Quand les belles plantes portent plainte

L’opérateur du site Girlsdoporn doit faire face à deux accusations supplémentaires. Ce sont maintenant seize jeunes femmes qui veulent régler en justice leur contentieux avec le site de débutantes.

Trouver de nouvelles têtes ! C’est le nerf de la guerre dans l’industrie du film pour adultes depuis qu’elle existe. Les producteurs qui arrivent à capter le public sont plus souvent ceux qui amènent de jolies débutantes. La qualité des images est une chose, mais si vous avez un nid de petites nouvelles, vous êtes sûrs de faire un carton.

Qui ne pensait pas que sa famille la verrait ainsi ?

100 % débutantes. 100 % exclusives.

Le site américain Girlsdoporn s’est justement fait la spécialité de présenter des newcommers au public. « De vraies débutantes baisant en vidéo pour la toute première fois ». Et de préciser : « Ces filles ne sont sur aucun autre site : c’est leur seule scène porno ! » Deux arguments de poids pour déclencher l’acte d’achat. Il faut ajouter à cela que les débutantes du site sont particulièrement jolies. Pas de jeune fille en surpoids ou de dépressive unijambiste. Et le site se donne les moyens pour cela.

Chez Girlsdoporn on peut être débutante...

Seize plaignantes qui ne pensaient pas se voir sur Internet

Girlsdoporn doit aujourd’hui faire face à des déboires judiciaires, et ce n’est pas une de leurs jeunes débutantes qui porte plainte, mais seize d’entre elles. La majorité de celles-ci a été recrutée par le biais de petites annonces internet. Elles vont en justice disent-elles parce que les opérateurs du site leur auraient menti concernant la diffusion des images et plus grave, leurs véritables noms auraient été utilisés malgré une promesse d’anonymat. Les filles du site étant recrutées dans toute l’Amérique du Nord - Canada inclus - les deux dernières plaignantes viennent du Colorado et du Minnesota. Elles ont toutes de 18 à 22 ans.

...et aimer l'anal

Un hôtel de luxe et 5 000 $ par scène

Le système du site est simple mais onéreux. L’ensemble de ces jeunes beautés étaient convoquées après avoir répondu à une annonce à San Diego. Leur rémunération allait de 2 000 à 5 000 dollars pour une scène avec un garçon - nous sommes loin des tarifs du X français - et les performances étaient tournées dans l’un des hôtels les plus luxueux de la ville. Et là les choses se corsent : ces scènes ont toutes été diffusées sur le site incriminé alors que l’on aurait promis à ces filles que les images ne sortiraient que sur DVD, uniquement en Europe et dans un cadre privé. Une distribution lointaine et particulièrement restrictive qui devait aider à convaincre nos louloutes de passer à l’acte devant la caméra.

A 5000 dollars la fille, le site est sélectif

500 000 dollars par plaignante

La suite est moins glamour pour les miss. Non seulement leurs scènes ont été diffusées sur internet, sur un site américain, mais en plus, leurs vrais noms et autres informations privées ont été diffusées sur des sites comme Pornwikileaks, qui se fait une spécialité de taper sur les actrices et de dévoiler des infos personnelles. Le site est donc accusé de fausse déclaration intentionnelle, dissimulation frauduleuse, rupture de contrat et autres joyeusetés. Chaque modèle réclame 500 000 $ de dommages et intérêts, en y ajoutant les frais d’avocat bien entendu. Le procès aurait dû avoir lieu le 13 juillet dernier mais d’autres plaignantes s’étant fait connaître, l’audience a été ajournée.

Jeunes et jolies, elles pensaient que ces images resteraient confidentielles

Selon Aaron Sadock, avocat de Girlsdoporn, « l’affaire est au point mort à cause du nombre de plaintes ». Un juge supplémentaire a été spécialement désigné pour faire avancer les démarches préliminaires - beaucoup moins sexy que les préliminaires dont on parle habituellement dans ces pages. Selon Maître Sadock, « ce ne sera qu’au procès que nous connaîtrons réellement le fond de l’affaire ». Affaire à suivre…

Jason Cold

À propos de Jason Cold

Reporter bilingue basé aux États-Unis, spécialiste du Xbiz américain.