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Les meilleurs films des années 70 (Hors USA)

Dimitri Largo

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S’il existe une période faste pour le X, ce sont bien les années 70 avec une kyrielle de films mémorables qui ne dépareraient pas dans une vidéothèque généraliste. On vous accordera que certains ont mal vieilli, mais ils constituent tous dans leur genre, un pan de l’histoire du X et demeurent pour pas mal d’entre eux, trois coudées au-dessus de ce qui se fait actuellement.  

 

Pénétration (1974)

Le premier long métrage de Lasse Braun, rebaptisé French Blue pour les marchés anglo-saxons, plus conservateurs, n’est pas à proprement parler un long métrage mais une compilation de ses meilleurs courts-métrages, shootés en 8 mm et qui se vendaient sous le manteau pendant la censure. « Casanova et les filles de la campagne », « Le curé, le flic et la belle au bois dormant », « La matinée d’un homme d’affaires », « Tour Eiffel », « Cake Orgy » sont autant de pépites portant déjà la patte du maitre Lasse. Les futures stars se succèdent comme Claudine Beccarie, Sylvia Bourdon et Brigitte Maier. Pour la petite histoire, un des courts-métrages est un cartoon écrit et dessiné par le caricaturiste Siné. Une autre époque. Paix à son âme.

 

Le sexe qui parle (1975)

Si les Américains ont inventé le clitoris dans la gorge dans le film Deepthroat, les Français leur ont répliqué deux ans plus tard avec la chatte qui parle. Librement inspiré d’une nouvelle de Diderot et sorti de l’imagination de Claude Mulot alias Frédéric Lansac, Le sexe qui parle (Pussy Talk dans sa version internationale) narre l’histoire de Joëlle, femme de tête dans un milieu de pubards, mais qui s’emmerde au sein du couple qu’elle forme avec Eric. Après une nuit d’ébats merdiques, elle découvre avec horreur que sa chatte parle. Petit à petit, cette dernière va pousser sa propriétaire à faire des trucs lubriques et indécents. A noter que c’est un des rares films de la période où les deux actrices principales, Pénélope Lamour et Béatrice Harnois, ont des doublures corps pour les scènes hardcore.

Insatiable Joséphine (1978)

Pour les aficionados les plus pointus, les aventures de Joséphine Mutzenbacher, prostituée viennoise, racontées par elle-même sont le summum du porno durant les seventies. Adapté d’un roman de l’écrivain autrichien Felix Salten, paru en 1906, le film a pour actrice principale la splendide Patricia Rhomberg, parfaitement à l’aise dans la peau de cette cendrillon courtisane, avide de sexe et d’ascension sociale. Suite au succès planétaire du premier opus qui consacrera l’Allemagne comme une place forte du porn, trois autres histoires mises en scène de Joséphine sortiront, sans égaler la qualité de l’original.

 

Parties fines (1976)

Sorti en vidéo sous le nom d’Indecence 1930, Parties fines est le film des premières :  premier grand rôle pour Brigitte Lahaie et première réalisation de Gérard Kikoïne. Les seins lourds de la Tourquennoise ne seront pas étrangers au succès du film qui propulsera le réalisateur et son actrice principale sur la voie d’une longue et prolifique carrière. Dans leur sillage, Alban Cerray est impeccable en maître de cérémonie dans son costume à la Borsalino.

 

Caligula (1979)

Bob Guccione, fondateur de Penthouse, à la prod, Tinto Brass à la réalisation, Gore Vidal au script, Malcolm McDowell dans le rôle de l’empereur romain décadent, entouré de Peter O’Toole et Helen Mirren, le tout filmé à Cinecitta avec le budget digne d’un péplum de Cecil B. DeMille : que demander de plus ? Que Guccione a rajouté des scènes hard dans le dos de Brass pour exploiter le film dans les cinémas classés X et faire encore plus d’oseille. Béni soit-il. Les bacchanales sont incroyables et n’ont pas pris une ride.


L’empire des Sens (1976)

Un classique franco-japonais encore programmé à la Filmothèque du Quartier Latin ! Si beaucoup voient dans le drame réalisé par Nagisa Oshima, un chef d’œuvre, d’autres le vivent comme un somnifère, jusqu’à ce qu’Eiko Matsuda les réveille en étranglant son amant, Tatsuya Fuji, avant de lui trancher la queue. Comme quoi, Game Of Thrones n’a rien inventé… Succession de tableaux illustrant une passion mortifère qui finit dans la folie et l’émasculation, L’Empire des Sens est un film aussi esthétique que profond dans sa reflexion.  

 

Les mille et une perversions de Felicia (1975)

Max Pecas ! Plus qu’un nom, la garantie d’un film à la gauloiserie sans égale ! Pionnier de la nudité à l’écran (on se rappelle de La Nuit la plus chaude sorti en 68 et Liaisons Particulières, l’année suivante), le réalisateur lyonnais est passé à la vitesse supérieure en 1975 avec Félicia, un film au scénar particulièrement tordu : Félicia, une jeune Britannique, passe ses vacances chez son oncle Paul et sa tante Gabrielle, à Deauville. Elle va pervertir le couple en le poussant à l’initier sexuellement. Béatrice Harnois en lolita et Rebecca Brookes en trentenaire qui n’attend que d’être rallumée, sont littéralement fabuleuses ! 

Parties de chasse en Sologne (1979)

Brigitte Lahaie est une icône de la féminité à la Française avec plus de 50 films au compteur et il est difficile de distinguer un film plutôt qu’un autre. On pourrait citer Belles d’un soir dans lequel elle partage l’affiche avec Martine Grimaud, Je suis à prendre où elle tourne une scène sous un cheval. Toutefois, si on ne devait en retenir que le plus emblématique, ce serait Parties de chasse en Sologne. D’une part, car elle le tourne sous la direction de Claude-Bernard Aubert alias Burd Tranbaree, le réalisateur avec lequel elle bossera le plus (dix films). D’autre part, c’est un des quatre films qu’elle tournera avec Marylin Jess, alors jeune débutante de 20 ans.

 

Jouissances pour couples (1978)

Le porn allemand est loin de n’être constitué que de films de niche ultra hardcore. Avec Jouissances pour couples, connu aussi sous le nom de La Grande Chevauchée, Enrico Calvi livre une succession de saynètes (pas moins de onze) qui fleurent bon la Bavière, les moustaches et les mottes touffues. Revoir Johanna Ebertseder, Sylvia Engelmann, Karin Hofmann et autre Jane Iwanof plus de 40 ans après la sortie du film a quelque chose de rafraîchissant.

 

Nuits suédoises (1977)

Deux pays ont marqué l’imaginaire des spectateurs de porn : l’Allemagne et la Suède. Si on retient injustement le premier pour son porno façon gros rouge qui tache, la Suède a en revanche une réputation flatteuse, construite autour des belles pépés aux nattes blondes qui se roulent nues dans la neige après un sauna. Siegried Cellier est en tout cas l’incarnation parfaite de la Suédoise libérée aux yeux des Français. Le couple voyeur qu’elle forme avec Dawn Cummings dans Nuits Suédoises, librement inspiré du film Fenêtre sur cour de Hitchcock, rencontrera un succès énorme, aussi bien dans l’hexagone qu’à l’international.

Journaliste professionnel depuis 2003. Rédacteur du magazine Hot Video de 2007 à 2014.

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