Suivez-nous

Publié

le

En Floride, la course pour devenir gouverneur ressemble de plus en plus à un ring où chacun cherche à sortir la punchline la plus forte. Parmi les noms en lice, James Fishback a décidé de faire beaucoup de bruit pour pas toujours beaucoup de gain.

Qui est James Fishback ?

À 30 ans, Fishback n’est pas un politicien chevronné, mais un patron d’une société d’investissement qui s’est invité dans la primaire républicaine de 2026. Il a officiellement déclaré sa candidature au poste de gouverneur de Floride, avec l’ambition de succéder à Ron DeSantis, qui ne peut plus se représenter.

Alors que la majorité des projecteurs se braquent sur le favori de cette primaire, Byron Donalds, soutenu par Donald Trump et confortablement en tête des sondages, Fishback peine à exister sur le terrain électoral. Dans les derniers relevés, il ne capte qu’une toute petite fraction de l’électorat républicain, souvent autour de 1 % à 2 %, tandis que Donalds caracole largement devant.

En clair : Fishback est sur la ligne de départ, mais il court déjà derrière tout le peloton.

La “sin tax” OnlyFans : idée frappe-tendances ou pétard mouillé ?

Dans ce contexte où il lui faut se faire remarquer, Fishback a sorti une idée qui cogne fort sur le papier : imposer une taxe d’État de 50 % sur les revenus gagnés par les créateurs OnlyFans résidant en Floride.

Techniquement, le concept relève d’une “sin tax” modernisée, une taxe sur ce que le candidat considère comme un type de revenu moralement discutable. Malgré ses intentions affichées de “récupérer des centaines de millions pour l’État”, cette proposition ressemble surtout à un menu provocateur d’idées culturelles chocs plutôt qu’à une réforme fiscale bien huilée.

Ce n’est pas un hasard si certaines de ses autres prises de parole mêlent critiques des centres de données d’IA, immigration et taxes élevées : c’est un cocktail de sujets “chauds” destiné à allumer des feux sur les timelines, pas forcément à structurer une politique cohérente.

L’écart avec les leaders

Alors que des figures comme Donalds engrangent des soutiens solides et domines largement les sondages, Fishback se trouve clairement relégué à l’arrière de la course. Loin d’être un outsider crédible à ce stade, il est plutôt ce qu’on appelle dans le jargon politique une “figure disruptive” : quelqu’un qui dit des choses spectaculaires, capte du buzz mais sans convertir tout cela en soutien massif ni en structures de campagne efficaces.

En brève

La proposition de James Fishback, avec sa taxe sphérique sur OnlyFans, joue un peu comme un riff solo dans un morceau politique déjà saturé : ça attire l’attention un instant, ça fait tiquer, peut-être sourire, mais ça ne change pas la mélodie principale du morceau.

Dans une course où l’enjeu est de séduire un électorat conservateur déjà fortement polarisé, aligné derrière des candidats bien établis et bien financés, sortir une idée aussi tranchante que… taxer les créateurs de contenu adulte à 50 % prend l’allure d’un coup de com’ plus que d’un plan de gouvernance pensé en profondeur.

Ça crée du bruit. Mais pour l’instant, pas assez pour renverser une dynamique qui, elle, reste solidement positionnée du côté des favoris.

Populaire

Merci de désactiver votre bloqueur de publicité pour accéder à ce site.

ADBLOCK a cassé ce site en voulant supprimer son contenu publicitaire.
Désactivez ADBLOCK pour consulter nos articles.