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Les jeunes et le préservatif : une histoire d’amour ?

Elise

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Instituée en 1988, le 1er décembre a eu lieu la 29e Journée mondiale de Lutte contre le sida. S’inscrivant dans la stratégie mondiale de l’Onusida 2016-2021 (dont le but est d’éradiquer l’épidémie d’ici 2030), elle est avec le week-end du Sidaction l’un des moments forts dans l’année, notamment de sensibilisation dans les établissements scolaires. Un nouveau sondage publié ce dimanche par Trendy, le site en ligne de l’Étudiant, nous révèle une perception parfois étonnante de nos jeunes face aux infections sexuelles transmissibles et à l’usage du préservatif.

« Les jeunes d’aujourd’hui n’ont plus peur du sida. » (Kamal Yahiaoui)

Petit rappel des chiffres (source Onusida, fiche de novembre 2016) :

Fin 2015, on estime à 36,7 millions, le nombre de personnes vivant avec le VIH dans le monde, dont seulement 1 personne sur 2 serait soignée, soit 18,2 millions (juin 2016). Une personne séropositive sur 20, soit 1,8 millions, serait un enfant de moins de 15 ans. Chaque année, 2 millions de personnes sont nouvellement infectées et un peu plus d’1 million de personnes en meurent (contre 2 millions en 2005). Bref, chaque année, c’est la taille d’une ville comme Paris qui serait infectée et la moitié qui partirait. En France, c’est plus de 150 000 personnes qui seraient atteintes, dont 30 000 (soit 1 sur 5) qui ignorent être porteuses du virus.

lvdx-jeunes-et-le-preservatif-les-visuel-2Échantillon étudié

719 personnes ont répondu en ligne entre le 6 et le 24 octobre 2016. 86 % sont des femmes, soit 618 filles et 101 garçons. La moyenne d’âge est de 20 ans.

Les mots d’ordre des campagnes ont bien changé

Les campagnes de lutte contre le sida se succèdent… et pourtant : 2 jeunes sur 5 se considèrent comme sous-informés. On ne parle plus aux jeunes nés dans les années 1990 à 2000 comme à la génération sida. « Les jeunes d’aujourd’hui sont n’ont plus peur du sida. Ils ont retenu que l’on peut vivre avec le VIH et que pris à temps et bien traitée la charge virale pourrait même devenir indétectable ! », confirme Kamal Yahiaoui, président du laboratoire Terpan. Depuis 1996 et l’arrivée des trithérapies, la chaude-pisse (infection à gonocoques), n’a cessé d’augmenter dans les deux sexes. La syphilis fait son boom en 2000, mais majoritairement chez les gays et plus particulièrement chez les séropos. Par contre, en 2003, ce sont les chlamidiae qui font un carton chez les jeunes filles de 15 à 25 ans. Super contagieuses et souvent super discrètes, elles passent facilement inaperçues…

lvdx-jeunes-et-le-preservatif-les-visuel-3Des idées reçues qui ont la vie dure !

30 ans de communication, de sensibilisation et de prévention n’empêchent pas la persistance des idées reçues : on pourrait « guérir » le sida avec des médicaments, les séropositifs mèneraient une vie « parfaitement normale », la pilule du lendemain pourrait « empêcher » les contaminations et on pourrait attraper le sida en « s’asseyant » sur le siège des toilettes. (IFOP, mars 2016)

lvdx-jeunes-et-le-preservatif-les-visuel-5Moins peur du sida que des piqûres…

Les jeunes n’ont plus peur du sida et s’ils ne se dépistent pas, c’est que quasiment 70% des personnes interrogées pensent ne pas avoir pris de risques ! 1 jeune sur 3 dans le sondage est angoissé à l’idée d’aller se faire dépister : car le milieu médical et les aiguilles les stressent, ou par peur du résultat.

lvdx-jeunes-et-le-preservatif-les-visuel-6Comment mieux agir ?

La bonne surprise ? 2 jeune sur 3 sont concernés par les IST et utilisent les préservatifs tout le temps ou du moins le temps d’avoir les résultats du dépistage.

lvdx-jeunes-et-le-preservatif-les-visuel-7Conclusion

Comme le rappelle le président de Terpan : « Le sida concerne tout le monde, toutes les générations, les hétérosexuels, les homosexuels, les hommes, les femmes. Nous avons la chance de vivre dans un pays où il est facile de na pas contracter le sida, il suffit d’utiliser le seul moyen efficace : le préservatif. Il en existe une multitude et il faut être attentif à trois choses : choisir la bonne taille, s’assurer que le préservatif a été testé électroniquement et ne pas négliger le lubrifiant qui réduit les risques de déchirures et améliore le confort ».

Étudiante en lettres modernes et libertine assumée. Mes deux passions: la littérature et le sexe. Que je peux enfin concilier sur ce blog, où je vous raconterai mes aventures sexuelles et autres coups de cœur et coups de gueule en rapport avec la sexualité. Bisous à tous (et à toutes, j'aime bien les filles aussi !).

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