Le rimjob, une histoire d’hommes ?

Illustration ouverture

Non, non, le rimjob masculin, comme disent les pornophiles yankees, n’est pas réservé aux septuagénaires prostatiques ! Derrière ce néologisme anglais se dissimule une pratique bien connue, que nos compatriotes désignent sous le nom d’anulingus ou « feuille de rose », pour les poètes… En fait, il s’agit plus prosaïquement de lécher l’anus de son (ou sa) partenaire, ce qui semble être d’un usage plus fréquent au sein des couples homos qu’hétéros.

04« On ne touche pas à mon cul ! »

 Si beaucoup d’hommes prennent leur pied à explorer un anus féminin avec leur langue et considèrent cela comme parfaitement naturel, la réciproque fait l’objet d’une bien plus grande réticence. Les mâles hétéros sont en effet nettement moins enclins à se faire baver sur le rectum par ces dames, pour des raisons plus morales et sociales que physiologiques… En réalité, il faut une certaine expérience sexuelle doublée d’une réelle ouverture d’esprit (entre autres…) pour apprécier cette pratique et c’est donc chez les hommes ayant largement dépassé la quarantaine que l’on trouve le plus grand nombre d’amateurs d’anulingus.

Certes, l’expérience féminine joue également un rôle, puisque de nombreuses femmes trop jeunes ou peu aguerries ne prendront jamais l’initiative de relever les jambes de leur partenaire pour fourrer la langue entre leurs fesses, la plupart n’y songeant d’ailleurs probablement pas. Quant aux plus délurées, il leur faudra encore passer le tabou que représente pour beaucoup d’hommes leur propre anus et prendre le risque d’essuyer un refus net et définitif.

16L’essayer, c’est l’adopter !

Et pourtant, tous ceux qui ont osé transgresser le tabou anal et livrer leur orifice à une langue dévouée (et dévoyée !) sont aussitôt devenus addicts ! Bon, soyons clairs, on ne parle pas d’un petit coup involontaire – « désolée, ma langue a fourché… » – sur les fronces élastiques de monsieur, mais d’une exploration sincère de la rosette appuyée par de subtiles lampées baveuses, du coccyx au périnée. Difficile de décrire avec des mots justes l’exquise sensation que procure un anulingus digne de ce nom, la honte jouissive de s’offrir à quatre pattes comme une petite chienne en creusant bien les reins, ou allongé sur le dos les cuisses relevées et grandes ouvertes…

Les organes fraîchement épilés et récurés, afin d’éviter tout désagrément olfactif, la gêne disparaît totalement pour ne plus laisser place qu’au seul plaisir de la langue glissant d’un pli à l’autre, s’attardant parfois sur un testicule alléché ou pénétrant carrément l’orifice anal pour un « colibri » endiablé (la pratique du « colibri » consistant à enfoncer le plus profondément sa langue dans l’anus de son/sa partenaire).

Le must enfin, avec la « traite » (qui n’a rien avoir ni avec celle des Blanches, ni avec l’effet de commerce…), qui consiste à se faire lécher le cul à quatre pattes, tout en étant savamment masturbé à la manière d’un éleveur laitier trayant les pis de sa noiraude (même s’il n’est pas question dans ce cas-là de fourrer sa langue dans le fion de la vache). Tout simplement irrésistible, gare aux éclaboussures !

15Osez le rimjob !

Messieurs, vous voilà prévenus ! Dès la prochaine séance buccale en mode confort, n’hésitez plus à ouvrir les jambes et à relever un peu le bassin pour faire comprendre à votre moitié les désirs pervers qui vous habitent ! Si elle fait semblant de ne pas comprendre (ou ne comprend vraiment pas…), caressez-lui le cuir chevelu en appuyant un peu, afin de conduire sa langue vers votre intimité la plus secrète. Vous ne le regretterez pas et il est fort possible qu’elle non plus, à l’instar de Clémentine, véritable accro du rimjob qui a très gentiment accepté de nous livrer son témoignage édifiant (et excitant)…

06Témoignage

Clémentine, 26 ans

« J’ai découvert cette pratique avec un mec bien plus âgé que moi et je dois dire que je n’y avais jamais pensé avant lui… Nous avions déjà beaucoup d’intimité et une bonne connaissance l’un de l’autre la première fois que je l’ai fait, mais cette sensation de transgresser un tabou m’a immédiatement excitée (…).

Dès que sais que je peux lécher le cul d’un mec, je me sens tout de suite beaucoup plus excitée ! J’ai toujours la crainte de tomber sur quelqu’un qui va se fermer aussitôt, ce qui hélas est tout de même beaucoup plus fréquent qu’un mec qui va me présenter ses fesses spontanément ! Ceci étant dit, j’ai croisé des mecs qui ne voulaient pas que je touche à leur cul, mais chez lesquels je sentais une vraie curiosité… Dans ces cas-là, l’excitation est encore plus forte, parce que tu as encore plus envie de briser le tabou, ça devient un vrai challenge. J’y vais alors progressivement et j’arrive souvent à mes fins ! Je ne suis pas loin de penser que tous les mecs fantasment plus ou moins sur l’anulingus, même si beaucoup n’osent pas passer le cap….

Je kiffe quand le mec se met à quatre pattes, me montre tout sans pudeur. J’ai vraiment l’impression de dominer la situation, c’est terriblement excitant. J’aime lécher d’abord doucement l’anus et puis enfoncer ma langue à l’intérieur, faire des petits va-et-vient, lui branler la queue en même temps… J’aime aussi quand le rapport de domination est inversé et que c’est le mec qui vient s’asseoir sur mon visage, frotter son cul contre ma langue… »

Pierre Cavalier

À propos de Pierre Cavalier

Passionné par le X depuis son adolescence, journaliste et secrétaire de rédaction du magazine Hot Vidéo pendant 20 ans, Pierre Cavalier a passé toute son existence ou presque au service du sexe et du porno. Plus qu’une vocation, une névrose.