Un atelier sur la sodomie à Harvard

Harvard vient d’organiser un atelier sur la sodomie appelé What What in the Butt. Les blagues au sujet de l’atelier anal bien publicisé de l’université de Harvard se rédigent à peu près elles-mêmes – l’Ivy League serrée, etc. – mais l’événement lui-même n’était pas seulement pour rire.

C’est bien, on apprend vite

L’atelier, intitulé « Ce qu’il y a dans le cul : Sexe Anal 101 », faisait partie de la Semaine du sexe à Harvard, et est un événement annuel organisé par l’association Sexual Education à l’université depuis 2011. L’objectif de la Sex Week est de « connecter divers individus et communautés entre eux et de promouvoir une compréhension holistique du sexe et de la sexualité. » Alors que les enseignements sexuels anaux peuvent être au menu, il ne s’agit pas de titiller les rectums d’étudiant(e)s, mais simplement de les informer sur le sujet. Pourtant, relier Harvard (une vénérable institution américaine encore majoritairement peuplée par des mecs qui ressemblent à JFK) avec le sexe (et particulièrement l’anal) reste une juxtaposition assez drôle.

Mon cours de sport a dégénéré

La présentatrice de l’événement, Natasha, gère un sex-shop dans la ville voisine de Cambridge, appelé Good Vibrations. Selon un article du journal de l’université, College Fix, la présentation de Natasha ferait considérer les jeux anaux comme une partie amusante et naturelle du comportement sexuel, et tendrait à « encourager les gens à oser aller jusqu’à leurs désirs et à ne pas en avoir honte. » Elle y aurait donné des instructions sur les méthodes de relaxation anale, entre autres.

Préparons bien le terrain

Natasha semble savoir de quoi elle parle : « le sexe anal, c’est plus simple que vous ne le pensez. Certains imaginent une pratique tortueuse, aléatoire. Mais c’est tout le contraire et ça peut être un vrai plaisir. » Bien sûr, il y a beaucoup de choses à apprendre avant de sauter le pas, mais comme cette pratique est entrée dans les mœurs ces dernières années, il n’y a aucune raison pour que le sujet soit un tabou. (Vous voulez l’essayer ? Assurez-vous de faire le plein de lubrifiant).

Si avec ça il ne relève pas ma moyenne…

Les organisateurs de l’événement disent que la Sex Week a été créée pour combler un vide dans le programme officiel de santé sexuelle de Harvard. Comme presque tous les campus modernes, l’université a des ressources pour la santé sexuelle, mais elle ne donnerait pas d’elle-même dans des événements comme What What in the Butt.

« Souvent, le dialogue sur le campus n’inclut pas les aspects importants du sexe, de la sexualité et de la santé sexuelle, du genre et de l’identité de genre, des relations et de l’intimité », explique Lita D. Peña, coprésidente de SHEATH, l’association qui organise la Semaine du sexe. « Ce sont très potentiellement des sujets compliqués, ardus, sur lesquels les jeunes devraient avoir plus d’occasions de se pencher. »

Alors mesdemoiselles, on comprend mieux maintenant ?

La science a montré à maintes reprises que l’éducation sexuelle complète est beaucoup plus efficace pour réduire le taux de grossesses chez les adolescentes et améliorer la santé sexuelle que les programmes basés sur l’abstinence.

Et si vous n’êtes pas étudiant à Harvard, ne vous inquiétez pas, La Voix Du X a certainement quelques articles sur le sujet, prompts à vous aiguiller.

Jason Cold

À propos de Jason Cold

Reporter bilingue basé aux États-Unis, spécialiste du Xbiz américain.