Dossier : la sodomie !

Tous les sites, toutes les revues, tous les livres érotiques, tous les films X décrivent des pénétrations anales. Nombre d’hommes ont envie de pratiquer ce type de coït. Nombreux aussi sont ceux qui ont échoué dans leurs tentatives (actives ou passives).

La sodomie n’est-elle qu’une épreuve à subir pour le plaisir de l’autre?

Certains considèrent la sodomie comme un « pis-aller » entre hommes, voire un moyen contraceptif ou encore une « voie de rechange », ou encore comme un moyen pour conserver la virginité d’une jeune fille sans se priver. C’est une vue réductrice de ce type de relation. La sodomie peut être un pur plaisir tant pour le partenaire actif que pour l’autre.

Pour l’initiateur actif, une première pénétration par la voie étroite représente souvent une « nouvelle virginité » particulièrement excitante. Lorsqu’il n’a pas connu sa partenaire vierge, il trouve là une sorte de « compensation ». C’est un tabou, une épreuve que sa partenaire surmonte pour lui, avec tout l’attrait magique de la nouveauté, du risque partagé.

De la part de la personne passive, C’est un don exclusif, un don auquel le plus souvent, aucun autre partenaire n’a droit. La/le partenaire qui se fait sodomiser fait preuve de confiance; tant physique (l’indélicatesse peut rendre l’acte très douloureux), que psychologique (car elle/il offre à son partenaire le spectacle de sa « déchéance » en prenant par là, un plaisir « hors nature »). Se laisser sodomiser, c’est offrir un plaisir particulièrement rare. En cédant cette « dernière faveur », on renonce à ce qui, souvent, est le dernier rempart « privé » de son corps.

La ou le partenaire en retire-t-il/elle du plaisir?

Outre ces aspects psychologiques, la sodomie est aussi un vrai plaisir physique. Par l’émouvante approche de baisers et de caresses très intimes. Par le contact d’un vit qui s’avère toujours trop gros en regard d’une corolle serrée. Par la sensation de pénétration qui est beaucoup plus intensément ressentie et par l’impression d’être élargi(e), forcé(e) envahi(e), comblé(e).

Témoignage anonyme (S’agit-il d’une femme ou d’un homme?)

J’aime sentir l’approche, d’abord timide, puis de plus en plus hardie du partenaire qui désire me sodomiser. Prudemment, ses doigts me pressent la rose. Puis insidieusement, ses baisers glissent vers l’intimité de mon anneau de chairs serrées. J’aime sentir une langue qui me force puis des doigts encore hésitants qui me pénètrent pour m’élargir. Alors je m’écarte, je m’ouvre, je m’offre. Malgré ma crainte, je l’invite à poursuivre, à me prendre. Au contact du sexe tendu, je surmonte mon inquiétude pour me laisser faire. Je m’efforce de lui ouvrir mon étroite corolle pour l’accueillir. A chaque fois, aux premières poussées de la pénétration, il me semble qu’il ne parviendra pas à entrer. Je sens son vit, dur et ferme qui s’efforce de passer. Parfois, je souffre un peu lorsqu’il frôle cette inquiétante limite entre douleur et plaisir. Mais dès que le gland gonflé a franchi mon anneau distendu, je me referme, je me resserre. Mon désir est alors de le sentir s’enfoncer plus loin, de me laisser envahir jusqu’au plus profond de mon ventre ainsi comblé. J’apprécie la lenteur des premiers mouvements, la force qui ne parvient plus à se contenir, la course vers l’inexorable jouissance. J’aime le sentir enfler en moi, gonfler encore… gonfler à me déchirer. J’aime ces quelques palpitations qui précèdent la jouissance. J’aime ce déversement chaud, humide, enfin. Puis c’est l’apaisement, le calme, la tendresse, le bien-être de mon ventre empli de celui qui, satisfait, doucement se rétracte.

qdqdLes précautions indispensables

Tout d’abord, il faut savoir que l’intestin est fait d’une paroi semi-perméable permettant les échanges entre son contenu et le sang. La preuve: le moyen le plus rapide de calmer une douleur quelconque est de mettre un suppositoire anti douleur; le médicament passe immédiatement dans le sang et agit tout de suite. Il est donc logique que, si vous souffrez d’une infection quelconque (herpès, SIDA, hépatites ou divers autres), les germes de l’infection passeront immédiatement dans le sang de votre partenaire. La transmission vaginale des virus et microbes ne « réussit » pas toujours, mais si vous préférez le verso au recto, sachez que c’est recta pour la transmission par le rectum. L’usage du préservatif est donc de rigueur si vous avez le moindre doute. Si vous avez le plus infime risque d’avoir été infecté par quelque maladie que ce soit : mettez un préservatif. Autre risque à éviter : Lorsque vous avez plusieurs rapports sexuels d’affilée (avec une ou plusieurs personnes) il est, pour un homme, plus facile de pénétrer d’abord le passage le plus serrant pour, ensuite passer à une voie plus aisée.

