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Madi Laine : le sexe est dans le pré

Dimitri Largo

Publié

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Madi n’a pas un mode de vie classique. A côté du porno qu’elle vient d’embrasser, mademoiselle élève des cochons, des poules et des oies dans la région des grands lacs. A 26 ans, cette superbe métisse, qui n’est pas sans rappeler Skin Diamond, illustre que l’on peut faire du porno en ayant un esprit sain dans un corps sain. Présentation.

Avant de se lancer dans le porn, Madi Laine a eu à répondre à plusieurs questions essentielles : qui allait nourrir ses oies ? Quid des chevaux ? Qui allait les brosser chaque après-midi dans sa ferme du nord du Michigan ? Et qui allait nettoyer les écuries pendant ses longs week-ends de shoot à Los Angeles, 3200 kilomètres plus à l’Ouest ? Les réponses, c’est l’intéressée elle-même qui les livre au magazine AVN : « Je passe la plupart de mon temps avec les animaux lorsque je suis chez moi, explique-t-elle. Heureusement que j’ai une famille qui m’a dit qu’elle s’occuperait d’eux quand je serai partie. Je me sens mieux, ils seront entre de bonnes mains. »

Dans le X depuis seulement le début de l’été, Madi n’a pas encore eu le temps d’éprouver la patience de sa mifa, mais elle possède, à coup sûr, l’un des parcours les plus étonnants du milieu. Genèse. Quand elle n’était pas occupée à traire les vaches, nourrir les poulets ou simplement perchée sur le tracteur de son père qui sillonnait les champs de l’exploitation familiale située à Bay City, Madi Laine a passé son enfance à pécher et à chevaucher. A l’adolescence, elle passe des moteurs John Deere aux deux temps des motocross. « La vie classique à la campagne » témoignera-t-elle plus tard. « On se construit nos propres délires et j’aime ça ».

A 19 ans, au lieu de bouger dans une grande ville comme beaucoup, elle décide d’acheter un hectare et demi de terres agricoles de l’autre côté de la route bordant la ferme de ses parents afin d’y établir sa propre exploitation. Là, à deux pas d’une communauté Amish, elle adopte le quasi même mode de vie. Autosuffisante non seulement en nourriture mais aussi en énergie, elle produit sa propre électricité verte au milieu des laitues et des épis de maïs. A ce stade, il y a de quoi se demander ce qu’elle est venue branler dans le porno…

Pour comprendre, il faut remonter trois ans en arrière, à l’époque où les choses se gâtent pour celle qui ne s’appelle pas encore Madi Laine. Devant les factures qui affluent, la jeune agricultrice décide de faire comme la majorité des Américains : elle prend un deuxième boulot, en l’occurrence celui pour lequel elle a étudié : aide-soignante. Mais c’est un taf ingrat qui ne payait pas (et c’est toujours le cas, quel que soit le pays, en dépit des applaudissements au balcon…). Elle tente alors sa chance dans la téléréalité et apparaît dans, The Real World (Ed 32. Bad Blood). Comme elle a une frimousse que l’on n’oublie pas, elle accède à la finale de l’émission de MTV, mais pas aux portes de Hollywood…

Retour au « tracteur-ambulance » quotidien. Entre deux services de nuit, elle mate un docu sur ces femmes qui s’effeuillent devant une webcam et se dit que ça pourrait être une solution à ses problèmes de pognon. « Ce n’était pas quelque chose que j’avais sérieusement envisagé, mais tout s’est précipité. J’ai essayé, j’ai aimé et la semaine suivante, j’arrêtais l’hôpital. Depuis, je n’ai jamais cessé de faire de la webcam ». Paradoxalement, son background, pas très orthodoxe, va contribuer à son succès. « Je ne suis pas rentrée dans un personnage, je suis juste restée moi-même. J’ai d’emblée expliqué ma vie et les problèmes de ma ferme. Les gens ont accroché parce que j’étais différente, je pense. Dans le Michigan, j’étais très isolée et faire de la cam m’a permis d’avoir une vie sociale plus fournie. Je peux me montrer « sexuelle », bavarde, fofolle ou créative, il n’y a pas de limite ».

Ceci-dit, sa beauté unique, héritage d’un mélange afro, irlandais, thaï et natif américain, n’est certainement pas étrangère au fait que le patron de Motley Models, Dave Rock, la contacte en avril pour lui proposer de débuter dans le X avec un contrat à la clé. « J’avais vu ses photos sur Instagram explique le boss de MM à AVN. Elle avait un look exotique qui marche bien et c’est toujours bon qu’il y ait plus de diversité dans l’industrie. Elle a une beauté naturelle, un minimum de tatouages et une super personnalité. C’est la marque de fabrique de Motley Models. Je voulais absolument qu’elle nous rejoigne ». Il n’a pas eu besoin de forcer son talent pour la convaincre : « j’ai toujours été très sexuelle et curieuse. Ouverte quoi ! » assène-t-elle. Trois mois à patienter pour cause de Covid n’auront pas raison de sa motivation.

Le 19 juillet, elle dépote sa première scène et le lendemain son premier BGG. Pour l’anecdote, l’équipe de tournage l’invitera à déjeuner avant sa première scène. De quoi désamorcer les tensions. « Nous avons parlé de tout sauf de la scène. Ils voulaient tout savoir de moi, comme si nous nous étions amis de longue date. Mon stress est parti tout seul. Une fois que c’était terminé, j’étais habitée d’un sentiment de plénitude. Je me suis dit que c’était ce à quoi j’étais destinée ». Une belle conclusion pour un beau départ.

Journaliste professionnel depuis 2003. Rédacteur du magazine Hot Video de 2007 à 2014.

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