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Leda Lotharia : la bonne surprise

Dimitri Largo

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On glisse publiquement dans la sienne, mais Leda Lotharia ne se fond pas dans le moule. Touche à tout plutôt futée, la néo-pornstar a montré des qualités pour sortir d’emblée du créneau des gonzogirls et embrasser des rôles plus complexes. À 20 ans, elle est bien dans ses pompes et pompe bien. Rien de plus normal pour une fille de Sin City.

Avril 2019. Quand la plupart se préparait pour la Graduation, Leda quittait les cours de sa dernière année de High School en fin de matinée. « Pour mes quatre premières scènes, j’étais encore au lycée. Je partais à 11h45 pour être sur le tournage à 13h ». Étonnant ? Pas tant que ça. À 18 ans, Leda avait bien le droit d’être en avance sur un truc et son truc à elle, c’est l’industrie du divertissement à l’horizontale. « J’ai grandi à Las Vegas, ce qui est déjà intéressant en soi car il y a peu de monde qui est vraiment originaire d’ici, explique la brune lors de son passage chez Burning Angels. J’ai le monde du divertissement sous les yeux depuis toujours. J’avais quelques amis dont les mères étaient stripteaseuses. La mienne travaillait dans les casinos, mais où que vous alliez à Vegas, au restaurant, au cinéma ou au bowling, vous avez des pubs pour des clubs de strip. Mon père avait même une amie qui faisait du porno, mais ça je ne l’ai su que bien plus tard ». Dans cet environnement singulier, Leda Lotharia se sent bien. Le reste relève de l’atavisme.

Pour sa part, elle pousse juste le curseur pour faire de son corps une attraction à elle seule. « J’ai eu la révélation lorsque j’ai vu Sasha Grey dans un show de Tyra Banks sur Youtube. Je me suis vue en elle et j’ai compris à qui je voulais ressembler. Lorsque j’ai eu 18 ans, j’ai contacté un réalisateur de Team Skeet. C’est l’avantage d’être à Vegas. Les studios sont sur place. Quand il m’a répondu, j’étais extatique. Faire du porn, c’était comme être astronaute pour moi ! ». À l’instar de Pesquet dans sa capsule, elle s’éloigne de quelques amis à l’esprit étriqué, mais sa carrière est mise sur orbite. Elle écume dans un premier temps les productions gonzo toujours friandes des mignonnes pas tout à fait dégrossies. « Ils m’ont habillée comme une gamine, c’était ridicule, je ne me sentais pas moi. J’avais une robe avec des ananas. Un maquillage bizarre, des fringues glauques. Forcément, ça m’a mis un peu sur les nerfs surtout qu’ils ont allumé la caméra sans me prévenir. C’est une chose de vouloir faire teen, c’en est une autre d’avoir l’air réaliste ! Mais bon, dans l’ensemble, je me suis dit que ça s’était bien passé pour une première ».

En dépit de ce préambule mitigé, Lena est persévérante. Car après Team Skeet, Perv City, FTV, Monsterload et une litanie de studios pas très haut de gamme, elle se retrouve le bec dans l’eau au printemps 2020. Les tournages s’arrêtent au moment où ceux qu’on lui propose deviennent intéressants et la voilà condamnée à faire du Onlyfans et du Manyvids. Pas refroidie par le manque à gagner, Leda Lotharia fait plus que ronger son frein entre deux lockdowns et enchaîne les vidéos homemade.

Mais d’ailleurs, d’où provient ce pseudo chelou ? Un rapport avec Lothaire 1er, petit-fils de Charlemagne ? L’explication est moins épique. « C’est le nom de mon Sim dans les Sims 4 (NDLR : un jeu vidéo). Enfin, son nom est Lothario, mais lorsque j’ai voulu acheter le nom de domaine, il était pris, explique-t-elle à Adult Talk. Un lothario, c’est un séducteur, un don juan et je me suis dit que Lotharia pouvait être un mot que j’invente pour qualifier qui je pouvais être : quelqu’un d’irrésistible pour les hommes et les femmes ».

En effet, la millenial carbure aux deux sexes et a même connu une expérience lesbienne avant son dépucelage hétéro. « Dans le fond, je reste plus attirée par les hommes, mais les plans avec des copines, ce n’est pas quelque chose d’inédit pour moi. Ma sexualité a même commencé de cette manière. Plus généralement, je suis une multi-fétichiste. Si je teste un truc et que j’accroche, je me le garde. Quand j’ai essayé le pet et le food play, j’ai tout de suite trouvé ça génial ».

Visiblement, Leda a un rapport compliqué avec la bouffe : « J’aime être couverte de nourriture et qu’elle soit mangée sur moi. Un jour, j’ai fait une scène où je me suis assise sur un gâteau, j’en avais partout. Les gens ont kiffé. C’est quelque chose que j’avais déjà essayé avec une copine. On dormait ensemble, il y avait une tarte dans le réfrigérateur. Je m’en suis mis plein la chatte, on s’est mangé et on a baisé dans la baignoire ». Remarquez qu’elle ne se fait pas prier pour manger le produit de ses délires. « Ce que j’aime le plus ce sont les pancakes, avoue-t-elle d’ailleurs lors de son casting chez Team Skeet. Et la sodomie ? C’est quand même pour ça qu’elle est là… « J’aime l’anal aussi, poursuit-elle. J’ai même pour projet d’être double pénétrée par deux TS girls ». À l’heure qu’il est, le projet n’est encore qu’au stade du fantasme, mais vu la précocité de l’animal, ça ne saurait tarder.

Journaliste professionnel depuis 2003. Rédacteur du magazine Hot Video de 2007 à 2014.

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