Mais il est indispensable de vous laver très soigneusement si vous voulez passer de l’arrière à l’avant. Utilisez de préférence un savon désinfectant liquide ou savonnette, car le colon = bout final de l’intestin, contient une importante flore microbienne absolument normale et indispensable à la vie (c’est pourquoi il faut éviter de pratiquer trop souvent des lavements). Les colibacilles, absolument inoffensifs dans leur repaire intestinal, travaillent pour notre santé. Si par mégarde, vous en transportiez dans le vagin, ils se feront un devoir de protester. Ils infligeront à la victime des démangeaisons et de multiples désagréments. Ils provoqueront des infections parfois très graves, et même très douloureuses qu’il faudra expliquer au médecin et soigner tous les deux (ou plus, selon le nombre de partenaires) en même temps, avec des antibiotiques (la honte). Donc, pour passer de l’arrière à l’avant, il ne suffit pas de changer de préservatif, il faut absolument se désinfecter.

Procéder sans douleur :

De toutes manières, avant d’imposer à l’autre votre présence en elle/lui par la voix étroite, lorsque vous êtes seul, munissez-vous d’un vibromasseur et essayez sur vous-même. Vous pourrez ainsi vous rendre compte de ce que l’autre ressentira. Cela vous permettra d’adapter vos gestes aux difficultés.

Propreté ?

Ayez soin de cacher un petit essuie très doux sous l’oreiller, et éventuellement un rouleau d’essuie-tout. La plupart du temps il n’y a pas de salissures, mais cela peut arriver. Si vous vous êtes sali, soyez discret et faites disparaître toute trace sans ajouter de commentaires.

Préparatifs :

Munissez-vous de lubrifiant, les sex-shops vendent certaines marques spécialement élaborées pour la pénétration anale. Ouvrez déjà l’emballage de votre préservatif et placez-le à portée de main de manière à le retrouver au bon moment sans devoir interrompre vos ébats et refroidir l’ambiance.

wxcwxcBien s’y prendre la première fois :

Le principe : Vous n’essaierez pas de prendre du plaisir, mais vous tenterez de partager un plaisir nouveau !

Il faut un début à tout. Il ne faut en aucun cas s’imaginer que d’emblée, les femmes et les homos aiment les pénétrations anales. Celles et ceux que vous voyez en vidéo ou en photo sont, de longue date, habitués à ces pénétrations. Au départ, elles/ils ont découvert le côté érogène de leur rose anale et se sont progressivement pénétré(e)s d’objets de diamètres divers. Tout le monde n’a pas fait ces premiers essais, et de nombreuses personnes ont de véritables interdits psychologiques quant à cet endroit. Si votre partenaire bloque dès votre approche, armez-vous de beaucoup de patience, et surtout, dites-vous déjà que ce ne sera peut-être pas réalisable.

Dans un couple, toute activité sexuelle (ou autre) doit apporter du plaisir aux deux partenaires, si c’est une pénible épreuve pour l’un(e) des deux, laissez tomber et demandez-vous si c’est vraiment indispensable à la vie. Face à un blocage psychologique, vous risquez de vous faire traiter de cochon et si vous forciez une tentative contre un blocage physique, vous feriez souffrir votre partenaire non accoutumé(e) et gâcheriez au moins votre soirée, et peut-être même toutes les suivantes. Donc, si ça ne marche pas, n’insistez pas.

Les difficultés psychologiques

Pour se laisser pénétrer par la voie étroite, votre partenaire doit avoir soit une grande habitude de cette pratique, ou, s’il s’agit d’une première fois, une très grande confiance en vous. Une éducation rigoriste a peut-être désigné cette partie de son corps comme sale et honteuse. Pour se laisser approcher par là, elle/il devra « commettre un péché ». Soyez donc rassurant(e), goûter d’un plaisir nouveau ne doit pas la/le d évaluer à vos yeux ni aux siens. Votre partenaire craint peut-être de vous salir. Elle/il a peut-être peur d’être déchiré(e) ou simplement de ne rien ressentir d’agréable. Mille petites raisons peuvent faire « coincer » l’approche, soyez donc gentil(le) doux(ce), progressif(ve) rassurant(e). Car c’est votre ami(e) qui accepte tous les risques de votre initiative. Si votre partenaire a l’impression que quoiqu’il arrive, vous êtes décidé à « le faire » elle/il aura peur et soit, se fâchera, ou sera tellement stressé(e) et tendu(e) qu’elle/il aura très mal.

