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Actrices

Candy Scott a le diable au corps

Dimitri Largo

Publié

le

Bien qu’affichant 1m57 pour 45 kilos, ne vous fiez pas au physique de Candy Scott. A 20 ans, elle a déjà roulé sa bosse et en connaît un rayon sur les relations homme-femme. Coquette et sophistiquée, la Parisienne est néanmoins capable de trucs très hardcore, notamment quand rôde son pote Pascal Op. On confirme : le diable s’habille bien en Prada…

LVDX : Il y a deux ans, on s’était croisé sur un salon de l’érotisme en Belgique et tu t’appelais Betty. Maintenant, c’est Candy ? 

Candy Scott : Betty, c’était mon nom de stripteaseuse et de modèle. Le Scott est resté, mais oui pour le porno c’est Candy. J’ai commencé avec quelques films pour Fabien Lafait au début de l’année 2019. A l’origine, je suis modèle érotique puis j’ai été pole danseuse au Pink Paradise. En même temps, j’ai commencé à faire les salons de l’érotisme et de fil en aiguille du porno BDSM en domina. Au final, je fais du porno tout court !

Les salons, c’est fini ?

Non. Un temps, je n’ai eu envie de faire que les gros salons, comme Berlin, Copenhague ou en Suisse avec Pussykat. J’ai longtemps hésité à refaire les salons français par rapport à l’investissement que ça nécessite et ce que ça rapporte… mais j’aime bien travailler avec Tony Caliano sur son théâtre érotique. Il est réglo et l’ambiance est bonne.

A l’époque, tu ne voulais pas faire du porno si je me souviens bien…

C’est vrai, mais je n’avais que 18 ans. Je voulais être sûre d’être prête et sûre de mon choix. Parce que lorsque je fais un truc, je le fais à fond.

Comment es-tu venue à baigner dans le charme dès l’âge de 18 ans ?

J’ai toujours eu une vie « d’adulte ». Je ne suis pas passée par l’étape « adolescence ». Il a toujours fallu que je travaille pour y arriver. Ceci dit, j’aime la séduction, être un objet de fantasme et sentir le regard des hommes sur moi. C’est presque un besoin.

Revenons au porno, pourquoi t’être lancée alors ?

Le porno, c’est un plaisir mental en premier lieu. Tout est très mental chez moi. J’adore l’idée d’être matée. Récemment, on m’a reproché par tweet de faire des bukkakes avec Pascal Op et donc, d’être dominée. Mais j’ai beau en prendre plein la gueule chez lui, c’est moi qui contrôle et qui décide. De toute façon, j’ai les deux côtés : je suis dominatrice, mais l’instant d’après, je peux me retrouver très soumise. 

Je te connais en tailleur et talons aiguilles, est-ce que c’est compatible avec les douches de sperme ?

A la base, j’aime le glamour, mais j’ai ce côté : « faut que ça envoie ». Je suis naturellement comme ça. Il peut y avoir tout un jeu de séduction et de préliminaires qui occasionnent une sensualité avant, je ne considère pas le sexe d’un seul bloc. Après sur les bukkakes, je suis d’accord, il n’y a rien de spécialement sensuel !

Est-ce facile pour toi de rentrer dans la peau d’un personnage ?

J’adore jouer la comédie. J’ai fait quatre ans de théâtre. Je lis une fois le texte et je l’ai dans la tête. On me demande jouer mon personnage de Candy, femme-enfant un peu naïve et fragile, mais dans la vie courante, c’est totalement moi. Je suis très salope quand même ! J’aime jouer sur les apparences : tu arrives toute mignonne, les gens ne se doutent de rien et derrière, tu embrayes sur des trucs bien hard. J’aime jouer là-dessus,  c’est ça qui est drôle, cette différence et la surprise qu’elle engendre.

Dans le fond, tu caches bien ton jeu…

Je préfère qu’on me prenne pour quelqu’un de fragile. C’est une protection, un masque. 

Comment se passe une scène idéale pour toi ?

Bon déjà moi, je ne suis pas très fan de sodo. Donc, s’il n’y a pas de sodo, je suis très contente ! Sinon, j’aime commencer mes scènes avec un peu de comédie, mais rapidement, je vais demander à l’acteur de me fesser ou des trucs comme ça. J’aime monter en régime pour me lâcher ensuite. Le sexe est comme un exutoire. 

Quelle est ta position préférée ?

