Quatre choses à savoir… sur la taille du pénis

Les hommes, en général, sont assez bien dotés, si vous les comparez… aux singes ! Seul le chimpanzé a un pénis plus long, mais aucun primate ne peut nous battre dès que l’on aborde la circonférence. Mais les légendes urbaines ont la peau dure, aussi, la plupart des hommes s’inquiètent de la taille de leur kiki…

Pendant des siècles, le phallus a été considéré comme un symbole de pouvoir, de virilité, d’intelligence et d’accomplissement de soi. Aussi, tenter de le « modifier » ou de « l’agrandir » ne date pas d’hier. En Inde, les hommes « saints » ont essayé de l’allonger en y suspendant des poids. Non moins douloureuse était l’ancienne tradition brésilienne, où des serpents étaient entraînés à mordre le membre d’un homme pour l’agrandir. En Australie, dans certaines tribus indigènes, on le divisait en deux et, à Bornéo, on pratiquait un « piercing » maousse pour y insérer des objets.

  1. Ce n’est pas la taille qui compte…

La taille ne fait pas tout. C’est une histoire de mode et les petits pénis ont connu leur heure de gloire. Par exemple, vers 400 av. J.-C., Aristophane décrivit le « Grec idéal » comme ayant « une poitrine et une peau brillante, des épaules larges, une langue minuscule, des fesses fortes et une petite verge ». Un pénis trop gros était un sujet de moquerie. On le considérait alors comme un attribut trop brutal voire grotesque. Et les hommes ont été obsédés par la taille de leur sexe pendant des milliers d’années. Aujourd’hui, on s’aperçoit d’un nombre de plus en plus conséquent d’hommes qui ont pris l’habitude de comparer la taille de leurs engins. Avec Internet, il leur suffit de se connecter sur le premier site X venu pour se confirmer à eux-mêmes que Popol est bien dans la norme.

  1. Pas de panique !

Certains se considèrent comme « anormalement » petits [c’est d’ailleurs une tendance qui est en augmentation], à tel point que cette « dysmorphie » corporelle tourne, dans certains cas, à l’obsession, ce qui peut être profondément destructeur : refus de relations sexuelles, dépression, anxiété. Mais, en réalité, la plupart de ces hommes sont dotés d’un chibre de taille tout à fait adéquate. Tout n’est donc qu’une histoire de perception et de la vision qu’ont certains de la « normalité », vision déformée par leurs propres croyances qui les pousse à décider d’agrandir leur membre. Si dans le X, une grosse queue est un objet de fantasme, pas la peine pour autant de la comparer à la réalité de Monsieur tout le monde. Un certain Dr Ed a récemment effectué une étude en ligne auprès d’hommes pour déterminer la différence entre la taille moyenne du pénis et l’idéal auquel ils aspireraient. Les résultats ont démontré que la représentation de la longueur du sexe chez les hommes était toujours supérieure à la taille moyenne réelle.

  1. And the winner is

Selon les résultats d’une étude publiée dans le British Journal of Urology, en 2015, un pénis en érection « moyen » mesurait environ 13,12 cm de longueur. Alors quel est le pourcentage réel de ce que l’on appelle médicalement « micropénis » ? Eh bien, seulement 2,28 % de la population mondiale tombe dans cette catégorie définie par un pénis en érection de moins de 7 cm. Les hommes dotés d’un pénis de longueur moyenne, et qui souhaiteraient qu’il soit plus grand [45 % de la population masculine interrogée], ont tendance à s’en inquiéter davantage que les hommes dotés de micropénis.

  1. Ce que veulent les femmes…

Et le sexe dans tout ça ? Les chercheurs ont constaté que même s’il existe une relation entre les hommes plutôt bien équipés et leur sens de la compétition sexuelle, pour leurs compagnes, il n’y avait pas forcément là adéquation. 90 % de la gent féminine ont une préférence marquée pour la largeur du pénis et non sa longueur. N’oublions pas que la profondeur moyenne du vagin est de 10 cm, aussi, hommes et femmes font donc bon ménage. 85 % des femmes sont totalement satisfaites de la taille du chibre de leur partenaire. On en revient donc à cette grande sentence psychologique : « Tout ça c’est dans la tête… »

Arrêtez donc de focaliser sur la taille de votre bite puisque ce n’est pas ça qui compte. Comme disait Coluche : « Ce ne sont pas ceux qui ont les plus grandes oreilles qui entendent le mieux hein ! Et puis moi ça m’arrange… » Mais dans le cas où vous vous faites une fixette sur la manière dont mère Nature vous a dotés, il est peut-être temps de consulter un thérapeute… ou pas.

Cécile Saint Laurent

À propos de Cécile Saint Laurent

Ancienne actrice de X des années 80, reconvertie dans le journalisme et éditrice de sites Internet X. Sous pseudonyme dans un souci de discrétion, mais toujours bien informée des dessous du milieu.