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Sexe Hétéro et Sexe Gay : 5 différences

Thomas Fap

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Ne s’agit-il que de clichés ou y a-t-il vraiment des différences entre la façon de vivre et profiter de sa sexualité quand on est un garçon hétéro et quand on est un garçon gay ? Il suffit de tendre l’oreille lors d’une soirée ou un dîner pour entendre les éternelles banalités : « Vous les gays, vous avez vraiment de la chance, vous pouvez baiser comme vous voulez ». Vrai ou faux ? On explore cinq possibles différences fondamentales.

« Jamais le premier soir »

jamais premierMême si ces demoiselles se sont détendues depuis la dernière décennie, beaucoup de filles ont encore du mal à assumer la mécanique du plan cul. Pour beaucoup il y a là quelque chose de dégradant, qui relève de la non-estime de soi. Le phénomène des applications a toutefois changé en partie la donne et désormais il est plus facile pour une femme de vivre sa sexualité de façon indépendante. Ce n’est tout de même pas la norme et le « jamais le premier soir » perdure un peu.

Le cliché que tous les gays seraient des tarés du cul baisant à tout va est exagéré et faux. On trouve aussi « chez nous » beaucoup de garçons qui disent « chercher du sérieux », qui ont en horreur les étreintes directes et anonymes. Ils préfèrent sortir dans des bars, prendre leur temps et prendre plusieurs verres avant de voir si quelque chose est possible. Mais pour être tout à fait franc, je pense sincèrement que cela reste beaucoup plus facile entre gars. Le gay chaud qui a envie de tirer un coup rapide arrivera toujours à trouver quelqu’un s’il n’est pas trop vilain.

Il y a définitivement une approche plus décomplexée de la sexualité. En témoigne la façon très cash dont peuvent s’orchestrer des plans culs sur une application comme Grindr : après un « salut » et un « ça va ? » on peut de suite passer au « tu ch quoi ? » puis aux « trips » et paf ça s’échange des photos de cul et de bite. Beaucoup optent pour des plans directs : dial de 10 minutes max sur l’appli, échange d’adresses, on se rencontre dans la foulée, le mec arrive et ça baise sans même se parler. Parfois on prend un verre après mais cela reste une option.  Et personne ne se prend la tête, se sent sale après. C’était bon, point. Facile, trop facile peut-être même : la possibilité de pouvoir tirer son coup si facilement peut rapidement propulser les mâles dans des situations où ils ne s’arrêtent plus et deviennent sex addicts. Ils sont les premiers à ne plus pouvoir lâcher leur appli et à finir par ne même plus être apte à envisager une relation plus profonde et sentimentale.

« Open bar sur la pipe »

blowjobJe suis toujours étonné quand mes copines me racontent que « Ah non, la pipe c’est juste quand je suis en couple, je suis pas super fan ». Disent-elles cela juste par pudeur / timidité ou est-il vraiment plus compliqué de se faire facilement sucer quand on est hétéro ? Toujours est-il qu’entre mecs, la question ne se pose pas : la fellation c’est le minimum ! Il y aura toujours un ou deux mecs pour dire qu’ils n’aiment pas trop ça mais globalement la gâterie c’est un peu un passage obligatoire, la moindre des politesses, quand deux garçons se retrouvent dans un lit.

Reste cette éternelle rumeur sur le fait qu’un mec pomperait forcément mieux qu’une meuf puisqu’il connaît parfaitement le sexe masculin et qu’il sait ce qui est bon ou pas. Mouais… Savoir jouer avec une tige, ne pas mettre les dents et être apte à la gorge profonde me semble plutôt à la portée de tous et de toutes. Toujours est-il que la fellation reste un objet de fascination et de curiosité : si beaucoup d’hétéros jurent ne jamais vouloir coucher avec un mec, ils sont nettement plus nombreux, un soir où ils sont sous l’emprise de l’alcool, à se laisser aller pour « tester » et voir ce que cela fait de se faire sucer par un mec. Et il faut quand même constater qu’en général ils ne sont pas déçus du voyage.

Ce dont on ne parle pas : l’hygiène

cleaningCe n’est un secret pour personne : quand deux garçons veulent opter pour la pénétration, cela se passe par derrière. Objet de jalousie pour les hétéros qui l’affectionnent, la sodomie est forcément plus accessible quand on est gay. Mais la chose dont on refuse de parler ouvertement, c’est qu’on ne fait pas une sodo sans être un minimum prévoyant.