La levrette. C’est celle où ça rentre le plus profondément ! Mais attention, le gars doit toujours faire attention à moi et à mes envies. Dans le porno, j‘aime encaisser, ça va plutôt m’agacer un mec qui cherche à trop me tripoter. Ca, je le réserve à ma vie privée.

La taille de la bite, ça compte ?

Et bien justement, je n’aime pas les bites trop grosses. Je ne pourrai pas m’amuser comme je veux et je chercherai à ne pas me faire mal avec avant tout. En levrette par exemple, je vais légèrement bomber le dos pour qu’elle ne rentre pas trop profondément si elle est volumineuse. Je préfère une bite moyenne avec laquelle je pourrais vraiment m’amuser.

Quelle est la meilleure manière de faire bander un mec pour toi ?

Ça ne passe pas forcément par le contact, mais plutôt par des jeux de séduction, des jeux de regard et d’effleurement. C’est vraiment ça que j’aime. 

Quel est ton type de mec ?

J’ai toujours aimé les mecs bien plus mûrs que moi. Après, je n’ai pas de physique idéal. Tout est dans la tête.

Utilises-tu le porno comme l’instrument d’une affirmation de soi ? 

Les travailleuses du sexe sont obligées de se cacher alors que moi, je milite pour la libération sexuelle des gens. J’aimerais ouvrir les esprits et devenir une figure de la libération sexuelle. Le porno est un féminisme. C’est mon corps et si je décide de m’amuser et de gagner de l’argent avec, qui peut m’en empêcher ? Je suis fière de ce que je fais et je l’assume. 

C’est quand même plus facile d’assumer ta position en vivant à Paris, une ville cosmopolite que dans un village où tout le monde se connaît, non ?

C’est sûr. J’ai un confort de vie dans la capitale. Mais même au fin fond de l’Auvergne, j’assumerais cet état d’esprit de la même manière. Ce sont mes convictions. 

Tu as un style bien à toi : coupe au carré, lunettes… C’est quelque chose que tu travailles ?

Tout à fait. Je ne veux pas être une bimbo. Il y en a plein pour lesquels je ne serai pas dans les critères, qui me trouveront moins jolie qu’une blonde aux gros seins, mais je veux être singulière. Je veux me démarquer à tout prix. C’est très important à mes yeux.

T’as fait deux bukkakes pour Pascal OP, ils étaient combien à chaque fois ?

J’en ai fait un avec 40 mecs en facial, puis un autre où ils étaient 80 et j’ai tout avalé. Je n’ai aucun problème avec le sperme ! J’ai fait attention à ma performance, aux caméras et à rien d’autre. Le sexe, c’est comme la vie, il n’y a rien de honteux ou de tabou. Pour moi, c’est naturel.  

Y a du plaisir là-dedans, honnêtement ? 

Oui, oui, sinon je ne le ferais pas. Je prends du plaisir sur mes positions, mais le mec en face, c’est vrai qu’il n’existe pas. J’ai ce côté-là : « ça y est, je l’ai fait ».

Y avait une autre nana, non ? Parce que je t’ai vue avec une blonde…

Non, non, ce n’était pas le même bukkake. Ce jour-là, j’étais juste chauffeuse (NDLR : dans le jargon, on appelle ça en fait une fluffeuse).

Ah ça existe, ça ? Tu n’étais pas dans la scène, mais tu suçais les mecs avant !?

C’est ça. Après, si on m’avait dit de rentrer dans la scène, j’y serais allée !

C’est une affaire qui roule, dis-moi, avec Pascal Op ! 

Disons qu’on est de bons amis. Il aime se donner cette image provocatrice, comme moi avec la fille fragile alors que je peux être une vraie sauvage. Quand j’ai 40 mecs autour de moi, j’arrive à me faire respecter, sans souci. Paradoxalement, je n’aime pas être traitée comme un bout de viande.

Que peut-on te souhaiter pour l’avenir ?

J’aimerais avoir ma propre prod, mon propre truc. Comme je l’ai dit avant, travailler dans le X, c’est être militante. Ce n’est pas juste faire un petit tour et s’en aller. J’ai la conviction qu’il y a encore des tas de choses à faire dans le porno et je ferai tout pour atteindre mes objectifs.

Candy, merci !

Journaliste professionnel depuis 2003. Rédacteur du magazine Hot Video de 2007 à 2014.

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