Trump promet de démolir le X – Part 1

Les campagnes électorales sont faites pour remplir les oreilles des électeurs de belles promesses, pour qu'ils aillent à leur tour remplir les urnes de bulletins. Voilà une vérité qui ne date pas d'hier. Parmi les promesses souvent farfelues du nouveau président américain Donald Trump figurait celle d'une violente répression du porno.

Trump a été élu à la surprise générale des observateurs politiques comme des instituts de sondage. Ce n'est pas faute d'avoir accumulé les boulettes, les dérapages et les engagements ambitieux et peu crédibles. Parmi de nombreuses promesses – qui, comme on le sait, ne coûtent pas chères- est apparue celle qui l'engage à démolir l'industrie du X, tout du moins à intensifier massivement la répression. Mais Jacques Chirac l'avait dit en 88 : « les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent ».

lvdx-us-17-trump-contre-le-porno-part-1-visuel-4Puisqu'on vous dit que c'est un serment

C'est un serment que Donald a signé pendant sa campagne ; le serment d'accroître la répression sur le cinéma hard de manière importante. Il répondait en faisant cela à la campagne anti-porn de l'association Enough is enough (Assez, c'est assez), dirigée par Donna Rice Hughes. Cette association milite pour la mise en place ou le durcissement, selon les États, des lois criminalisant la « distribution d'images d'activités sexuelles entre adultes consentants ».

lvdx-us-17-trump-contre-le-porno-part-1-visuel-3Les pornocrates restent zen

Pour l'instant, entre les déclarations beaucoup plus calmes du nouveau président et les exigences délirantes d'Enough is Enough, les pornocrates restent d'un calme impressionnant. Les pontes du X de la vallée de San Fernando disent douter fortement que le Républicain, qui a déjà posé sur la couverture de Playboy, se hasarde dans une guerre contre le porno.

Pornographie et pédophilie dans le même sac

Madame Rice Hughes, la nouvelle prêtresse de la religion anti-cul, ne fait pas de réel distinguo entre pornographie et pédophilie. Carrément ! Sur le document rédigé par son association et signé par Trump, le candidat s'engageait à déployer plus de ressources côté poursuites judiciaires, et à nommer un procureur général qui ferait de la lutte contre les abus sur enfant, et contre la pédopornographie, sa priorité absolue. Selon elle, il est logique de lutter à la fois contre les tournages X et les abus sexuels sur enfant. Son argument massue est le taux élevé d'adolescents qui regarderaient des scènes « bestiales » ou des scènes de groupe. Donna présente cela comme un chemin glissant qui mènerait toute cette belle jeunesse vers des abîmes de stupre et de fornication.

lvdx-us-17-trump-contre-le-porno-part-1-visuel-2Pornographie et pédophilie dans le même sac

« Sexualité bestiale et sodomie en ligne représentent la nouvelle norme », clame-t-elle. « Toute l'industrie pornographique se serre les coudes, ajoute-t-elle. C'est comme la guerre contre la drogue. » Laisser de côté les lois sur l'obscénité et combattre la pédophilie, revient - toujours selon notre militante qui a la tête près du bonnet - à lutter contre la drogue sans s'occuper de l'héroïne et de la cocaïne. Les mauvais esprits que nous sommes diraient que si Donald Trump est si inquiet de protéger les Américains de toute obscénité, il devrait commencer par nettoyer ou supprimer son compte Twitter.

Jason Cold

À propos de Jason Cold

Reporter bilingue basé aux États-Unis, spécialiste du Xbiz américain.