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Actrices

Jewelz au Bluestar

Dimitri Largo

Publié

le

« Je suis une girl next door, mais qui vient de l’espace ». C’est beau d’être une artiste, ça permet de dire n’importe quoi. Car Jewelz Blu est une artiste qui joue avec le feu et fait virevolter drapeaux et anneaux lumineux. Née en Allemagne, l’Américaine de 25 ans en a conservé un délicieux côté punk et un sens du show qui transforme n’importe lequel de ses POV en session chez le psy.

Michou l’aurait adoubée. Jewelz Blu a fait du bleu sa marque de fabrique. « Normalement, nous ne nous serions jamais investis auprès d’un modèle qui a les cheveux bleus, reconnaît Dave Rock, boss de Motley Models, l’agence qui la représente. Mais Jewelz était déjà bien connue sur les réseaux sociaux en tant qu’artiste de performances sur des évènements culturels et tout ce qui entourait son personnage était bleu. En fait, sa marque complète était bleue ». Parler de marque n’a rien d’anodin dans la bouche d’un agent. D’actrice, nous sommes passées à performeuse, puis modèle, puis talent et désormais, on parle de marque. On pourrait y voir une triste déshumanisation mais dans le cas de Jewelz, cela traduit surtout qu’elle a plein de talents différents et qu’ils méritent d’être connus. Flashback.

Enfant de militaire, encore une, Jewelz est née en Allemagne. Rapatriée avec sa famille à San Diego, elle intègre les color guards au lycée. Chaque école américaine possède son équipe de foot, ses cheerleaders, sa fanfare et donc ses color guards qui paradent avec les emblèmes de l’établissement. C’est la révélation. Un peu comme en GRS, celle qui ne s’appelle pas encore Jewelz tourne, jette rubans, drapeaux et diabolos en l’air lors des nombreuses parades qui se déroulent en Amérique.

En 2014, elle entame une carrière de go-go à succès et en 2016, elle se dit que ce serait encore plus stylé de danser avec des tas de trucs enflammés. Elle se retrouve demandée sur des raves, des festivals électro et participe au Burning Man, une consécration. « Danser avec le feu a été toute ma vie avant le porno, confie-t-elle à AVN, et je continue encore. Outre le fait de me faire un nom, l’objectif que j’avais quand j’ai commencé le hard était de combiner deux de mes passions : la jonglerie de feu et le sexe ». C’est le bien-nommé label Burning Angel qui va exaucer son souhait de jouer avec le feu juste avant de s’envoyer en l’air en lui offrant la scène Evil Tiki Babes. « Je suis d’une nature créative et j’aime thématiser, faire des trucs fun avec des lumières et rendre le tout arty ».

Outre qu’elle soit bien pourvue niveau mammaire, l’un des points forts de Jewelz Blu est d’apparaître excentrique et classe à la fois car elle n’a pas de tatouages. « J’ai été bookée par des studios qui n’avaient pas l’habitude de travailler avec des filles de mon style. On me voit comme quelqu’un de « soft alt » m’a dit un de mes amis. Je suis contente de penser que j’ouvre la voie ». Toutefois, l’essentiel pour une pornstar reste les trucs fun qu’elle fait avec ses ouvertures et sur ce point, elle n’est pas qu’une performeuse aux cheveux teints. Comme lorsque Son Goku passe en Super Sayan Bleu : elle dépote, ce que confirme Ryan Kona qui s’occupe de la booker : « Ses scènes sont de la dynamite. Personne dans le business n’est aussi unique qu’elle en ce moment. Son style la fait sortir du lot de la meilleure manière possible et elle est si facile à travailler que je ne pourrais espérer meilleur modèle à représenter ».

Pour autant, Jewelz Blu ne verse pas dans la surenchère. Vous ne la verrez pas chez les studios hardcore à la Dogfart et autre Evil. Toutefois, quand elle clame en interview au site Bang qu’elle aime sucer des queues (« j’aime jouer avec les crachats et les fellations baveuses »), il y a tout lieu de penser qu’elle ne ment pas. Sur chacune de ses scènes, elle met bien trop de cœur à l’ouvrage. De même, elle ne ferme pas la porte à une première pénétration anale, bien qu’elle ne sache pas « exactement quand ». A l’opposé, ayant tâté un peu de la domination féminine avant de faire du hard, elle se verrait bien faire des scènes dans cette thématique, toujours très visuelle. « J’aimerais, d’une manière ou d’une autre, m’investir dans le process de création des scènes. A terme, je le ferai, soit pour moi, soit pour les autres. C’est une étape logique dans ma progression, tout comme le fait que j’aimerais développer le merchandising autour de ma marque ». Sur ce dernier point, Jewelz Blu est raccord avec ses agents et en dépit de toutes ses qualités, c’est vraiment blasant… 

Qu’est-ce que tu veux faire dans la vie ? Devenir une marque !

Journaliste professionnel depuis 2003. Rédacteur du magazine Hot Video de 2007 à 2014.

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