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Kendra James : « Quand je baise avec des mecs, je les encule après les avoir fouettés jusqu’au sang, alors le mot « pervers » est pour moi très relatif ! »

Pierre Des Esseintes

Publié

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La flamboyante américaine Kendra James, 39 ans, officie dans le porn depuis 2002. Modèle, adepte du cosplay, dominatrice professionnelle, actrice X, productrice de porn lesbien et fetish, ce personnage aussi riche qu’atypique est aussi une icône de l’univers metal, qui est partie faire le show, en tournée, avec Pantera, Slipknot et même Ozzy Osbourne ! Nous l’avons rencontrée pour une interview… sans tabou.

Quel a été ton premier contact avec l’univers fetish ?

J’ai commencé à m’y intéresser quand j’étais ado. Je lisais la quadrilogie Sleeping Beauty [Les infortunes de la belle au bois dormant] d’Anne Rice, et des magazines comme Skin Two [magazine britannique de référence sur la culture fetish]. J’ai fait mon entrée professionnellement dans l’industrie pour adultes à travers la domination, quand j’avais 19 ans. Un jour, j’ai accompagné une amie qui passait un entretien pour travailler dans un donjon à San Francisco. Elle s’est rendu compte que ça ne lui correspondait pas, mais moi, j’étais très intriguée. Et vingt ans plus tard, j’y travaille toujours !

Que penses-tu de la manière dont l’industrie du porno évolue ?

C’est vraiment intéressant. Il y a davantage de possibilités de gagner de l’argent, plus de plateformes pour mettre du contenu, mais il y a aussi beaucoup plus de performeurs. D’une certaine manière, c’est beaucoup plus facile, mais d’un autre côté, c’est plus difficile à cause de la sursaturation. Il y a vingt ans, je n’aurais jamais pensé que je produirais pour moi-même, ni que j’augmenterais à ce point le volume du contenu que je produis. Aujourd’hui, c’est une seconde nature, presque une évidence.

Tu as déjà tourné une scène boy/girl ?

Oui, à l’âge de 19 ans. L’expérience n’a pas été mauvaise, mais j’ai senti que ce n’était pas pour moi. J’ai trouvé ma vocation dans le girl/girl et le fétichisme. Parfois, je pense à faire du boy/girl, mais il faudrait que ce soit dans un certain contexte, comme le BDSM ou le cosplay. Personnellement, je n’aime pas le sexe hard, les étranglements, les crachats, l’humiliation, toutes ces choses qui sont devenues la norme, aujourd’hui. Je n’ai rien contre, mais moi, je n’ai juste pas envie qu’un mec me colle son pied sur la nuque et me traite de tous les noms. Je préfère jouer à Poison Ivy [« l’empoisonneuse », super-vilaine de chez DC comics], et attacher Batman pour utiliser sa bite comme mon sextoy personnel (rires) !

Quelles est la chose la plus perverse que tu aies faite (sexuellement bien sûr) ?

Laisse-moi réfléchir… Régulièrement j’enfile des costumes, j’attache des filles, je m’assois sur leur visage tout en leur enfonçant un gode dans le cul. Quand je baise avec des mecs, je les encule après les avoir fouettés jusqu’au sang, alors le mot « pervers » est pour moi très relatif ! Il y a un truc que je trouve particulièrement excitant, c’est utiliser sur un mec une vaginette fixée sur une « fucking machine », pendant qu’il est penché en avant pour vénérer mes pieds, tout en me regardant dans les yeux. Ensuite, je lui pisse sur le visage. Vous trouvez ça pervers ? Moi je ne sais plus (rires) !

Es-tu dominante dans ta vie privée ?

Mon mari et moi avons une relation très équilibrée. Pour être honnête, la perversité, c’est plutôt lorsque je travaille.

Peux-tu me raconter ta première expérience sexuelle avec une fille ?

Le dernier jour de ma première année de lycée, je participais à une fête avec quelques amis. J’ai dû appeler ma mère et inventer une excuse pour expliquer où j’étais et avec qui. Bien sûr, j’ai menti et j’ai dit qu’il y avait des parents dans les parages. Alors que j’étais au téléphone, une de mes copines a rampé sur le sol, a relevé ma jupe et baissé ma culotte, et a commencé à me bouffer la chatte. Me voilà en train de parler à ma mère, et mon amie qui me lèche ! J’ai raccroché le téléphone, puis je l’ai baisée sur la table de la salle à manger.

