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Mia Malkova veut rester dans le game

Dimitri Largo

Publié

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Mia Malkova était l’une des trois plus grandes pornstars du monde quand elle a quitté le X l’année dernière. Depuis, elle a embrassé une carrière d’influenceuse et profite de ses royalties sur Twitch, la plateforme de stream d’Amazon. Dans le sillage d’une voie ouverte par Manu Ferrara, ils sont des millions à la suivre, d’autant qu’elle n’est pas non plus devenue une sainte nitouche. Et c’est bien pour cette raison qu’elle fait grincer des dents.

Si la vie de Mia Malkova était un film, elle en serait à la séquence où elle pose son sac et regarde par-dessus son épaule pour mesurer le chemin parcouru. Elle afficherait un large sourire enjôleur. Quand elle débarque dans le porn en 2012, la Californienne vient de fêter ses 19 printemps. D’emblée, il fallait être aveugle pour ne pas voir qu’elle avait une kyrielle de trucs en plus : visage symétrique, lèvres charnues, grands yeux, seins ronds et lourds, jusqu’à la qualité de sa cuisse. 600 scènes et neuf ans plus tard, elle tire sa révérence… sans vraiment la tirer.

Dès 2019, elle s’engage dans la voie du rhabillage en ouvrant une chaîne sur Twitch, une plateforme à l’origine destinée au streaming de jeux vidéo. Le hic, c’est que Malkova n’est pas une gameuse, à la différence d’un Manu Ferrara. Non pas qu’elle se force, mais on la sent débutante et quelques playthrough de WoW, du Witcher, de Resident Evil ou de RDR2 ne font pas illusion. D’ailleurs, même si le public des plateformes de gaming est supposé coïncider en partie avec celui des tubes porno, la communauté des gamers n’est pas dupe : le site Gentside vient de la classer parmi les 10 plus grosses arnaques du stream game. Mia Malkova ne penserait qu’à faire le buzz, à rameuter les gens pour grossir ses 8,5 millions de followers sur Instagram et vendre sa soupe derrière sur Onlyfans.

 

Un stream est particulièrement visé par les haters, celui du 8 avril dernier, visionné plus d’un million de fois. Ce soir-là, elle fait péter les high scores avec un live de cinq heures et demi en bikini dans sa baignoire. Son attitude n’est pas spécialement incendiaire, mais beaucoup ont déploré de la voir lascive dans son bain et jouant de ses gros seins, alors que d’après Le Figaro, qui reprend les chiffres de Médiamétrie, les 11-18 ans représenteraient 28 % de l’audience de Twitch en France.

Même si la plateforme s’est ouverte et qu’on y trouve désormais des interviews politiques, elle fut d’abord créée pour le jeu vidéo et les détracteurs de la pornstar arguent qu’il y a suffisamment de sites X sur la toile pour qu’on puisse la sanctuariser. Pourtant, en voyant Malkova répondre sans vulgarité aux questions intimes du tchat, il n’est pas interdit de penser qu’elle a aussi un rôle quasi-éducatif pour des ados qui n’iront pas demander conseil à leurs parents, sans compter qu’elle réintroduit de l’humanité là où beaucoup ne voyait en elle qu’un objet sexuel. Certes, elle parle de creampie entre deux cuillères de petit salé aux lentilles, mais quand Skyrock invitait une actrice de cul comme Babette en 1992 pour parler en direct à la radio de la double pénétration avec le Doc et Difool, c’était bien plus trash et il y a presque 30 ans déjà. Quoi qu’il en soit, si la blonde cherchait à faire parler, c’est réussi. Elle a gagné 30k abonnés de plus le jour du live et sa chaine a dépassé en même temps les 500k.

Elle ne peut également se voir reprocher de pervertir le système de la plateforme propriété d’Amazon. Les lives baptisés Just Chatting sont depuis longtemps des repères pour les streams de jolies filles qui clapotent dans des bains à bulles, posant de réelles questions sur la modération sur Twitch, aussi draconienne dans les textes qu’arbitraire dans les faits. Ainsi, après une première exclusion en janvier, la streameuse KiaraaKitty a été bannie définitivement en mars pour s’être montrée en bikini dans un jacuzzi. La jeune Asiatique a crié au racisme, prenant l’exemple d’une autre streameuse, MissBehavinOfficial, caucasienne celle-ci, et qui n’a pris que trois jours de ban pour avoir montré ses parties intimes quelques semaines plus tôt. À ce titre, elles sont de plus en plus nombreuses à flirter avec la ligne jaune et Mia Malkova, comme les autres, cherche à tirer partie de la manne financière générée par Twitch, les streamers les plus populaires engrangeant de confortables revenus.

Au final, les polémiques autour de la native de Palm Springs sont d’autant plus navrantes que des tas de pornstars, à l’image d’Alana Evans, Jade Kush ou Valentina Nappi sont des joueuses acharnées, diffusant leurs parties sans faire dans la surenchère de « sexy ». Si les bannissements se multiplient, il est à espérer que toutes ne soient pas prises dans le tourbillon.

Journaliste professionnel depuis 2003. Rédacteur du magazine Hot Video de 2007 à 2014.

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