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Cette secte où les vêtements sont interdits

Cécile Saint Laurent

Publié

le

Et si on retournait en arrière… un moment. Dans ces riantes années 70 où les hippies, aux touffus barbus et aux nichons à l’air, réclamaient à corps et à cris de pouvoir baiser librement partout et n’importe où. Ô ère regrettée du new-age et de ses gourous par milliers, tous plus fracassés les uns que les autres, comme Charles Manson et ses satanistes. Puis, il advint… la Wicca.

On oublie trop souvent cette néo-religion totalement inventée au début des années cinquante en Angleterre puis, directement, importée aux États-Unis. Comment vous dire ? Si on vous laissait le choix, préféreriez-vous passer vos nuits de pleine lune avec Charles Manson dans la piscine de Sharon Tate, ou avec des femmes, totalement nues, qui se prennent pour les sœurs Halliwell lançant des incantations à la déesse Terre, espérant, par là, faire tomber le lobby qu’a sur la planète, INRI incorporated depuis les deux mille dernières années ? Personnellement mon choix est fait.

Pourquoi vous en parler aujourd’hui ? C’est bien simple, d’un côté elles reviennent en force, ce qui n’est pas pour me déplaire, parce que franchement un petit sabbat qui a 100 % de chance de dégénérer en partouze, je suis preneur [oh mon frère sens-tu comme moi cette communion qui nous unit avec notre mère nature ? Hum… ma chère amie, vous allez rire, mais c’est ma bite] et d’un autre, elles ont décidé de rejoindre ce grand et beau mouvement de l’unification des sorcières du monde entier afin de dégager le dodu dingo de la Maison Blanche.

Yes ! Wiccan !

Alors, en un mot commençant, la wicca c’est quoi ? Bien avant que l’on ait cloué un type sur un arbre, pour avoir dit combien se montrer sympa avec les gens, pourrait être une vache de chouette idée, il existait ce qui, pour Gerald Gardner [1884-1964], pourrait s’appeler l’« Ancienne Religion Païenne ». Vous rappelez-vous de ces photos de Vénus pendant vos cours d’histoire-géo en 6e ? Les machins qui ressemblaient à des bibendums Michelin en pierre, ça y est ? On raccorde ? Bah voilà. Donc dans les fifties en Angleterre, le Gerald en question, il a l’idée de prendre un gros shaker, d’y foutre trois doigts de mythologie [gréco-romaine, celte, nordique et slave] un doigt de chamanisme, un de druidisme et « Shake it, shake it baby ! » Et voilà la wicca ! Avec ou sans glace ?

Leur devise est simple : « Si nul n’est lésé, fais ce que tu veux. » Et un truc pareil, il ne faudrait pas me le dire deux fois. Ils croient en la bipolarité de l’univers [On est tous plus ou moins bipolaires, certains, d’ailleurs, plus que d’autres], en la règle du triple retour aussi connue sous le nom de loi du boomerang ou du pandanlag’ [Une connerie faite dans une vie antérieure vous reviendra trois fois dans la tronche]. Un homme sera wicca et une femme wicce [au prochain rassemblement, j’aurai toutes les wicces] et, ensembles, il sont wiccans.

À Salem, les sorcières se sont rendues au tribunal en protestant

Ils se rassemblent lors de 21 conven [calendrier basé sur les cycles solaires et lunaires] au cours de « La roue de l’année ». Ils ont également huit fêtes calquées sur les mythologies germanique et celtique, dénommées sabbats. Nouvel an, équinoxe, solstice, bref, tant de raisons pour se mettre nus en forêt, en dehors de la partouse chez les Durand. Mais ce n’est pas tout, car n’oublions pas les nuits de pleine lune, où [mais non ils ne se couvrent pas de poils en hurlant avec les loups] ils et elles se rassemblent pour de joyeuses cérémonies : Les esbats. De là à dire que les ébats des esbats, ça me botte…

C’est en 1949, que Gardner écrit Le livre des ombres, qui est l’ouvrage de référence pour toute sorcière wicca qui se respecte. Mais c’est bien dans ce néopaganisme dominant des seventies [rupture avec l’ancien système, libération sexuelle, etc.] que la wicca décolle. Dès lors, c’est le sabbat des sorcières dansant nues sous la lune au milieu des forêts. Elles en appellent à la déesse mère [ou grande déesse] et à son époux le dieu cornu… Des cornes, une sexualité débridée… CQFD.

Alors, bien sûr, certains vont contester le bien-fondé de cette « religion ». Mais qui sont-ils pour le faire ? Car je pose la question. Ceux qui pendirent les prétendues sorcières à Salem à la fin du XVIIe siècle ? Si tous les dimanches, la probabilité de terminer à poil en chantant des cantiques se rapprochait de l’absolu, croiriez-vous que je ne sortirais pas mes plus beaux atours pour aller moi aussi à con-fesse ?

M. Trump ? Euh non… c’est à côté.

La wicca ? Juste un doigt…

Aussi, par quel moyen ont-elles compté obtenir la reddition de Trump ? En Profitant de la Women’s march du 20 janvier dernier, pour lancer contre lui [comme l’invitait à le faire déjà l’année passée Lana del Rey] un sortilège, disons, d’éjection. Gardner avait bien réuni quelques wiccas dans le sud de l’Angleterre, le 1er août 1940, pour protéger la mère patrie de l’invasion nazie. Plus tard, au cours des seventies, les mouvements féministes naissants, ne tardèrent pas à gauler la wicca pour leur propre utilisation. Comme en 1967, pour demander la fin de la guerre au Vietnam, quand Abbie Hoffman déclarait : « Les filles vont courir nues et pisser sur les murs du Pentagone, les sorcières, sorciers vaudous et druides vont lancer leur magie à l’assaut de ces murs marrons fatigués. » [Source : Arte].

Alors oui, aujourd’hui mes sœurs, unissons nos forces pour renvoyer au néant celui qui n’aurait jamais dû en sortir. Oui, par nos incantations [et de préférence lors de grosses parties de baises endiablées], unissons-nous à l’univers, à sa mère et à son grand cornu pour éjecter Dodo et son démesuré ego du bureau ovale. Lançons des sortilèges à la Harry Potter ! Expelliarmus ! Et hop ! Plus de culotte ! Tout le monde à poil ! Et prends ton chibre à la main mon cousin car nous partons en guerre contre blondinet ! Et n’écoutant alors que mon courage légendaire, je répondrai : Passez devant, je vous suis…

Ancienne actrice de X des années 80, reconvertie dans le journalisme et éditrice de sites Internet X. Sous pseudonyme dans un souci de discrétion, mais toujours bien informée des dessous du milieu.

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