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Actrices

Dans la tête de celles qui font des triples (et des quadruples)

Dimitri Largo

Publié

le

Que se passe-t-il dans le crâne d’une actrice qui encaisse trois voire quatre queues dans le fondement ? Nul ne sait sauf les premières concernées. C’est pour cette raison que seules Charlotte Sartre et Violet Monroe étaient en mesure de nous éclairer sur la question. Ouvrez grandes les écoutilles.

Les plus anciens se souviennent de Ginger Lynn, la première à se faire ouvrir les fesses au début des années 80. A l’époque, c’était une exception et ça passa presque inaperçu. Pourquoi pénétrer un endroit qui n’est pas fait pour après tout… Lentement mais sûrement, le phénomène sodomite s’est propagé. Stagliano, Seymore Butt, Rocco… Puis début 2000, Audrey Hollander osa s’enfoncer deux chibres dans l’anus en plus d’énormes godes. Dès lors, ce fut l’explosion. Désormais, seules celles qui prennent dans le « petit » peuvent prétendre accéder au statut de star. Et encore, elles ne sont pas toutes logées à la même enseigne. Celles qui arrivent à en encaisser trois ou quatre (des TAP et des QAP comme on dit dans le jargon) sont au sommet et c’est peu dire qu’elles ne sont pas légions. Parmi elles, on trouve Violet Monroe et Charlotte Sartre, deux des starlettes les plus en vues du circuit, mignonnes et hardcore. Elles se sont confiées au magazine américain Wired et ont tenté d’expliquer leurs motivations à encaisser plusieurs queues à la fois, l’effet que ça leur fait et le mode opératoire qu’elles préfèrent. Vaste programme. 

A 24 ans, Charlotte Sartre est francophile comme son nom l’indique. Son goût pour la philosophie en général et Jean-Paul Sartre en particulier n’est pas étranger à sa passion pour la performance. « J’analyse beaucoup. J’ai une fascination pour les limites de l’être humain. Avant même mon premier baiser, j’étais obsédée par la pénétration anale. Je voulais savoir jusqu’où mon corps et mon esprit pouvait aller. Je n’ai jamais eu peur des premières fois. Ma première scène a été une sodomie brutale avec un gode ceinture et pour ma trois ou quatrième, je faisais un gang bang avec une double. ». De son côté, Violet Monroe, 31 ans dont dix de porn, s’attarde sur le côté pratique de la triple par rapport à la double. « Je trouve que c’est plus facile avec trois bites qu’avec deux. Les mecs se positionnent en étoile derrière moi et c’est une forme naturelle. L’angle de pénétration n’est pas douloureux car il épouse la forme de leur sexe ». A condition toutefois de ne pas l’avoir trop épaisse, la sodo est donc comme la Leffe : meilleure en triple. Sartre a toutefois d’autres critères : « Les bites circoncises sont les meilleures pour l’anal. Le mec doit l’avoir bien dure aussi ou elle ressort trop facilement. Le gars qui est en dessous doit être particulièrement fort et ne pas perdre son érection. Plus leur queue est longue, plus c’est simple de toutes les mettre dans mon cul. Après le corps de celui qui la porte, gros ou mince, peu importe ». 

Pour les néophytes de la question, sachez qu’une quadruple pénétration ne peut s’exécuter avec quatre mecs. La formule est : trois gus et un gode. « A ma connaissance, c’est la seule façon de faire une quadruple anale témoigne Monroe. Je ne vois pas où le quatrième pourrait se mettre ! » Même son de cloche chez Charlotte Sartre : « Y a trop de jambes et de bras. A quatre, il faudrait amputer des membres pour voir la pénétration ! Je croyais que tout le monde le savait, mais je dois juste être une perverse qui regarde trop de porno ». Donc si vous voyez une scène avec quatre mecs pour une quadruple, vous saurez que c’est du fake.

Mais c’est au niveau des sensations que le témoignage de ces deux performeuses est le plus instructif : que se passe-t-il donc dans le cul et la tête de ces performeuses au moment où ça rentre ? « Pour moi, c’est comme une addiction explique Violet Monroe. J’ai le souffle coupé à la première pénétration. C’est impossible de bouger pour des questions de sécurité. Si je respire trop fort, l’équilibre est modifié, j’expulse les mecs et c’est tout le monde qui a mal. Mais cette sensation intense et complètement dingue, ce sont des moments qui durent quelques secondes ». De son côté, Sartre y trouve une full body experience. « Les sensations avec mon vagin restent concentrées autour de cette zone alors qu’en anal, c’est tout mon corps qui réagit. Je pense même que l’orgasme vaginal est un frein au plaisir car après, on ne peut plus me le toucher, je deviens trop sensible. Par l’anus, je peux continuer de baiser aussi longtemps que je le veux. Pour moi, ce qui compte aussi, c’est la circonférence des sexes. J’ai plus de sensations quand mon anus est élargi que lorsque l’on m’encule profondément. J’aime sentir le va et vient avec des bites de différents diamètres qui se succèdent et les sensations autour de mon rectum. De mon expérience, une fois que vous en avez eu deux dans votre cul, c’est plus difficile de jouir ensuite avec juste une seule ». « Et ça pousse aussi contre la paroi vaginale ! » renchérit Violet Monroe qui semble avoir une vision plus sensuelle et moins intellectualisée du sexe que sa collègue Sartre. 

Reste à savoir si toutes les femmes sont capables de ce genre d’acrobatie. Difficile même pour les intéressées de se mettre dans la peau d’une autre. « Contrairement à beaucoup d’autres filles, je n’aime pas avoir de grosses bites dans le vagin confesse Sartre. Peut-être suis-je définitivement différente, mais je pense plutôt que c’est une question d’entraînement. Les muscles du corps ont une forme de mémoire. Ils se souviennent des étapes franchies et des contraintes auxquelles ils ont été soumis. Je ne sais si ce que je dis à un sens ou si je suis juste en train de parler pour mon propre trou du cul, mais je crois que la sodomie, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas ». Profond. Du Sartre dans le texte. 

Par ailleurs, en terme de progression de carrière, la sodomie X2, X3, X4 ou à la puissance n, ça représente autant de paliers franchis par rapport à celles qui sont tout en bas. Avec ses faux airs de Sansa Stark, Violet Monroe abonde : « Après avoir fait autant de scènes anales, je pense que c’est ce que les gens attendaient de moi. Ils attendent toujours à ce que je pousse un peu plus loin et moi, ça me plait de sortir du lot ». Le timing dans ce type de scène à plusieurs est partagé entre les productions et les actrices, les premières concernées. « A partir du moment où je faisais du porno, je ne me voyais pas attendre quatre ans avant de faire ma première quadruple. Pourtant, c’est ce qui est arrivé. On ne maîtrise pas toujours le timing » remarque Sartre.

 

Les trucs les plus rock’n’roll, toutes deux les feront surtout du coté de Legal Porno, étant deux des rares Américaines à tourner hors de l’Amérique du Nord. Car c’est en Europe que ce genre de délire se produit principalement, même si des sites comme Kink opèrent chez l’Oncle Sam. De plus, le plat principal est servi avec de grosses gifles et autres étranglements. Pas sûr que la recette serve la cause du porno, mais en bonnes pros, elles diront toujours que c’est « amazing, wonderful ou orgasmic ». Le porn circus ne doit jamais s’arrêter.

Journaliste professionnel depuis 2003. Rédacteur du magazine Hot Video de 2007 à 2014.

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