Rêvez plus grand ! Comment augmenter la taille de son pénis

Vous n’avez jamais osé vous déshabiller devant les copains dans les vestiaires, et après vérification de la taille moyenne du pénis en Europe, vous vous êtes rendus compte que vous demeuriez cruellement en-dessous ? Aujourd’hui, des solutions existent, et des interventions simples, comme la pénoplastie, se démocratisent. A l’instar d’une célèbre équipe de foot, il est désormais permis de « rêver plus grand ». Hot a mené l’enquête…

C’est une chose connue : les hommes développent facilement des inquiétudes ou des complexes quant à la taille de leur sexe. Même s’ils ne sont pas pourvus d’un micro-pénis (lorsque le mâle attribut mesure en-dessous de 2,5 fois la taille moyenne, soit 9,16 cm), ils aimeraient mettre en valeur leurs parties nobles, y compris au repos. Selon une clinique parisienne, Saint Honoré Ponthieu, qui collecte quotidiennement ce type de plainte, les hommes qui développent le plus ce complexe sont les sportifs, qui ont l’occasion de comparer leur corps nu à celui des autres, notamment dans les vestiaires ou sous les douches. C’est bien le pénis au repos qui pose problème dans ce cas. Le ressenti d’un pénis amoindri peut être difficile à vivre, surtout dans des milieux masculins sportifs, où les questions de performance et de virilité sont plus importantes qu’ailleurs. Le facteur culturel, par exemple dans les pays africains, peut aussi expliquer la difficulté à supporter le regard des autres sur son joujou personnel. Il ne s’agit pas, ici, de souci de performance, mais de confiance en soi. Aujourd’hui, les techniques d’agrandissement du pénis fonctionnent bien. Certaines sont définitives, d’autres non.

LES PRINCIPALES TECHNIQUES D’AGRANDISSEMENT DU PÉNIS

La destruction de la graisse pubienne

On le sait assez peu, mais beaucoup de garçons qui se trouvent mal membrés ont en réalité un membre trop enfoui. En effet le pénis que l’on voit n’est que la partie émergée ; en cas de surcharge pondérale la graisse se stocke principalement au niveau du ventre et du pubis. Cet amas de graisse finit par « étouffer » le pénis en le forçant à rentrer vers sa base, et l’impression de petitesse est d’autant plus marquée. En réalisant une cryothérapie (par le froid) de la graisse au niveau du pubis, le médecin fait mécaniquement et visuellement ressortir le pénis qui ainsi gagnera, en longueur, de précieux centimètres. La cryothérapie étant moins invasive, c’est une technique plus recommandable. Le gain dépend de la surcharge pondérale initiale.

L’épaississement par injection d’acide hyaluronique

Cette technique s’est beaucoup développée ces dernières années. Injecté au niveau du pénis, l’acide hyaluronique va permettre d’augmenter instantanément son diamètre. On peut également réaliser une injection au niveau du gland. Ces injections doivent être suivies par des massages réguliers du pénis les deux premières semaines suivant l’injection, afin de répartir harmonieusement l’acide hyaluronique. Cette technique est fiable mais limitée, le temps que l’organisme résorbe de lui-même ce produit naturel. Cette technique permet en général un gain de 1 à 4 cm en circonférence. Pour ceux qui voudraient une solution non-définitive et moins invasive que l’opération en clinique, celle-là est certainement la meilleure. L’essor de cette technique tend à montrer que la médecine peut apporter des réponses à des problèmes qui ne sont pas à proprement parler médicaux.

L’épaississement par injection de graisse (lipofilling)

Ici, pas de produit particulier, puisqu’on injecte la propre graisse du patient, à l’aide d’une canule, autour des corps caverneux du patient. Cette technique, plus chère, a l’avantage de nécessiter une liposuccion de la graisse du patient afin de la placer dans le pénis. On perd ainsi des bourrelets tout en gagnant des centimètres. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la graisse ne rend pas le pénis plus mou, car elle a naturellement tendance à durcir, une fois injectée dans le pénis. La pénoplastie par lipofilling donne des résultats durables dans le temps. Concernant le gain possible en épaississement, il est de 2 à 5 cm de manière générale.

L’allongement par section du ligament suspenseur

C’est la technique qui permet l’allongement le plus important et la plus contraignante en matière de prise en charge. Réalisée en clinique, avec la section du ligament suspenseur, on obtient effectivement un bénéfice en longueur, mais qui n’est perceptible qu’à l’état flasque. Par ailleurs le pénis en érection ne retrouvera jamais un angle triomphant et il sera plus mobile.

LE SAVIEZ-VOUS ?

L’acide hyaluronique a d’abord été isolé dans… les yeux ! En effet il s’agit d’un acide présent dans l’humeur vitrée, le liquide qui entoure le cristallin, mais aussi dans d’autres parties du corps. Dans l’industrie, soit on l’extrait des crêtes de coq, soit on l’obtient par fermentation de bactéries. Depuis le début des années 2000, on l’utilise comme produit de comblement des rides ou comme ingrédient de produits cosmétiques, en raison de ses vertus hydratantes.

QUELLE EST LA TAILLE NORMALE POUR UN PÉNIS ?

Au repos sa longueur moyenne est de 9,16 centimètres et son diamètre de 9,31 cm. En érection sa longueur moyenne est de 13,12 cm et son diamètre de 11,66 cm. 
(Chiffres : Etude de la revue d’urologie BJU International à partir des pénis de 15 500 hommes à travers le monde).

L’allongement par section du ligament suspenseur

C’est la technique qui permet l’allongement le plus important et la plus contraignante en matière de prise en charge. Réalisée en clinique, avec la section du ligament suspenseur, on obtient effectivement un bénéfice en longueur, mais qui n’est perceptible qu’à l’état flasque. Par ailleurs le pénis en érection ne retrouvera jamais un angle triomphant et il sera plus mobile.

Docteur, nous avons déjà étudié la possibilité d’une injection d’acide hyaluronique au niveau de la verge, mais est-ce également possible au niveau du gland ?

Dr Haddad : Oui bien sûr, le gland peut aussi être élargi par une injection d’acide hyaluronique. Il a une structure spongieuse qui permet une remarquable absorption de l’acide hyaluronique et sa répartition uniforme.

Pourquoi les gammes tarifaires avec cette technique présentent-elles de telles disparités ?

Il existe de nombreuses versions de l’acide hyaluronique, celles qui présentent la meilleure longévité sont issues d’un acide aux chaînes moléculaires particulièrement longues et l’organisme met donc beaucoup plus de temps à le résorber, jusqu’à deux ans, contre un an pour un produit en gamme normale, mais cet acide plus long, aux propriétés particulières, est également beaucoup plus difficile à produire et donc plus cher.

Observez-vous réellement une augmentation du nombre d’interventions de ce type ?

Oui, c’est indéniable. Les techniques sont beaucoup plus performantes et fiables. Les patients sont mieux informés. Les hommes se sentent moins isolés et donc moins réticents à sauter le pas.

Plus d’informations : Clinique Ponthieu, 12 rue de Ponthieu, 75008 Paris.

Pierre Des Esseintes

À propos de Pierre Des Esseintes

Pierre Des Esseintes est auteur et journaliste, spécialisé dans les questions de sexualité. De formation philosophique, il est également sexologue. Il a publié, aux éditions La Musardine, Osez la bisexualité, Osez le libertinage et Osez l’infidélité. Il est aussi l’auteur, aux éditions First, de Faire l’amour à un homme et 150 secrets pour rendre un homme fou de plaisir.