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Actrices

Le come-back de Lou Charmelle ?

Vincent Lacrosse

Publié

le

Entre 2008 et 2012, Lou Charmelle fut l’une des actrices les plus appréciées du X français, avant de se retirer à Ibiza. Presque cinq après, elle revient. Enfin, pas tout à fait.

La dernière fois qu’on avait eu des nouvelles de Lou Charmelle, c’était il y a presque cinq ans, quelques mois après qu’elle se soit retirée du porno. Elle avait envoyé un gentil message à la rédaction de Hot Vidéo, annonçant son mariage. Une attention rare dans un milieu où les actrices qui prennent leur retraite ont tendance à couper les ponts, mais pas tellement surprenante de la part d’une des actrices les plus attachantes que le X français ait vu passer, très appréciée dans le milieu à l’époque où son enthousiasme et son naturel faisaient le bonheur des productions de Fabien Lafait, John B. Root ou Yannick Perrin.

Une avec laquelle Lou n’a jamais coupé, c’est Lily LaBeau, actrice américaine rencontrée à Los Angeles en 2010, lors d’un barbecue chez John Stagliano. Depuis, la Française et l’Américaine sont devenues amies. Aussi n’a-t-on pas été surpris de constater que le « retour » de Lou ait été impulsé par la volonté de travailler avec Lily sur son site, Brand LaBeau.

Qu’es-tu devenue Lou ?

J’ai été actrice X de 2008 à 2012. J’ai ensuite eu envie d’expérimenter d’autres choses dans ma vie. Je suis partie à Ibiza, je me suis mariée, j’ai travaillé dans la musique et dans l’évènementiel. Je suis rentrée en Suisse il y a quatre ans environ, en 2014, j’ai divorcé, et j’ai proposé à Lily LaBeau de venir vivre avec moi. Elle en avait marre des États-Unis, et on est toujours restées amies. On s’est dit toutes les deux qu’on allait former une équipe pour développer son site. Elle est très artiste, donc très dispersée. Je suis un peu là pour l’aider à s’organiser, à se cadrer.

Peut-on dire que tu reviens dans le milieu ?

Officiellement, on ne peut pas vraiment dire que je reviens dans le milieu. Je reviens pour faire des choses avec Lily, mais je ne compte pas revenir sur les plateaux de tournage. En tout cas, je ne tournerai pas pour d’autres productions que celle qu’on est en train de monter avec Lily.

Ton rôle, c’est d’être sa manageuse, sa conseillère en communication, son attachée de presse ?

Oui, un peu de tout ça. Elle m’a définie comme son assistante personnelle, mais je suis aussi sa photographe, son cameraman… Je me suis d’ailleurs découvert une passion pour la photographie. J’aime aussi le côté organisation, trouver des lieux de tournage, faire du relationnel

Visiblement, le contenu du site de Lily ne devrait pas être porno…

On veut produire du contenu de sexualité positive. On veut essayer de montrer que la sexualité, ce n’est pas tout ce qu’on peut voir dans des films X. Il y a plein d’autres facettes que celle-là. Après, on réalisera aussi un peu de porno, mais à côté. Financièrement, pour être rentable, il va falloir qu’on vende du hard à d’autres plateformes. Le site, ce sera notre partie créative et artistique.

Avec le recul, quel regard jettes-tu sur ta carrière ?

Ça a été vraiment une très belle expérience que je ne regretterai jamais, qui m’a beaucoup appris sur moi-même, sur ma relation aux autres et notamment aux hommes. Ça m’a guéri de ce besoin un peu compulsif de séduire. Aujourd’hui, j’ai un rapport beaucoup plus sain avec les hommes. La seule chose que je regrette un peu, c’est ma fin de carrière. Je pense que j’aurais pu mieux la gérer. Après, j’ai toujours fait les choses de manière sincère et instinctive, je n’ai jamais été carriériste. Du coup, je me suis laissée un peu porter. Même au niveau de l’argent, j’aurais dû mieux gérer.

Quels souvenirs gardes-tu ?

Mes meilleurs souvenirs, ce sont les tournages de films français à l’étranger. Le tournage de Dis-moi que tu m’aimes, de John B. Root, par exemple [2010]. On était parti en Crète. Ça ressemblait à une colonie de vacances pour adultes. On était entre potes, on se marrait, on picolait… C’était exceptionnel. Il y a aussi eu Californique, pour Hot Vidéo, qu’on avait tourné dans le désert aux États-Unis. Des souvenirs inoubliables.

Pigiste globe-trotter, essentiellement pour la presse américaine.

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