Surmonter les difficultés physiques

Tout d’abord, afin à la fois de rassurer votre partenaire quant à sa propreté et pour simuler la zone érogène visée, prenez l’habitude de l’embrasser sur la rose anale après lui avoir baisé le sexe et caressez la (doucement). Lorsque vous faites l’amour par la voie normale, appuyez un doigt et pressez la rose au rythme de vos mouvements, sans forcer, vous verrez déjà si elle apprécie le toucher. Toujours après avoir très gentiment préparé votre partenaire comme ci-dessus, vous lui enfoncerez un doigt lubrifié sans aller trop loin. Chaque étape doit être un plaisir qui doit rester en sa mémoire comme une sensation nouvelle et agréable.

Ce n’est qu’après plusieurs relations, lorsque vous sentirez qu’elle/il s’ouvre à votre approche que vous la/le pénétrerez plus profondément du doigt. Ensuite, vous l’enduirez de crème avant de lui enfoncer progressivement et doucement, sans forcer la pointe d’un vibromasseur lisse.

RedheadAngel_129Franchir les obstacles.

Les deux obstacles physiques à surmonter sont l’élargissement et le glissement.

L’élargissement est moins difficile qu’on ne le pense, il suffit au partenaire qui se sent pénétré de « pousser » comme pour déféquer, la « poussée » n’est qu’une impression, ce mouvement des muscles a en réalité plus d’effet d’ouverture que d’expulsion.

Concernant le glissement, le serrage de cette voie étant plus ferme, il faut très abondamment enduire les doigts ou objets pénétrants de lubrifiant, les enfoncer partiellement, les ressortir et les ré-enduire plusieurs fois pour que tout se passe bien. Si, et seulement si, l’opération lui plaît, vous vous risquerez à la/le pénétrer de votre sexe. (Voir si le vibro a le même diamètre que votre sexe, sinon utiliser un autre vibro plus gros avant l’étape décisive). Ce n’est que si les difficultés psychologiques sont dépassées, et si elle/il aime se laisser faire des douceurs anales, que vous pouvez envisager l’étape finale. Il est indispensable de préparer les lieux à visiter comme de coutume par un baiser profond. Vous devrez détendre l’étroit orifice par des pénétrations prudentes d’un doigt lubrifié, puis vous placerez et laisserez vibrer longuement un vibro avant de passer à l’acte. Le sexe masculin doit lui aussi être lubrifié par-dessus le préservatif.

Enfin, lorsque vous aurez joui, n’attendez pas de mollir pour vous retirer, car alors, en reculant, vous seriez « éjecté » et la fermeture brutale peut faire mal. Retirez-vous lentement alors que vous êtes encore bien raide, et lorsque vous sentez que vous passez la corolle anale, résistez et sortez très progressivement malgré la poussée. Vous devez permettre aux muscles qui vous ont serré de se refermer tout doucement. Vous pouvez user (sans abuser) de cette façon de faire. Si vous pratiquez le coït anal au maximum une fois par semaine, il n’y a pas de risques de problème à long terme. Les cas de « fuites » anales sont rares et dus à de très sérieux excès.

Pourquoi ces précautions, les films X montrent des pénétrations énormes!

Nous considérons que le maximum acceptable (si la personne pénétrée est d’accord) c’est le diamètre d’un sexe masculin moyen. Nous déplorons qu’il existe des passionné(e)s de « maxi-pénétrations » anale et/ou vaginale (Fist-fucking). Ces gens se pénètrent ou se font pénétrer d’objets de taille tout à fait exagérée, trois doigts, la main et même le poing pour se mettre « en vedette » dans leur milieu. Il s’agit là d’exploits qui ne font plus partie de plaisirs érotiques, mais d’une surenchère insensée, qui mène soit au « Guinness Book des records de la bêtise » soit à l’hôpital. Là surtout, c’est la honte pour s’expliquer face aux médecins, chirurgiens et infirmières dont on a besoin. Saignements, hémorroïdes, élargissements anormaux et déchirures nécessitent des opérations délicates et douloureuses. La remise en état d’origine est presque impossible. La victime, car dans ce cas, c’en est une, (même si elle n’est victime que de sa propre bêtise) portera pour le restant de ses jours des serviettes hygiéniques, voire des langes.

azeazeEn conclusion:

Nous souhaitons que ces quelques considérations vous ouvrent des « voies nouvelles » dans la réalisation de vos fantasmes sexuels. Nous espérons aussi que la lecture de ces lignes ôtera à certains l’envie d’essayer de « faire comme sur la vidéo » sans préparation ni précautions. Nous souhaitons que nos conseils vous fassent découvrir en toute sécurité de nouveaux plaisirs.

Cécile Saint Laurent

À propos de Cécile Saint Laurent

Ancienne actrice de X des années 80, reconvertie dans le journalisme et éditrice de sites Internet X. Sous pseudonyme dans un souci de discrétion, mais toujours bien informée des dessous du milieu.