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Bio/Milieu du X

Los Angeles : la fin du X californien ?

Jason Cold

Publié

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Quand on parle de Californie, on pense aux plages, au climat idyllique, à Hollywood et… aux producteurs de films X installés dans la vallée. Mais cette dernière activité est en voie de disparition dans la Cité des Anges.

En 2015, il n’y a eu que 26 permis de tournage délivrés dans la région de Los Angeles. Les chiffres sont fournis par FilmLA : l’autorité locale qui gère les permis. Le nombre d’autorisations de tournage demandé par les sociétés de production pornographique s’est effondré depuis 2012, l’année ou le comté de Los Angeles a approuvé la fameuse « mesure B » qui oblige les acteurs à porter des préservatifs pendant les scènes hard.

C’est officiel, même si c’est une loi inapplicable dans les faits, la mesure B oblige également les producteurs de X à payer un montant annuel au Département de Santé Publique du comté. Et bien sûr en plus, tous les comédiens de la profession doivent se soumettre à des tests sanguins réguliers.

Des manifestants pour la capote dans le X

De 480 permis de tournage par an à 26 !

Pour comparaison, en 2012, ce sont 480 permis de tournage qui avaient été délivrés pour le secteur hard. Un chiffre qui s’est divisé par 10 en 2013 pour arriver à 26 l’an dernier. C’est un effondrement spectaculaire qui illustre bien le divorce en cours entre l’industrie du porno et les autorités californiennes. Ce chiffre de 2015 est le plus bas jamais enregistré !

Eric Paul Leue, directeur exécutif de la Free Speech Coalition – l’association de défense des droits de l’industrie porno – déclare que « la mesure B a durement impacté la communauté des producteurs de films pour adultes de la Porn Vallée, et qu’elle a coûté des centaines de milliers de dollars de manque à gagner aux finances publiques de Californie ».

plateau de tournage X 04

L’industrie du X victime de harcèlement judiciaire et idéologique

Il faut rappeler qu’il y a seulement quatre ans, l’industrie du X de Los Angeles était saluée par les défenseurs de la santé publique et même par le New York Times, comme un modèle dans la prévention du virus du sida. Selon Leue, durant ces quatre années, grâce aux campagnes virulentes d’associations anti-porno, une industrie entière, légale et payant ses taxes s’est déplacée vers les villes de Las Vegas, Phoenix et Miami.

Cela ressemble à s’y méprendre à la fin de la Porn Vallée et du légendaire X californien. Depuis des décennies, la majorité des sociétés de production de films pour adultes s’était installée dans la vallée de San Fernando, au nord du centre-ville de Los Angeles. Une campagne de dénigrement et un lobbying intensif pour faire passer la loi contenant la malheureuse « mesure B » auront suffi pour chasser des terres californiennes une industrie complète.

plateau de tournage X 01

Tuer le X pour vaincre le SIDA ?

Le principal fautif de cette situation est selon Leue Michael Weinstein, président de la AIDS Healthcare Foundation (Fondation pour la Santé contre le SIDA). Cet homme a déclaré la guerre à l’ensemble du porno américain. La disparition progressive de cette industrie serait selon lui de nature à endiguer le SIDA ; un raccourci dangereux témoin de sa haine du X.

Le directeur exécutif de la Free Speech Coalition ajoute : « nous voulons rester en Californie, mais cette campagne de harcèlement sans fin contre les acteurs et les producteurs fait des dégâts, et ce sont les contribuables qui vont payer la note. Regardez la dernière proposition de Weinstein qui suggère que les acteurs puissent être poursuivis, et que leur identité et adresse puissent être rendues publiques. C’est inacceptable et le Free Speech Coalition compte mener ce combat au nom de l’industrie toute entière, et le gagner ».

Reporter bilingue basé aux États-Unis, spécialiste du Xbiz américain.

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