La Fiesty fera pas la fiesta

Comme je le dis souvent, les Américains ont du talent. En particulier, les amatrices du porno. Parce qu’engager un tueur pour liquider son mec, nonobstant que ce dernier renseigne, en réalité, le FBI… fallait oser ! Il y en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes… la preuve en images !

Madame, votre mari vous dérange quelque peu. Depuis quelque temps il vous paraît, plus ou moins, encombrant et vous ne voyez plus en lui qu’une succession de zéros jetés, nonchalamment, sur un chèque de banque ? Mais offrez-vous donc notre dernier refroidisseur ! Grâce à lui, pfuit ! Terminé les soucis, et vous pourrez, confortablement, profiter du « 30 cm » de votre nouvel amant, à l’abri du besoin, sous le soleil californien. En théorie, ça aurait dû se passer comme ça, mais en pratique…

Coucou chéri ! Tu as vu mon nouveau sex-toy de chez Beretta ? Allez fais risette…

Rasheeda Johnson Turner, une chaudasse de 37 ans résidant à Los Angeles, est connue sur certains réseaux sociaux sous le doux sobriquet de « Mz. Fiesty ». Si je vous en parle aujourd’hui, c’est que cette charmante personne souhaitait, comme toute bonne compagne qui se respecte, dézinguer et finir à la chaux vive son cher et tendre, L.G. [nommé ainsi par la justice américaine]. Bref, l’éparpiller par petits bouts, façon puzzle.

Aussi, elle tenta « innocemment » de se procurer un produit d’entretien connu sous le nom de « nettoyeur » pour effacer cette tache qui, décidément, ne voulait pas partir. Bon, elle aurait sans doute pu le faire elle-même, mais, mère de famille avec un enfant à charge, elle souhaitait toucher les quelque 150 000 $ de l’assurance-vie à son nom, sans passer par la case prison.

Rasheeda Johnson Turner dite « Mz. Fiesty ».

Dans la quête du tueur

Aussi, où se procurer un Tom Cruise armé jusqu’aux dents, à l’arrière d’un taxi, comme dans Collatéral ? Mais chez Mag’Num, bien sûr ! Je vois d’ici la scène :

« Bonjour, bienvenue chez Mag’Num, puis-je prendre votre commande ?

– Oui je voudrais un menu maxi “Gino la main froide” avec une grande kalach’ et un coca…

[Et pourquoi pas une grosse bite pendant qu’on y est !]

Sur place ou à emporter ?

À emporter ! C’est pour consommer tout de suite… »

Non mais sans rire ! Mais le pire, c’est qu’elle a trouvé un… de tueur ! C’est ballot, car il servait d’indic aux agents du FBI. Alors évidemment, dès que le brave gars a été persuadé que la petite dame ne reculerait pas et surtout, quand il a eu assez d’éléments en mains [meuh non ! Je ne vous parle ni de ses nichons, ni de son cul, tachez de suivre un peu !] il a été… cafarder ! et ça, c’est pas beau !

Recourir à un flingueur, quand on a des obus pareils… quel gâchis !

L’abominable facteur Vibes

Parce qu’elle avait bien tout mijoté la miss. Elle avait même une petite appli sur son mobile [Find my iPhone], qui lui permettait de localiser en permanence son L.G. chéri. C’est vachement pratique ces engins-là, quand même. D’ailleurs, c’est grâce à son GSM, qu’elle avait pu montrer à son futur « employé », la photo de l’assurance-vie en sa faveur, signée par l’autre walking dead en sursis [150 000 $, c’est plutôt pas mal] pour prouver qu’elle pourrait payer les 50 000 $ offerts une fois l’affaire conclue [affaire qui, nonobstant, répondait au nom rigolo d’opération Dumbo, d’où ma question : L.G. était-il doté d’une grande paire d’oreilles voire d’une trompe non moins conséquente ?] et de lui indiquer les rues ou son futur-ex amant avait l’habitude de garer sa caisse (avant de finir dedans) dans Compton [charmante petite bourgade au sud de Los Angeles, où il fait toujours bon… vivre]. Le fait est qu’il fallait agir avant le 8 décembre. Date fatidique après laquelle le bonhomme aurait pu radier l’assurance-vie susnommée. Mz. Fiesty avait, d’ailleurs, fait l’acquisition d’acide pur « post-mortem » afin de dissoudre, une bonne fois pour toutes, l’insoluble problème.

L’appli Apple, Find my iPhone, sur iCloud, permet de localiser un iPhone égaré… mais pas que, apparemment.

Mais pourquoi ne pas avoir utilisé la solution de l’accident domestique ?

« Monsieur le juge, je ne sais pas ce qui s’est passé, il faisait des frites, il a pris feu, je n’ai pas réussi à arracher le rideau pour étouffer les flammes, alors j’ai utilisé la pelle à neige, mais c’était plus long, et j’ai dû m’y reprendre à plusieurs fois. » [Bah oui, il bougeait encore]

Ou alors une bonne vieille méthode estampillée FSB :

« Da. Lui suicidé. Lui avoir tiré trois balles dans nuque [même s’il a commencé par la dernière, on ne comprend pas]. Médecins nous, dire crise cardiaque. Vous d’accord ?

Mais bien sûr, rangez-moi donc cette arme que je ne saurai voir, mon bon ami. »

Un peu coquine, un peu mutine, un peu… Poutine !

L.A. Conditionnelle

Mais Dieu me turlutte, en voilà des méthodes à l’ancienne qui font toujours leurs preuves aujourd’hui, et qu’un parterre de gogos, plus ou moins rigolards, gobera sans coup férir.

Le fait est, au final, c’est con mais ça arrive, qu’elle s’est fait gauler. En plus, son Nikito d’occasion avait enregistré toutes leurs conversations, alors… Notre amatrice de sexcrime attend donc son procès, qui se déroulera à la fin du mois et on tentera de vous tenir au courant. [Si d’ici là le FSB ne m’a pas, également, mis au frais sous quelques tonnes de ciment] C’est qu’elle risque dix ans de taule quand même ! Ah bah tentative de meurtre avec préméditation… Au cas où, ça lui donnera de méditer sur le fait, que ce n’est pas bien de tuer les gens surtout pour du pognon, avec ses futures copines de cellule qui, j’en suis sûr, apprécieront elles aussi ses gros seins et son cul rebondi. De plus, avec ses tatouages, ça leur fera de la lecture pour les longues soirées d’hiver, au coin du radiateur.

Eh ouais, ce n’est pas encore pour tout de suite les siestes au soleil, va peut-être falloir qu’elle s’habitue au gris des murs.

 

Jason Cold

À propos de Jason Cold

Reporter bilingue basé aux États-Unis, spécialiste du Xbiz américain.