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C’est quoi les QoS ?

Dimitri Largo

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Avez-vous déjà entendu parler des QoS ? Probablement pas. Acronyme pour Queen of Spades (dame de pique en Français), les QoS sont des femmes matures qui aiment avoir des amants noirs. Nous en avons rencontré une, Zhelia Karima et elle est bien connue dans le milieu amateur français. Tentons donc de comprendre ce qui différencie une reine de pique de la Reine des Neiges.

Ça pique encore, surtout à cet endroit où il y a très peu de chair, mais qu’importe la douleur, Zhelia Karima est contente et fière. Sur sa cheville, l’enseigne pique vient d’être tatouée dans une lettre « Q » calligraphiée. Zhelia se revendique #QoS et pour une Maghrébine, ça pique les yeux. A 39 ans, Zhelia Karima fait du porno depuis son premier gang-bang, il y a tout juste deux ans, en janvier 2017. Elle a tourné cinq scènes pour J&M, quelques-unes pour Philippe Soine, Pierre Moro et tout ce que l’amat français compte de producteurs indé. Ne rechignant jamais à mettre un zeste de SM dans ses prestations, elle s’est retrouvée à marcher à quatre pattes en laisse et en public du côté de Montmartre dans sa dernière scène sortie pour J&M. Mais revenons à ce qui nous amène ici, c’est quoi une QoS au fait ? On connaissait l’Ace of Spades, l’as de pique chanté par Lemmy de Motorhead, il y aurait maintenant la Queen of Spades ou QoS, la reine. La reine de pique serait trivialement une femme d’âge mûr, pourquoi pas mariée, qui aime se faire sauter par des blacks, pourquoi pas en groupe.

De l’origine de cette expression, on ne sait pas grand chose. On peut supposer que c’est anglo-saxon, que la couleur de l’emblème correspond à la carnation des amants et la figure, à la position hiérarchique de la maîtresse. Après recherche dans la bibliothèque d’Alexandrie, on découvre que le concept de la QoS est un truc philosophiquement bien tordu, entre black power et mystique autour des cartes et du jeu de tarot en particulier. Morceaux choisis et traduits du forum Quora : « La dame de pique est au pinacle, baignant au milieu des rayons du soleil, à la droite du roi de pique, la plus puissante carte du jeu, contribuant à sa capacité à rayonner et à être louée pour ses talents supérieurs ». A la question, c’est qui le roi de pique ? La réponse laisse perplexe : « Parmi les jeunes femmes, blanches en particulier, il existe une sous-culture grandissante connue sous le nom de reine de pique. Elle implique un tatouage temporaire ou permanent sur le corps. Il est gardé caché, mais lorsqu’il est exposé, il signifie que ces femmes sont à la recherche de sexe exclusif avec un homme noir. A un niveau plus profond, il y a une philosophie sous-jacente : ces femmes se voient elles-mêmes comme la propriété des hommes noirs. Ça va au-delà de la simple préférence affichée et de l’auto-réification. Ca appelle à des notions antiques de patriarcat dans lesquelles les femmes se voient volontairement comme des épouses ou des esclaves sexuelles qui n’ont d’autre désir que de satisfaire des hommes au large pénis. Entre elles, elle parlent de ces relations mixtes en des termes religieux usant d’expressions comme « convertir les autres femmes » ou « rechercher la lumière ». Pris au pied de la lettre, le concept va donc très loin. Zhelia n’en est pas là et sait raison garder. La taille de la bite n’est même pas importante, ce n’est donc pas l’attribut qui joue dans sa démarche. « En fait ça signifie la « salope aux blacks » explique-t-elle. Pourtant, à la base, je n’aimais pas les blacks, ce n’était pas mon truc. Mais depuis un an à peu près, j’aime. Je les trouve plus hard. Je tiens à préciser que ça ne m’empêche pas d’avoir une vie maritale, mais je m’amuse un petit peu. C’est comme une deuxième personnalité ». Au quotidien, Zhelia Karima mène la vie de madame tout le monde, mais lorsque le week-end se profile, elle se transforme en gang-bang girl et file au Benelux ou en Allemagne assouvir sa perversité.

D’ailleurs, il n’est pas rare de la voir en action avec une autre adepte du genre, Miss Lolly (Lolly Glam suivant les vidéos), une Wallonne hardcore. « J’ai tourné pour Sperma Studio (NDLR : une prod teutonne spécialisée). L’anal, la double, la double vaginale et une dans la bouche, j’adore ! Le chiffre idéal pour moi, c’est six blacks, peu importe l’âge ». Les partenaires doivent être un minimum respectueux et on ne décèle pas chez Zhelia une volonté malsaine de rentrer dans un délire raciste et néo-colonial, juste de la curiosité dans une quête de soi. « L’idée de la QoS, je l’ai trouvée sur le net reprend-elle. Je l’ai empruntée à une actrice française qui s’appelle Elisa Dream. Son profil m’a intéressée. J’ai découvert que j’étais un peu comme elle alors que  dans mon entourage, je ne connaissais personne comme moi. Maintenant, j’assume et je vis vraiment bien tout ça. Je m’en fiche des dires, je vis ce que j’ai envie de vivre. Ceci-dit, être QoS est quand même plus facile à assumer en ville qu’à la campagne. Il y a plus d’opportunités ». En phase d’exploration, celle qui aura 40 ans cette année ne s’est pas posé de limite. Elle l’assure : être une QoS n’est pas un délire passager. « Je le resterai très longtemps, mais je choisirai toujours quand et où l’être, d’où le tatouage que j’ai choisi à cet endroit pour qu’il soit discret. Même s’il intrigue les mecs, quasiment aucun ne sait ce qu’il signifie ».

Maintenant, plus d’excuse, vous êtes au courant.

Journaliste professionnel depuis 2003. Rédacteur du magazine Hot Video de 2007 à 2014.

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