

Si en France on compte encore un bon nombre de mecs qui ne font du x que pour le fun, la plupart des stars européennes et américaines vivant du x y associent en général un job d’escort. Tout simplement parce que cela paie plus que le porno (pour un moment avec un porno boy, les clients paient 300 à 2000 euros la nuit). Il suffit de fouiner sur les sites d’escorting américains ou sur la fameuse section escorts de PlanetRomeo pour découvrir que tous ces mecs qui nous excitent proposent leurs charmes sur la toile.

Souvent, quand un réalisateur dit avoir trouvé de nouveaux modèles sur un site de rencontres, il nous raconte en fait des salades : le site en question est majoritairement PlanetRomeo et les garçons qu’on y déniche ne sont pas des amateurs mais déjà des professionnels du sexe. En faisant appel à eux, les studios misent sur leur faculté à simuler plus facilement et à ne pas être refroidi par l’idée de baiser sur commande, même avec quelqu’un qui ne les attire pas spécialement.

A travers ces 5 points, vous serez peut-être déçus et ne verrez plus le porno gay comme avant. Ce que l’on peut retenir en tout cas, c’est que quoi certains veulent en penser, acteur porno gay est un métier , et il est souvent difficile et demande assiduité, efforts, et qualités (être acteur porno c’est savoir feindre l’orgasme, exécuter tout un tas de positions, être capable de véritables performances physiques). Nous on dit : respect !

Thomas s'abreuve de porno depuis ses 15 ans. Après les premiers émois des VHS hétéros, il développe une passion débordante pour le x gay alors qu'Internet fait son apparition. Pornophage et curieux, tous les genres et fétiches attisent sa curiosité. Il partage ses fantasmes et addictions sur son propre blog, Gaypornocreme, et régulièrement pour le magazine gay Qweek.

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