As-tu déjà été dégoûtée par une expérience de tournage ?

Il y a de nombreuses années, j’étais assistante de production pour un site web à San Francisco, qui tournait toutes sortes de trucs bizarres : insertion d’objets volumineux, parfois étranges, sondes urétrales, etc. Le dernier tournage de la journée était une fille qui se faisait recouvrir de l’équivalent de deux grands bidons de haricots cuits. Un spéculum lui maintenait la chatte grande ouverte, des haricots rentraient à l’intérieur, puis elle se faisaient pisser dessus, et à l’intérieur de sa chatte. L’odeur des haricots cuits mélangée à l’urine était horrible, et elle me hante encore aujourd’hui !

As-tu des orgasmes sur les tournages ?

Oui ! J’ai tourné de scènes girl/girl vraiment chaudes, qui m’ont vraiment fait décoller, et des scènes de bondage et d’orgasmes forcés dans lesquelles je ne pouvais plus m’arrêter de jouir !

Quel est ton plus grand fantasme ?

Je ne sais pas trop, ça change tout le temps…

Avec quel photographe fetish rêverais-tu de travailler ?

J’adorerais travailler à nouveau avec Tommy O, et avec Christophe Mourthé [le message est passé !].

Quel film traditionnel as-tu apprécié récemment ?

J’ai adoré Knives Out (A couteaux tirés, de Rian Johnson).

Que penses-tu du porno français ?

Malheureusement, je connais très peu l’industrie française du porno !

Comme as-tu trouvé ton nom de scène ?

Kendra est mon vrai prénom, et j’ai emprunté le nom à un ami.

Une citation qui t’inspire ?

« Sois toi-même et dis ce que tu penses, car ceux que ça dérange ne comptent pas, et ceux qui comptent, ça ne les dérange pas. »

Tu as travaillé avec une troupe de performeurs, pour des concerts de stars comme Ozzy Osbourne, Pantera et Slipknot. Tu es une vraie fan de métal ?

Quand j’étais gosse, j’étais plutôt branchée gothique ou indus. Je ne savais pas qui était Ozzy quand j’ai été embauchée pour la tournée. En fait, j’ai appelé un ami qui a dix ans de plus que moi, et je lui ai demandé qui il était, s’il était connu. Mon ami m’a répondu que je ne méritais pas de partir en tournée avec une légende telle qu’Ozzy (rires) !

J’ai vécu en tournée les meilleurs moments de ma vie. C’était comme faire partie d’une grande famille de fous qui picolait et faisait la fête chaque nuit ! Tous les gens étaient accueillants et ouverts, sans egos surdimensionnés. Pantera a été le groupe avec lequel j’ai préféré tourner, Zakk Wylde et Black Label étaient aussi très sympas. J’adorais faire mon show pour le groupe Black Label Society avec une scie circulaire entre les cuisses, le bassiste, Mike Inez, se laissait toujours distraire par les étincelles !

Quels sont tes projets ?

Je vais continuer à produire des vidéos fetish, girl/girl, cosplay, et des films personnalisés, et j’aimerais aussi commencer à produire et à mettre en scène pour des compagnies plus mainstream.

As-tu un message pour tes fans français ?

Merci de me regarder, de me suivre et de m’encourager !

Comment tes fans peuvent te contacter ?

Site officiel : KendraJames.com

Customs : KendraCustoms.com

Cosplay Clips : KendraClips.com

Fetish Clips : SexyFetishVideos.com

Femdom Clips : IWantPov.com

Twitter : @Kendrajames13

Instagram : @thatredhead_kendra

Pierre Des Esseintes est auteur et journaliste, spécialisé dans les questions de sexualité. De formation philosophique, il est également sexologue. Il a publié, aux éditions La Musardine, Osez la bisexualité, Osez le libertinage et Osez l’infidélité. Il est aussi l’auteur, aux éditions First, de Faire l’amour à un homme et 150 secrets pour rendre un homme fou de plaisir.

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