Sybil Stallone : 500 000 dollars de chirurgie plus tard…

Sly n’a pas décidé de passer du côté obscur, mais il a un homonyme qui revendique le statut de Barbie Brune. Elle s’appelle Sybil et 500 000 dollars, c’est le montant qu’elle a dépensé en opérations de chirurgie esthétique pour devenir une poupée humaine. Ils ne sont pas tous enfermés, au contraire, Sybil vit au grand air du désert…  

« Je vais niquer Stallone ». A une autre époque, cette phrase n’aurait pu être prise qu’au second degré, mais c’est désormais possible de baiser S. Stallone, pour peu que l’on prenne l’avion pour Vegas pour ensuite faire une heure et demi de route. Là, entre deux cactus, s’y trouve le Sheri’s Ranch où officie Stallone, Sybil de son prénom. Aucun rapport avec Sylvester.

Le transhumanisme, kézako ?

Bon ok, Sybil éponge des quidams contre des biftons, mais c’est aussi une actrice de cul transhumaniste. Le transhumaniste ce n’est pas un garçon à qui ont poussé des nichons. Le transhumanisme est un mouvement new age, philosophico-scientifique né dans la Silicon Valley. Il prône l’amélioration de la race humaine grâce au progrès technologique. Que ce soit pour l’espérance de vie, l’intelligence, les performances physiques ou sexuelles, les tenants de cette philosophie considèrent que l’espèce humaine se doit de corriger les erreurs de la nature, voire de la remplacer et de parachever son œuvre. Dans le cas présent, Sybil s’en branle d’unifier le modèle standard et la relativité générale. Son objectif est corporel : devenir une sex doll vivante. « A travers mes améliorations, je veux offrir à mes amants quelque chose qui transcende l’humain et d’encore meilleur que n’importe quelle relation avec une poupée ou une vraie femme. Je suis la réunion de la meilleure des deux mondes » a-t-elle expliqué au tabloïd anglais The Sun.

La machine de sexe ultime

L’énumération de ses modifications fait mal pour elle : nez, menton, pommettes, vulve, fesses et nichons, passant en plusieurs interventions d’un bonnet B à G. Sybil considère qu’au-delà des opérations de chirurgie esthétiques, elle a littéralement été « construite pour le sexe ». Au risque de la contredire, elle officie dans le porno depuis 2015, mais sa carrière n’avait jamais vraiment démarrée. Ce n’est que depuis ses transformations récentes et successives que sa notoriété a commencé à décoller et qu’elle a même récolté une nomination pour le titre de Meilleure Milf en janvier dernier aux AVN Awards. Faut dire qu’à l’heure actuelle, elle revendique quand même 1,5 millions de followers sur Instagram.

Une pionnière annonçant une ère nouvelle ?

Le plus étrange chez Sybil, c’est qu’elle ne se compare déjà plus aux autres femmes. Sa mesure-étalon, c’est la sophistication progressive de ce qu’on appelait jadis les poupées gonflables. Ces dernières sont ses véritables rivales. Entre deux arguments vantant sa compassion naturelle pour les gens à la différence une poupée, elle confie à Sputnik News sa foi dans les biotechnologies dont elle se veut une pionnière. « Vous verrez de plus en plus de femmes, notamment des travailleuses du sexe, profiter des avancées scientifiques en matière de chirurgie plastique. Je suis une pionnière, j’ai ouvert la voie, j’ai pris des décisions irrévocables et altéré mon physique de manière spectaculaire pour devenir l’objet sexuel ultime ».

Gageons que les Tatiana Schwarzenegger et autre Angelina Van Damme fleuriront dans les années à venir. L’expression quel paquet prendra alors tout son sens…

Dimitri Largo

À propos de Dimitri Largo

Journaliste professionnel depuis 2003. Rédacteur du magazine Hot Video de 2007 à 2014.