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Actrices

Jada Doll, la poupée caramel

Dimitri Largo

Publié

le

Métisse afro-mexicaine de 20 ans, Jada Doll est un bonbon longiligne et terriblement sexy dans la lignée d’une Nia Nacci. Profitant de sa ressemblance avec une autre Jadah Doll, vedette des réseaux sociaux, elle a entamé une carrière porno, mais elle a bien plus qu’un sosie à offrir. Itinéraire d’une jeune femme de son temps pour qui montrer son cul vaut mieux que son ancien taf chez McDo.

Jada est une jeune femme timide. Paradoxalement, une pornstar peut l’être. Mais sitôt l’action lancée, ce n’est plus la même limonade, évidemment. A ce moment-là, Jada devient une furie, évacuant le trac et la nervosité accumulés.

Jada fait du cul comme d’autres participent à un défilé de mode. D’ailleurs, les fashion shows, les scoutings de nouveaux mannequins, elle dit les avoir multipliés depuis son adolescence. Au vu de sa longueur de jambes, on la croit sur parole, mais au final, c’est bien à l’avant d’un SUV qu’elle se retrouve pour être emmenée à son premier shoot X. Non, elle ne sera jamais Naomi Campbell et c’est tant mieux pour nous. 

« La camera, le sexe, l’argent », tels sont ses leitmotivs et de toute façon, que pouvait-elle répondre d’autre ? L’amour de la cause ? La haine de la morale ? Évidemment non. Jada Doll est dans le X pour se faire du fric rapidement et si la contrepartie est d’avoir son cul en 4K pour l’éternité sur le web, elle en assume les conséquences. Les aléas du X, elle en a pris connaissance.

Née dans une famille pauvre et laborieuse de la banlieue de Portland, Jada n’était pas destinée à avoir une vie facile. Mais ses parents lui inculquent le goût de l’effort et du travail qui lui évitent de devenir une chienne de gang (faut dire aussi qu’à Portland, l’environnement est moins glauque qu’à Downtown Los Angeles). Grace à un physique qui sort de l’ordinaire, elle enchaîne les petits boulots dans le mannequinat pour les boutiques et les créateurs locaux, mais son mètre 68 ne lui suffit pas à percer, pas plus que son interminable paire de jambes et la fraîcheur de son visage. A l’aube de ses 19 ans, celle qui ne s’appelle pas encore Jada est dans l’impasse. Certes, elle a un petit ami dont elle est amoureuse, mais il est aussi fauché qu’elle. Jeunes, pauvres et baisant comme des castors, ils ne se rendent pas compte qu’ils sont heureux. Ils devront pour cela attendre d’être vieux, riches et impotents… Bref, c’est la merde et comme souvent le couple split. Jada se retrouve sans attache et il lui faut absolument générer du pognon. Des petits boulots, elle a eu sa dose. Plus d’une fois, on lui a proposé de faire de la photo nue et du striptease. A chaque fois, elle a refusé, mais en ce début d’année 2019, la donne n’est plus la même. Elle est prête. Elle envoie ses photos à l’agence ATM à Los Angeles qui l’invite fissa à rejoindre la cité des Anges.

Sa (vague) ressemblance avec une influenceuse métisse des réseaux sociaux, Jadah Fox, lui donne un pseudo tout désigné, avec l’idée derrière qu’elle grimpera rapidement en popularité. Dans le fond, c’est inutile car Jada a dès le début tout d’une grande. Sa première scène chez Jaypov est terriblement excitante. La candeur qu’elle affiche alliée à son corps de gazelle font merveille. Cerise sur le gâteau, elle exécute des fellations inédites. Contrairement aux autres performeuses, elle ne tombe pas dans le délire de la gorge profonde à outrance, mais joue avec sa langue en même temps qu’elle suce. Le rendu visuel et sonore est hypnotisant. On a rarement vu une langue aussi agile hormis dans un documentaire animalier… Cette aptitude sera sa marque de fabrique dans toutes ses scènes, qu’elle ait les cheveux raides ou frisés. En outre, son expérience du modelling et sa photogénie accouchent de photos très sensuelles. Parce qu’elle ne s’oblige pas à faire des choses dont elle n’a pas envie, ses scènes transpirent le plaisir et ce n’est pas l’absence de sodomie qui va entraver celui que nous avons à la mater. « Je n’aime pas du tout la sodomie et je ne suis pas du tout ouverte à ça pour l’instant » déclarait-elle juste avant son premier shoot, elle n’a pas changé d’opinion depuis et c’est tant mieux comme ça. La course à la performance n’a jamais consacré de stars. Celles qui en avaient l’aura le sont devenues, peu importe qu’elles aient accompli une triple-anal au-dessus du vide. S’il est bien trop tôt pour la voir concourir au titre de performer de l’année aux prochains AVN Awards, elle a largement les moyens de rafler la statuette de Best Newcomer. Couronner une métisse afro-mexicaine serait d’ailleurs un joli clin d’œil en même temps qu’un pied de nez à cette Amérique communautariste jamais aussi désunie que depuis l’accession de Trump au pouvoir.     

 

 

Journaliste professionnel depuis 2003. Rédacteur du magazine Hot Video de 2007 à 2014.

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