Le premier bordel anglais avec des « sex robots »

Une maison de tolérance où les dames seraient des "sex robots" pourrait ouvrir prochainement en Angleterre. Ne cherchez plus le futur sur grand écran, il vient à vous en live. La prostituée du futur ne vous reprochera ni votre physique ni vos goûts en matière de sexe : ce sera un androïde.

Les « robots-bordels » sont une nouveauté 2017. Le tout premier s'est installé à Barcelone. Il propose à une clientèle curieuse de découvertes des rapports sexuels tarifés avec des poupées bluffantes de réalisme de la marque Lumidolls. Le succès semble au rendez-vous puisque le deuxième établissement du genre devrait ouvrir au public en Angleterre.

LVDX - US 29 - Bordel aux sex-robots - Visuel (1)La prostituée est un robot

Le premier avantage de cette nouvelle activité, avant toute considération sexuelle, est d'ordre juridique. C'est moins sexy mais c'est essentiel : en Angleterre, comme dans beaucoup de pays, les bordels sont interdits. Du moins avec des prostituées classiques. Bizarrement, le législateur n'a pas prévu d'interdire le commerce sexuel avec les robots-putes.

LVDX - US 29 - Bordel aux sex-robots - Visuel (2)Une franchise en expansion

Le premier claque [« bordel » en argot parisien courant…  d’avant-guerre, ndlr] s'est installé à Barcelone et ils visent déjà à se développer dans d'autres pays. Il faut signaler que ce premier établissement a subi des difficultés, non pas avec les pouvoirs publics mais avec des prostituées - bien réelles celles-là - qui n'appréciaient pas cette concurrence mécanique. Un déménagement et une nouvelle adresse plus confidentielle ont réglé le problème. Les tarifs de ces charmantes androïdes est d’environ 80 euros la demi-heure et de 100 euros l'heure.

LVDX - US 29 - Bordel aux sex-robots - Visuel (7)Fantasmes à la carte ?

Nos proxénètes 2.0 informent leurs clients potentiels qu'ils peuvent choisir l'ambiance et la tenue de leur coquine. Il y a pour l'instant quatre modèles disponibles avec des visages et des « personnalités » différentes. Pour la partie pratique, le représentant du bordel fait savoir que chacune des prostituées est soigneusement désinfectée après chaque client - ce qui ne dispense pas les plus prudents de porter une capote, bien sûr. Celles-ci ne parlent pas encore, mais coûtent déjà la bagatelle de 5 000 euros. Les développeurs travaillent déjà sur le modèle suivant, qui devrait fonctionner avec une intelligence artificielle et pouvoir communiquer avec l'homme, pour un prix modique proche de 14 000 euros. Faites des économies : la sortie est prévue cette année.

LVDX - US 29 - Bordel aux sex-robots - Visuel (5)Progrès ou décadence ?

Vous l'imaginez, certains s'indignent déjà du phénomène. Prêts à la polémique, les promoteurs de sex-robots défendent leur activité en avançant que les clients vont avoir une opportunité d'améliorer leurs performances sexuelles. La pute-robot serait-elle alors un genre de coach sexuel ? Pourquoi pas. Mais leur principal argument, beaucoup plus solide, est de rappeler que les clients pourront faire avec les robots ce qu'ils n'osent pas faire avec une vraie partenaire. Sans parler de ceux qui pourraient ainsi « surmonter les complexes physiques qui les empêchent d'être à l'aise en compagnie féminine ».

LVDX - US 29 - Bordel aux sex-robots - Visuel (2)L'avènement des sex-robots fait quand même furieusement penser à Westworld. Cette série est tirée du film éponyme datant de 1973, (Mondwest en français) dont la star était Yul Brynner. Il se déroulait dans un futur proche, au sein d'un parc d'attractions peuplé de robots. Les visiteurs pouvaient passer leurs vacances dans un environnement type Moyen Âge ou western en trucidant des robots. Mais évidemment les choses dérapaient et les robots se révoltaient contre les touristes. Reste à espérer qu'avec la modernisation croissante, les futurs sex-robots ne feront pas de même : imaginez la tête du client qui vient sodomiser une petite soumise manga et qui se retrouve à se faire fouetter les fesses, attaché au radiateur...

Jason Cold

À propos de Jason Cold

Reporter bilingue basé aux États-Unis, spécialiste du Xbiz américain.