C’est quelque chose que les gays apprennent vite : si tu es passif et que tu te fais prendre, veille à être bien propre ! Et par là on n’entend pas juste bien se nettoyer les fesses sous la douche.  Le bon passif a chez lui au minimum une poire à lavement. Il veille aussi à ne pas manger n’importe comment avant une soirée où pénétration il pourrait y avoir. C’est assez contraignant mais quand on aime la péné, on ne rigole pas avec l’hygiène : un accident peut si vite arriver. Les filles sont-elles aussi prévoyantes ?

Pour rester sur le territoire de la sodo, on pourra enfin dire avec une certaine certitude que pour celui qui aime être actif le temps d’une sodomie, c’est quand même plus simple avec un gay passif. Tout simplement parce qu’il n’aura pas peur, qu’il sera à l’aise, qu’il maîtrisera davantage les positions. Moins de chance de tomber sur quelqu’un qui hurle de douleur au début. Et n’oublions jamais : les garçons ont un petit point G dans les fesses. Ils kiffent donc naturellement plus facilement de se faire prendre par cette voie encore tristement souvent taboue dans la sexualité quotidienne des hétéros.

Bordels vs Clubs

gay clubCeux qui aiment le sexe en groupe, en public, qui sont voyeurs et aiment se mélanger savent bien qu’entre hétéros et gays ce n’est pas la même chose au moment de passer à l’acte.

Pour participer à une partouze, l’hétéro devra entrer dans des cercles privés ou partir l’été au Cap d’Agde. Il se qualifiera à terme de libertin avec la notion de minimum de respect qui va avec. Pour un gay, il suffit d’aller sur une appli ou un site et de chercher un bon plan et en quelques petits jours, il finira par trouver son bonheur et sera invité à une orgie. Des sites favorisent même l’organisation de touzes comme le Club TBM. En général, les amateurs gays de la chose se débrouillent facilement pour entretenir leurs contacts et se retrouver invités dans des fêtes chaudes. C’est accessible à tous alors que pour les hétéros le ticket d’entrée est plus compliqué.

Il en va de même pour les clubs. Les hétéros iront s’amuser dans des clubs échangistes ou libertins, la plupart du temps en couple, quand les gays ont, notamment dans les grandes villes, un ou plusieurs « bordels » (qu’on désigne « sexclub » ou « cruising bar » pour rester polis) à disposition. Dans la plupart, on peut entrer gratuitement sans aucune sélection. Pour le prix d’une simple bière, on peut alors se faire une soirée baise tranquillou.

Jeux de rôles

jeu roleLa notion de jeux de rôles existe chez les hétéros comme les homos. Tout le monde aime jouer au dominant-dominé. Toutefois, les hétéros sont souvent plus coincés sur le sujet ou ont plus de mal à trouver quelqu’un avec qui s’amuser.

Les gays assument nettement plus la chose et dès le premier plan cul il peut être question de jeu de rôle, de prendre la position du maître ou de l’esclave sexuel. Le tout dans un relatif respect et amusement. La porte aux fétichismes et fantasmes les plus divers est également grande ouverte. Vous êtes chaud, vous êtes fétichiste des pieds ? Vous pouvez trouver très facilement un plan « panard » ou « skets ». Les couples cherchant des plans à 3 sont nombreux sur les applis. Les sexclubs (encore eux) proposent des soirées variées pour tous les trips et attirances : domination, cuir, latex, golden shower, fist… Et tout cela se pratique sans en faire une affaire d’état.

Cet article étant signé d’un gay, on ne peut qu’encourager nos amis hétéros à éventuellement réagir pour nous dire si l’on se trompe ou si, comme on pourrait tous facilement le penser, c’est en effet plus simple de se faire plaisir à deux quand on est un garçon qui aime les garçons.

Thomas s'abreuve de porno depuis ses 15 ans. Après les premiers émois des VHS hétéros, il développe une passion débordante pour le x gay alors qu'Internet fait son apparition. Pornophage et curieux, tous les genres et fétiches attisent sa curiosité. Il partage ses fantasmes et addictions sur son propre blog, Gaypornocreme, et régulièrement pour le magazine gay Qweek.

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