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Les meilleurs films américains des 80’s

Dimitri Largo

Publié

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Si l’âge d’or du X appartient unanimement aux années 70, la décennie suivante n’est pas mal non plus. Les 80’s ont vu défiler quantité de films superbes qui rendraient nostalgique le fan de gonzo le plus endurci. Voici une sélection subjective et non exhaustive des meilleurs films yankee en attendant celle des œuvres françaises.

 

New Wave Hookers (1985)

Le film de Gregory Dark (intitulé Le Diable par la Queue dans sa version française) aurait pu être la tuerie de la décennie puisqu’il réunit Traci Lords et Ginger Lynn, les deux mégastars de la période. Mais big problem : Traci Lords n’avait pas 18 ans lorsqu’elle a tourné dedans (elle avait menti sur son âge) et le film fut retiré de la vente pendant des années, avant d’être finalement remonté sans aucune image d’elle. Dommage car cette histoire de deux mecs qui pactisent avec le diable pour vivre la vie de proxénètes est géniale et la réalisation au diapason.

The Adventures of Buttman (1989)

Tourné au caméscope à la première personne par John Stagliano, Les Aventures de Buttman  est réputé pour être l’acte de naissance du gonzo. Ce n’est qu’en partie vrai car la paternité du genre est à partager avec Ed Powers et Jamie Gilis qui ont produit respectivement Bus Stop Tales et On The Prowl, la même année. Ce qui est certain en revanche est que Stag’ a inventé le POV avec le premier opus de ses aventures et que celles-ci n’ont pas seulement marqué leur temps, elles ont aussi influencé les générations futures.

 

Cafe Flesh (1982)

Un film culte, diffusé dans les salles de cinéma d’arts et d’essais tout au long des années 80. Révélée dans Bad Girls un an plus tôt, l’actrice Pia Snow est la star du premier porno post apo, réalisé sur fond de guerre froide qui faisait planer le spectre de la guerre nucléaire. Stephen Sadayan, sous le pseudo de Rinse Dream imagine un monde où seule une minorité d’êtres humains sont capables de s’accoupler, sous l’œil et pour le bénéfice de la majorité de la population qui peut seulement regarder. Une œuvre en avance sur son temps et un des meilleurs films porno de l’Histoire.

Taboo (1980)

Quarante ans après sa sortie, Taboo reste l’un des films les plus vus de l’histoire du cinéma porno. Ecrit par Helene Terrie et réalisé par Kirdy Stevens, l’histoire est celle d’un amour tabou entre une mère et son fils. A travers cette relation interdite, le film vaut surtout pour la dimension politique qu’il porte : il dépeint une société où la place de la femme est au foyer, délaissée, avec un amour contre nature pour unique espoir de rompre avec la solitude. Portée par la sobriété des comédiens, Mike Ranger et Kay Parker, Taboo est une œuvre forte, qui prouve que le X peut être autre chose que du divertissement pour adulte.

 

Educating Nina (1984)

Educating Nina n’est pas le chef d’œuvre de la période. Il en est loin même. Mais c’est le film qui a révélé aux yeux du monde le talent de Nina Hartley, la sage-femme du hard. 36 ans plus tard, elle est toujours là, distillant ses conseils aux débutantes et s’érigeant en porte-parole du business entre deux caméos.

Scoundrels (1982)

L’histoire retiendra que c’est le film qui fut couronné lors de la toute première cérémonie des AVN Awards en 1984. Sorti deux ans plus tôt, Scoundrels est l’œuvre majeure de la carrière de Ron Jeremy. Il y interprète le rôle d’un psychiatre qui doit gérer les infidélités de sa femme, la débauche de sa fille et la trahison de son meilleur ami. Une comédie de haut vol avec la divine Copper Penny pour donner la réplique.

 

Inside Seka (1980)

Seka était une star avant les stars. D’ailleurs, elle eut droit à un film sur sa vie comme seule Claudine Beccarie avant elle (Exhibition. 1975) : Inside Seka. Considérée par le magazine High Society comme la « Marylin Monroe du porn », la blonde platine a commencé sa carrière dans une librairie qui vendait des revues porno. Elle utilisa ensuite sa plastique extraordinaire dans l’industrie naissante pour se faire connaître dans toute l’Amérique, participant à des émissions comme le Saturday Night Live. En 1982, elle mit un terme à sa carrière car plus aucun producteur n’était en mesure de payer les cachets qu’elle réclamait. Plus qu’un film, Inside Seka est un morceau d’Histoire.

 

Talk Dirty To Me (1980)

Dirigé par Anthony Spinelli et écrit par son fils Mitchell, Talk Dirty To Me narre l’histoire de deux amis, Jack et Lenny, aux caractères diamétralement opposés. Le premier est séducteur, le second est introverti. Un triangle amoureux s’installe avec la belle Jessie Saint James, teasée mais jamais baisée avant la scène finale. Un des tous premiers films à véritablement intégrer les scènes de sexe dans l’histoire et l’évolution des personnages.

Roommates (1981)

Le film de Chuck Vincent a marqué son époque. Devant le raz-de-marée que fut le succès de la version hard, une édition « R-Rated », diffusable dans les salles de cinéma traditionnelles fut montée. Se déroulant à New York, Roommates raconte l’histoire de trois colocs ambitieuses prêtes à croquer Big Apple. Donnant à voir des scènes de sexe cru avec des mâles de la génération yuppie triomphante, le film est resté comme un symbole de l’ambiance sexiste du début des 80’s.

 

Reel People (1983)

En 1983 avec Reel People, Anthony Spinelli, encore lui, invente le BTS ou Behind the Scene. Pour l’époque, c’est une révolution. Sur la base d’interviews de stars de l’époque comme John Leslie, Gail Sterling et Juliet Anderson, il fait découvrir aux spectateurs l’envers du décor. Surtout, il permet à des quidams ouverts d’avoir une expérience sexuelle avec les pros du porno. Presque 40 ans plus tard, c’est toute une partie de l’industrie qui est construite sur ce modèle.

 

Insatiable (1980)

Si Derrière la porte verte l’avait fait connaître auprès du public, Insatiable est le film qui résume le mieux la carrière de Marilyn Chambers. Interprétant une riche héritière solitaire assoiffée de sexe, Chambers dépasse le cadre de son personnage et montre qu’elle est encore plus vorace que ce qu’exige le rôle. La scène où elle perd sa virginité sur la table de billard est peut-être la plus mémorable qu’elle ait interprétée…

Nothing To Hide (1981)

Un an après Talk Dirty To Me, les Spinelli père et fils reprennent du service pour sa suite : Nothing To Hide. Grâce aux prestations de John Leslie et Richard Pacheco et avec une meilleure histoire de fond, ce second opus surpasse sur certains aspects le premier. Erica Boyer, sublime, n’est pas pour rien non plus dans le triomphe du film, qui remporte neuf Erotica Awards, l’ancêtre des AVN.

 

Journaliste professionnel depuis 2003. Rédacteur du magazine Hot Video de 2007 à 2014.

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